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Circle the cat

Un petit jeu au principe tout bête, on ne peut plus minimaliste et pourtant redoutablement addictif. Une bonne idée toute simple, comme je les aime.
Le but est d'encercler le chat en cliquant sur les disques (sans que l'animal, qui se déplace, n'atteigne les limites de la zone de jeu, bien entendu). Bon courage.
D'après une rapide recherche, ce jeu ne semble pas tout à fait récent et aurait déjà été publié sous divers noms. Noyé dans la masse des mini jeux Flash, la plupart du temps sans intérêt, je ne l'avais pas remarqué.



Via Geoffrey qui, au passage, vient d'obtenir son diplôme des Arts déco avec brio — bravo mon gars.

Mes mags

Je lis beaucoup sur internet ; j'ai en permanence, sur ma table de nuit, une pile de livres à lire ; et j'approuve toujours ce besoin presque enfantin de lire en plus des magazines.

Dans ma vie, j'ai été abonné à tout un tas de journaux et de magazines. Professionnels (Étapes graphiques, Intramuros), d'actualité (Le monde), et même de gastronomie avant gardiste (Omnivore). Aujourd’hui, je suis abonné à 4 magazines. Une espèce de short list qui semble se stabiliser au fil du temps et qui commence à correspondre assez bien à mes envies, à cet aspect ludique, léger, que représente pour moi la lecture régulière d'un magazine — du moins, par rapport aux autres médias. C'est donc du magazine plus popu’ que pointu (le net est est très bien pour les sujets pointus). Du magazine pas très branchouille non plus, je l'admets.

Géo
Un attachement qui remonte à l'enfance. Je me souviens de quelques numéros de Géo qui trônaient sur la bibliothèque de mon oncle de Normandie. Du haut de mes 6 ans, je la trouvais déjà appétissante cette rangée verte. Je me souviens également avoir été fasciné par ce gigantesque rocher recouvert d'or massif, représenté sur la couverture du numéro 2. Du coup, je me suis offert il y a quelques années, via eBay, une collection qui comporte tous les numéros de Géo depuis le premier. Je pense que cet aspect affectif y est encore pour beaucoup dans mon abonnement actuel. Fascination aussi pour le côté trekking et matériel de rando (que j'ai pourtant très peu eu l'occasion de pratiquer, tout comme les voyages d'ailleurs). Notons que Nature et découvertes, auquel je fut abonné un temps, et National Geographic sont aussi très bien.

Ça m'intéresse
Pour le côté vulgarisation scientifique et historique, que j'affectionne particulièrement. Un mag qui se lit très facilement et qui traite chaque mois de sujets extrêmement variés. Une vue en coupe d'une patinoire pour expliquer son fonctionnement, par ci ; une vue aérienne dessinée de Jérusalem pour expliquer la délicate cohabitation de ses habitants, par là. J'accroche plus que Science & vie auquel je fus précédemment abonné et que je trouve top branché « microscope et télescope » — quant au dérivé francophone du magazine Science, c'est trop pointu par rapport à ce que j'attends d'un magazine.

60 millions de consommateurs
Découverte la plus récente. Un côté « Arrêt sur images » de la consommation qui me plait bien, avec de nombreux sujets sur les dessous d'un produit ou sur les dérives commerciales associées. Les enquêtes de 60 millions étant souvent reprises par la presse et la télévision, j'ai donc décidé de suivre directement la source. Pas grand chose à en écrire, je pense que tout le monde connait. Abonné très récemment. Je signale au passage que l'abonnement au magazine donne doit à la consultation en ligne des dossiers d'anciens numéros.

So Foot
Non, ne riez pas ! So Foot, c'est bien. Et c'est même mon canard favori. Idéal pour les ex fouteux ; pour les blasés des championnats nationaux ; pour tous ceux qui gardent un léger sourire lorsqu'on leur évoque le nom de Tryphon Ivanov (le joueur bulgare dont Thierry Roland disait en direct : « Si j'étais une petite fille, je n'aimerais pas le croiser la nuit dans une petite rue déserte. »). Bref, un mag pour les gens qui ont déposés leurs écharpes bariolées à la fin de l'adolescence mais qui ne rechignent pas à tomber une pizza et quelques bières lorsqu'une belle soirée de coupe d'Europe se prépare. Le Foot vu d'un œil décalé, underground, un peu punk, finement irrévérencieux, plus Georges Best que Zidane. Beaucoup d'humour aussi. Par exemple, un article qui interrogeait sur la grosse tête de Jean II Makoun (grosse tête en centimètres, au sens littéral). Des séries de portraits sur les footballeurs alcolos des années 60 à nos jours ; sur les oubliés de l'Histoire du foot, comme ce joueur russe qui a fini sa carrière au goulag dans les années 60 ; sur une équipe de nains qui fait un tabac au Brésil (article sérieux) ; sur le foot en Palestine. Même s'il y a aussi des gros articles de fond et de très pertinentes interviews liés à l'actualité, on est loin des stats, des tableaux de résultats, des rumeurs de transfert à la con et de la complaisance d'un France Football. Dans le dernier numéro, c'est un Vikash Dhorasoo chauffé à blanc que SoFoot envoie pour interviewer Domenech. En bonus, Bouzard y assure une page de BD mensuelle (c'est un hasard mais il se trouve que j'étais déjà fan de Bouzard avant de découvrir So Foot). À ne pas rater, les légendes des photos qui réservent souvent de bonnes poilades, quelle que soit la teneur de l'article lié. Par exemple, celle ci : « Boumsong en pleine séance d'air fuck »




(Aucun sponsoring ni quoi que ce soit de commercial dans ce billet, je précise)

Pour les amateurs d'Histoire

J'ai découvert récemment le site de l'Inrap, l'Institut national de recherches archéologiques préventives. Possibilité de suivre l'actualité des découvertes par flux RSS, ce qui est plus simple pour ne rien rater — même si le contenu du flux est tronqué.
Plusieurs news tombent chaque jour, le plus souvent agrémentées d'albums photo, de plans, de dessins, et même de reportages vidéos produits par l'Inrap avec les archéologues qui sont sur le terrain. C'est très bien fait. Je trouve assez fascinant le fait d'être tenu informé en quasi temps réel des découvertes archéologiques faites sur le territoire national.

Ici, la découverte d'un charnier, au Mans, datant de la guerre de Vendée, peu après la Révolution.

Regard d'enfant : le recyclage audiovisuel

Dans le registre utopique, imaginez des chaînes télévisées qui diffuseraient l'intégralité des programmes qui furent originellement diffusés sur une chaîne historique 20 et/ou 30 ans auparavant. Absolument tout : les pubs, les speakerines, les JT, les séries, les émissions, les films, et avec les horaires de l'époque. Ne me demandez pas si ce type de chaîne serait rentable (ou alors il faudrait pouvoir y diffuser des pubs actuelles, mais ça casse un peu le principe) ou si une telle chose est possible (conservation, droits) mais ce serait rigolo, non ?

N'empêche que dans un registre plus réaliste, il y aurait surement des choses à faire avec le recyclage des publicités anciennes. On pourrait très bien imaginer que certains annonceurs historiques puissent trouver un intérêt à rediffuser aujourd'hui quelques uns de leurs vieux spots sur des chaînes contemporaines (TF1, France Télévision, M6, etc.). Sur le plan économique, mis à part (peut être) quelques droits à verser, cela éviterait de produire un nouveau spot ; et sur le plan de l'impact, imaginez un peu la surprise pour le public de voir une pub Boursin des années 60 ou un spot Lajaunie des années 80, diffusés « dans leur jus » entre deux épisodes du Docteur Raousse ou juste avant Des chiffres et des lettres ! Succès quasi assuré (auprès d'un certain public et avec certains produits, bien entendu — ça ne fonctionnerait pas avec tout et n'importe quoi).



Bon, voilà, c'est tout. « Spécialiste de rien du tout » à longtemps été la baseline de ce blog (avant que je ne décide de ne plus avoir de baseline) et on est bien dans le rien du tout ;-)

Un petit jeune qui débute

Même si beaucoup d'autres en parleront ; même si ce billet n'apportera sans doute pas un grand nombre de lecteurs, j'ai quand même envie de signaler l'arrivée du blog Meilcour. Par sympathie pour Nicolas Vanbremeersch et en soutien à feu Versac, qui tomba vaillamment, épée à la main, le 8e mois de l'an 2008.

Commentariose cascadia

Si vous êtes un commentateur acharné, un troll confirmé ou un simple observateur patenté, vous aurez peut-être remarqué que les sites liés à l'info se transmettent tous un mystérieux virus du nom de commentariose cascadia. Des flux de commentaires parfois bardés de fonctions mais souvent illisibles ; des sites bourrés de commentateurs, certes, mais qui ne lisent pas (confortablement) les commentaires des autres. Si votre site est touché, pas de panique : des thérapies existent et la guérison n'est pas impossible. Explications.


La cause

Clairement identifiée, il s'agit d'un bouton « répondre » qui apparait sous chaque commentaire posté. Les scientifiques n'arrivent pas à expliquer avec certitude pourquoi les sites d'actualité sont touchés en priorité par le virus. L'hypothèse d'un nombre de commentaires sensé être plus important pour chaque article publié sur ces sites a été avancée. Mais l'on peut aussi penser que c'est justement parce qu'il y a beaucoup de commentaires que ceux-ci devraient être d'avantage cadrés et présentés de façon plus minimaliste. Ci-dessous, un bouton « répondre » observé dans son milieu naturel :




Les symptômes

La maladie est progressive. Sous chaque article, le sujet touché commence par voir apparaitre une réponse, puis des réponses de réponses, des réponses de réponses de réponses. Avec des commentaires qui forcément, s'éloignent facilement du sujet de départ :



Lorsque le patient n'est pas traité à temps, on observe ainsi de multiples fils de discussion imbriqués les uns dans les autres. Parfois ponctués de commentaires isolés, perdus dans la masse, cherchant vainement à commenter ce qui devrait pourtant être commenté en priorité : l'article. C'est le cas le plus extrême de la maladie, dont voici un exemple :



Dans ce genre de cas, on observe qu'en plus d'être en bonne partie hors sujets, les commentaires sont présentés dans un ordre qui n'est pas strictement chronologique. Le lecteur (le lecteur normal ;-) fuit. L'internaute qui débarque sur un fil de discussion bien entamé dispose d'un temps de survie qui ne dépasse pas 2 minutes. Celui qui suit le fil depuis le début aura beaucoup de mal à savoir ou se situent les derniers commentaires postés à chacune de ses visites (repérer les signalement « nouveau »). Quant à celui qui est familier des sites de discussion, il sait qu'il est inutile de s'acharner à écrire puisqu'un commentaire perdu dans un tel cahot n'a que très peu de chances d'être lu.
Le billet pris en exemple dans les illustrations ci-dessus concerne la diffusion prochaine d'un documentaire sur la fin politique de Margaret Tatcher, publié sur Rue 89 (en suivant le lien vous pouvez observer par vous même l'avancée de la maladie en temps réel).
Dans les cas les plus graves, cela peut aller jusqu'à une sévère montée de trolls, qui profitent de la fuite des lecteurs les plus modérés pour s'épanouir. Dans cet exemple, j'ai compté dans les commentaires 24 occurrences du mot « Sarko » — sur un sujet qui concerne Margaret Tatcher, c'est plutôt costaud. Je précise qu'il s'agit d'un article que j'ai pris au hasard sur la une de Rue 89. J'aurais pu tout aussi facilement prendre en exemple l'affichage des commentaires de Libé, de Arrêt sur images, de Bakchich et beaucoup d'autres.


Le traitement

Supprimer de toute urgence le bouton « répondre » qui figure sous chaque commentaire. Pour prévenir de toute rechute, préférer une présentation simple, sans chichis et surtout, un affichage qui soit strictement chronologique afin que le lecteur puisse progressivement recommencer à lire chaque commentaire dans leur ordre de publication — attention, une rééducation peut s'avérer nécessaire. Privilégier le confort de lecture aux fonctions d'écriture. Lorsqu'un commentateur souhaite répondre à un autre, cela pourra être simplement notifié par écrit par un @ ou par un À (« @ Jean-bernard : blablabla »). Le dernier commentaire posté devra toujours figurer à la fin du fil, c'est à dire en bas de page (la norme veut qu'on lise de haut en bas). Attention : ce traitement est incompatible avec une modération à priori — sujet qui mériterait un billet à lui tout seul.
Voici un exemple de sujet sain :



On observe une magnifique colonne, massive et rectiligne (signe de vigueur et de bonne santé, c'est bien connu) :



Désolé pour le scrolling. Dans ce cas précis, l'auteur du blog s'offre même le luxe de mettre des couleurs particulières à ses réponses — pour l'anecdote, je précise que quelques uns des amis de Laurent ont également droit leur couleur. Résultat : moins de trolls, moins de hors sujet, et des lecteurs qui n'ont pas peur de passer du temps sur l'écriture d'un commentaire. Des commentaires probablement plus lus que ceux de Rue 89 et ce, quel que soit leur quantité. Alors qu'un billet fortement commenté sur un site d'info est souvent synonyme de guéguerres entre militants, un billet fortement commenté sur Embruns est souvent le signe d'un débat intéressant ou tout au moins amusant. Là encore, Embruns n'est qu'un exemple et j'aurais pu choisir des milliers d'autres blogs ou forums ayant un affichage classique.



Annexe

• Un cas intéressant à signaler : le site Slate.fr, qui était pourtant parti sur de bonnes bases, avec des commentaires qui ne comportaient pas ce bouton « répondre », a fini par s'y mettre très récemment (aujourd'hui ?). J'ai envoyé un message ce matin aux intéressés et un membre de l'équipe m'a répondu qu'une fonction de classement allait être ajoutée. Ce n'est qu'un pansement, mais ça peut effectivement limiter les dégâts. Quoi qu'il en soit, je ne sais toujours pas pourquoi Slate.fr a finalement décidé d'ajouter ce fameux bouton. Mis à part favoriser le hors sujet et le troll, je ne comprends pas.

• Une donnée intéressante : Pascal Riché explique que 7 % des visiteurs de Rue 89 (visiteurs à ne pas confondre avec les lecteurs, qui sont beaucoup moins nombreux) lisent les commentaires. Même si ce n'est sans doute pas très éloigné de la moyenne générale (avec ou sans bouton « répondre » ), je pense qu'il y a probablement moyen de faire mieux ;-) Anecdote : j'ai commencé à écrire ce billet ce matin, avec le contre exemple de Rue 89, et je n'ai eu connaissance de ce chiffre qu'en fin de journée, via le blog Internet & Opinion(s).

À propos du livre numérique

Dans le domaine du livre numérique, il faut distinguer deux choses : les appareils qui permettent de lire les livres numériques (« Liseuse » est l'un des termes naissants pour désigner les appareils spécialement conçus pour lire des livres électroniques) et les livres numériques, c'est à dire le contenu. Si pour moi les livres numériques sont intéressants à plus d'un titre, ce n'est pas tout à fait le cas des liseuses électroniques, dont je ne comprends que difficilement l'intérêt par rapport à d'autres types de machines. Sceptique également sur la futurologie débridée qui tourne autour de ces liseuses. Écrans souples, absence de vrais claviers : privilégier la portabilité, c'est bien, mais être confortable et polyvalent à l'usage, c'est mieux. Côté contenu, si la complémentarité papier/écran me paraît bénéfique pour tout le monde, je perçois la cohabitation livres numériques/sites web comme bien plus concurrentielle.
Dans l'idéal, il m'aurait fallu écrire un long billet au moins sur chacune des 4 problématiques que je vais ici aborder, mais j'ai finalement décidé de faire « court », tout en étant ouvert à toutes discussions ultérieures. Ce « brouillon », avec ses avis vite envoyés, me permet au moins de poser ma réflexion sur le sujet — dans l'idée de la continuer par la suite, bien entendu. Comme souvent, je précise (au cas où ;-) que je ne suis pas un expert mondial sur la question, cependant mon métier de designer me permet peut-être d'avoir un point de vue spécifique.


Les liseuses feront-ils le succès des livres numériques ? Je ne pense pas.

La liseuse, un objet en plus.

Les livres numériques peuvent se lire sur une foule d'appareils électroniques : ordinateurs de bureau, ordinateurs portables de toutes tailles, smartphones… pour ne citer que les plus communs, mais aussi les plus polyvalents. Car le problème des liseuses est qu'elles ne servent qu'à lire des e-book. Or, il y a fort à parier pour que les lecteurs de livres électroniques possèdent déjà d'autres machines qui permettent de les lire. Je comprends bien que l'intérêt réside dans le fait d'avoir un appareil qui est, de par son usage limité, plus léger, plus fin, plus maniable et presque moins cher… mais ça reste un appareil à acheter et à transporter en plus des autres. Francis Pisani va jusqu'à qualifier les liseuses de gadgets. Là ou un Netbook, pour le même prix et pour à peu près la même taille (quoique plus lourd) permet de faire à peu près tout ce qu'il est possible de faire avec un ordinateur de bureau de moyenne gamme, une liseuse n'a pas grand intérêt en dehors de la lecture — et encore, juste en noir et blanc pour le moment. Si d'autres sont aussi optimistes que moi sur l'avenir des Netbook, l'utilisation massive des liseuses est à mon avis plus incertaine. Attention, je pense qu'il y a un vrai public prêt à acheter ce genre de joujou mais je pense simplement que l'usage des liseuses ne se répandra pas au delà d'une sphère de technophiles, malgré l'optimisme général et la hausse des ventes. Le futur des liseuses me rappelle un peu le présent des mini appareils de lecture vidéo (Archos des années 2000 ; mini lecteur DVD des années 90 ; mini télé des années 80) : pour les appareils de lecture sur écran, le confort et/ou la polyvalence l'emportent souvent sur la portabilité. Et ce n'est pas le patron des échos qui dira le contraire. Quant à Steve Jobs, il ne semble décidément pas très chaud pour lancer Apple dans l'aventure.

Les écrans tactiles : oui, mais pas n'importe comment.

Être le plus léger possible, réserver un maximum de taille à l'écran : le futur des liseuses semble principalement porté par le potentiel des écrans tactiles (quant à la technologie de l'encre électronique, elle peut à la rigueur se transposer sur n'importe quel écran numérique, si elle devient convaincante). On les rêve souples, roulables, en couleur, toujours plus fins, plus écolo, moins chers, consommant presque rien, des écrans toujours plus grands mais qui prendraient toujours moins de place dans la poche (c'est chouette la prospective ;-). Pour profiter pleinement des diverses fonctions des livres numériques, il faut également pouvoir les annoter, les commenter, pouvoir effectuer des recherches, bref, même sans clavier, il faut pouvoir lire, mais aussi pouvoir écrire. Certes, le clavier et le trackpad des ordinateurs ajoutent du volume et du poids aux machines, mais ergonomiquement parlant, pour une machine qui permette d'écrire confortablement, c'est quand même plus simple. Et puis glisser-déposer un élément avec son doigt crasseux sur un écran de 20 centimètres de large, c'est tout de suite moins fun que de faire défiler une image sur un Iphone. On est loin de la feuille électronique souple et ultra plate mais des appareils hybrides de ce type (clavier modulaire) ou encore mieux : comme celui-là (double écran tactile, dont l'un peut se transformer en clavier lorsqu'il y a besoin d'écrire) me paraîssent bien plus pertinents que les liseuses telles qu'on les connaît ou qu'on les imagine généralement. Et encore, ce n'est pas parce qu'un objet est meilleur qu'un autre que les consommateurs vont se jeter dessus, ça n'est pas aussi simple. Idem sur la notion de souplesse, imitation papier, tant fantasmée : que ce soit pour lire ou pour écrire, la rigidité du support, ça en jette moins, mais ça a du bon. Même que les éditeurs sont prêts à payer cher pour ajouter des couvertures rigides aux livres qu'ils font imprimer. Notons que la dernière liseuse commercialisée, le Kindle d'Amazon, ne dispose pas d'écran tactile et comporte un clavier (à mon avis, tout cela est trop petit pour une ergonomie optimale, mais cela indique déjà une certaine réalité commerciale). Il y aurait déjà beaucoup à écrire rien que sur le rapport ergonomique à l'écriture sur clavier, au niveau de la conception de l'objet : un écran qui ne devrait pas être sur le même plan que le clavier pour un confort d'écriture et de visibilité optimal ; la taille du clavier devrait être adaptée à celle des mains ; les contextes d'utilisation possibles (posé sur une table, debout, allongé), etc. La modularité d'un tel objet me parait capitale.
(Ça n'a plus rien à voir avec les livres numériques mais on observe les mêmes fantasmes technologiques avec les interfaces holographiques de type « Minority Repport » : amusez vous à utiliser ce genre de navigation pendant ne serait-ce qu'une seule journée et je peux vous assurer que vos bras vont crier aux secours.)




Les livres numériques vont ils remplacer les livres imprimés ? Je ne pense pas.

Livre imprimé et livre numérique sont des amis !

Alors que n'importe qui peut acheter et lire un livre imprimé, tout le monde ne peut et ne pourra pas acheter et/ou lire (confortablement), dans tous les contextes, des livres électroniques. Sachant que pour les utilisateurs, le confort d'utilisation passe souvent avant les fonctionnalités disponibles. Quant bien même une liseuse ultime serait commercialisée, encore faudrait-il que tout le monde la possède pour qu'un éditeur se risque à lancer un livre important exclusivement en version numérique. Pendant de très longues années encore, le public des livres électronique sera donc globalement plus restreint que celui des livres imprimés. D'un autre côté, le numérique, dont la production et la distribution sont financièrement moins risquées, permet d'éditer des ouvrages moins promis au succès commercial. On peut imaginer qu'un éditeur teste un livre en version numérique, avant de se décider à le sortir en version imprimée (tout comme certains l'ont fait avec la musique). À l'inverse, on peut aussi imaginer qu'un livre sorte d'abord en librairies et soit ensuite distribué à petit prix en format numérique, à la manière des livres de poche. Ou même, pour les essais et les livres scientifiques, une sortie simultanée en papier et en numérique, avec accès gratuit à la version numérique pour ceux qui auront acheté la version papier (pour utilisation complémentaire des fonctions de recherches ou d'annotations). Aussi, si le passage par un éditeur offre un certain label de « qualité » (travail de correction, de mise en pages, de vérification ou d'iconograhie, garantie d'une certaine ligne éditoriale, etc.), le livre numérique offre la possibilité pour un auteur de s'affranchir totalement des services d'un éditeur pour diffuser son œuvre, ce qui peut être intéressant dans certains cas. Il y a aussi fort à parier pour que certaines thématiques fonctionnent mieux en version numérique qu'en version papier, et vice versa : si le dernier Stephen King lancé en exclusivité sur Kindle correspond bien à la cible des utilisateurs de l'outil, il est beaucoup moins probable que le prochain Larousse du jardinage obtienne, toutes proportions gardées, le même succès en version numérique. On en reparlera lorsque tous les français seront équipés en matériel qui permette de lire aussi confortablement un livre numérique qu'un livre imprimé, mais en attendant, la version papier du livre de l'auteur américain sortira bientôt en librairie — l'expérience de l'exclusivité numérique a ses limites pour qui souhaite gagner un maximum d'argent. Bref, la complémentarité papier/numérique est bénéfique à tous, aussi bien pour les lecteurs et les auteurs que pour les éditeurs. Je pense que l'un ira difficilement sans l'autre.

Les vrais « concurrents » des livres numériques ne sont pas les livres imprimés, ce sont les sites web.

On lit souvent des écrits sur « l'opposition » papier/numérique. Un certain David Meerman Scott a même osé donner son lot de conseils aux éditeurs de livres imprimés pour de « meilleures » mises en pages, plus proches des interfaces numériques. Si globalement les livres imprimés ont toujours résisté à internet (contextes de production, de lecture et de possession différents — là encore, il faudrait plusieurs billets, rien que pour discuter de ces notions plus en détail), et même profité d'internet pour se vendre mieux, je pense que le vrai challenge du livre numérique, qui pour le coup a tout à prouver, sera de démontrer l'intérêt de son format face au format « site web » (gratuit). Alors que les daptations de blogs de cuisine ou de BD en versions imprimées arrivent à se vendre à des dizaines de milliers d'exemplaires en librairies, il n'est pas du tout sûr que ces mêmes livres publiés en format numérique attirent les lecteurs des blogs concernés. Pas grand intérêt puisque tout est déjà disponible sur le web, lisible à partir des mêmes outils. Vous cherchez une recette de risotto ? À quoi bon acheter un livre numérique puisqu'en quelques secondes vous trouverez des centaines de recettes de risotto sur le net. Crédibilité des auteurs, qualité, moyens de production, innovations (enrichissement par de la vidéo, du son, des bonus, mises en pages, multilinguisme, partage ou je ne sais quoi) : si globalement les gens lisent de plus en plus, c'est grâce aux sites internet (de toutes formes) qui leur permettent un accès direct, et le plus souvent gratuit, à leur centres d'intérêt ou à leurs questions. Et si le livre imprimé évolue dans une sphère de consommation parallèle, hors écrans, qui a jusqu'alors résisté à tous les autres médias, le livre numérique aura fort à faire sur ce point pour séduire les internautes, surtout s'il faut les faire payer pour accéder au contenu.




De mon point de vue, tout cela n'empêchera sûrement pas les livres numériques de trouver leur public, mais pas forcément de la même manière et avec la même facilité qu'on l'imagine généralement dans le milieu technophile. Pire : il est même probable que la consultation fragmentée des livres numériques l'emporte et que Google Books mette tout le monde d'accord (enfin presque). Les quotidiens, les encyclopédies et les annuaires imprimés sont déjà has-been (via internet), d'autres types de contenus suivront, migreront d'un support à l'autre… sur livre papier, sur livre numérique ou sur sites web. Le monde des médias continue de tourner comme il l'a toujours fait à chaque fois qu'un « petit nouveau » est arrivé. Le vrai combat, c'est peut être tout simplement de continuer à familiariser les prochaines générations au format livre, quelque soit le support de publication : 1/4 des américains n'ont pas ouvert un livre en 2006… plus fort encore, 39 % des français, soit plus du tiers, n'ont lu aucun bouquin cette même année ! (source : Ipsos). C'est effarant et pourtant, je ne suis pas sûr que ces proportions aient été meilleures par le passé. La marge de progression reste importante.

Avenir de la presse : ce que j'en pensais en 2004 ;-)

La lecture du dernier billet de Narvic me rappelle le déclic qui m'avait alors amené à penser que la presse quotidienne, payante et diffusée sur papier allait disparaitre. Je l'avais exprimé sur un forum et j'ai pu retrouver les messages en question. Amusant. Je remarque d'ailleurs qu'à travers ce blog ou à travers mes travaux, je suis toujours focalisé sur un cheval de bataille qui m'est cher : présenter l'information autrement. Un sujet qui m'émerveille toujours autant.

Le 7 avril 2004, un contributeur du forum de Praktica.net (site portail sur le webdesign très influent à l'époque) présente le site Newsmap, conçu et mis en ligne une semaine plus tôt par le designer Marcos Weskamp.



Pour remettre les choses dans leur contexte, je précise que j'avais déjà été sensibilisé dans les années 90 par les problèmes rencontrés par les quotidiens, notamment suite à un stage avec un Designer qui avait conçu l'une des éphémères versions de Libé. Je me suis ensuite intéressé de près au design de presse et plus généralement, à l'histoire de l'écriture et des média — parallèlement, je me spécialisais également dans la conception d'interfaces numériques avancées (domaine dans lequel j'ai un peu décroché depuis, même si cela m'intéresse toujours). Dans les années 90, les nouvelles formules de quotidiens se succédaient, les ventes continuaient de baisser, alors que les connectés à internet étaient pourtant très peu nombreux. Les prix élevés des quotidiens français (syndicalisation de la chaine de production et quasi monopole de la distribution), étaient mis en avant pour expliquer cette continuelle perte de vitesse. Je me souviens que l'on désignait souvent en exemple (d'un point de vue commercial) les quotidiens britanniques, vendus moins cher qu'en France et dont les ventes étaient beaucoup plus élevées. Aujourd'hui, les rosbifs ne font plus les malins ;-) En 2004, la donne n'était déjà plus la même. Tous les grands quotidiens avaient leur site internet, le nombre d'internautes étaient bien moins important qu'aujourd'hui mais augmentait sérieusement (haut débit) et encore, chacun avait conscience que nous n'en étions qu'à la préhistoire. Néanmoins, je ne voulais pas croire à la disparition des quotidiens imprimés.
Et puis j'ai connu Newsmap et en quelques minutes, tout est devenu limpide dans mon esprit. Voici quelques extrait des posts que j'avais écrit ce 7 avril 2004, avec quelques commentaires sous formes de NDLR (bon attention, c'est écrit « façon forum », c'est à dire vite — en plein boulot — et à la manière du langage parlé, entre habitués) :

« Moi qui suit féru de graphisme de presse, j'avoue que là, le gars ouvre un domaine qui montre clairement qu'à l'avenir, l'actu sur le web surpassera largement, en terme de capacité de contenu, d'ergonomie, de coût et d'accessibilité, les supports imprimés (…). On peut même se demander s'il sera encore rentable, d'ici quelques décennies, d'imprimer des journaux [NDLR : wouha ! « quelques décennies », rien que ça ! Je me surprends moi même de mon optimisme. En même temps, tous les quotidiens n'étaient pas encore à la dèche — et puis il y a les gratuits]. À mon avis les journaux seront l'un des premiers supports print, avec les annuaires, à faire les frais de la « concurrence » numérique [NDLR : tiens, marrant cet exemple totalement anecdotique des annuaires… en revanche, j'aurais pu évoquer les encyclopédies, puisque Wikipedia commençait à devenir très populaire].
Depuis quelques temps, je me demandais de quelle manière l'interactivité allait sonner le glas du journal imprimé (du moins symboliquement, en attendant que tout le monde soit connecté). Et même si la presse imprimée a encore quelques bonnes années devant elle, ce site est l'une des solutions possibles (…). »


« (…) cela va sûrement influencer plus d'un site d'info — qui ont bien besoin de se bouger à mon avis ! »

« (…) Par le biais de l'interactivité, on peut imaginer par exemple, des systèmes d'organisation de l'info différents (type organigrammes, schémas qui mettent en évidence l'évolution et les liens entres diverses infos, à la fois dans le temps et la diversité des traitements) [NDLR : et pourquoi pas des cartographies pendant qu'on y est ? ;-) ], des systèmes multimédias (image, son) [NDLR : pour remettre les choses dans le contexte de l'époque, je précise que Youtube n'est apparu qu'un an plus tard], des systèmes de classement de l'info préconfigurés, selon ses centres d'intérêt, pour les lecteurs qui sont vraiment pressés ; des liens ; des possibilités de lecture et d'impression dans les corps plus gros que les journaux imprimés, etc., etc. Et tout cela à moindre cout et publiable instantanément.
Comme le montre le site présenté, on peut même se placer « au dessus » des sites de presse proprement dit et imaginer des systèmes de revues de presse, des comparaisons de traitement sur un même sujet d'un titre à l'autre, etc. Et cela sera possible et même paramétrable, quelque soit le temps qu'on ait à disposition pour lire. Évidement, pour l'instant nous sommes limités par l'accès au net et même tout simplement par l'accès à nos machines mais imaginons la chose dans quelques années, lorsqu'on pourra tous se connecter n'importe où, depuis un ordinateur portable par exemple.
Bref, plein de choses à inventer sur les sites d'info que le print ne pourra jamais offrir. C'est juste une question de temps.
»

Tout cela est mal écrit et parfois un peu naïf (la question des modèles économiques qui pourrait entretenir un presse de qualité sur le web reste en suspend) mais ça m'a amusé de relire ces lignes ce matin. En 2009, 5 ans plus tard, les choses en encore beaucoup évoluées et le point de rupture est proche. Lire la suite chez Narvic, donc, ou directement dans le livre « La fin des journaux et l’avenir de l’information », écrit par Bernard Poulet et récemment publié chez Gallimard.

Twitter : à quand une actualité « vue du ciel » ?

Dans la nuit du 1er février dernier s'est déroulé le Superbowl. Dès le lendemain, le site du New York Times a publié une carte des États unis affichant les occurrences les plus récurrentes sur l'outil Twitter, pendant le déroulement de cet évènement sportif. Sur cette carte interactive, on peut même faire glisser un curseur pour observer ce qui s'est écrit minute par minute. Très fort !



J'ai découvert cette carte 4 jours plus tard via BienBienBien. J'y commente alors ce qui me parait être une évidence :

Il faudrait une carte de cette sorte, à l’échelle du monde et mise à jour automatiquement tous les 1/4 d’heure [NDLR : je me suis peut être un peu trop emballé sur période] , sur la homepage de Twitter ! Je pense que serait un moyen intéressant de suivre l’actu mondiale « vue du ciel », pour ceux qui le souhaitent.

Imaginez un peu ce que pourrait donner la bête : une carte du monde, sur laquelle vous pourriez zoomer. Sur chaque zone de la carte apparaitraient les mots les plus écrits sur Twitter sur une ou des périodes données, à la manière d'un nuage de tags géolocalisés (exactement ce qu'a fait le New York Times pour le Superbowl, en fait). Je précise en passant que Twitter est un terrain favorable pour ce type d'application car, outre le côté « plateforme propriétaire », c'est un outil de discussion, dont la plupart des comptes sont géographiquement localisés (lors de leur inscription, les utilisateurs précisent leur ville). Dans les fonctions possibles, on pourrait également imaginer que l'échelle de temps puisse être contrôlée par l'utilisateur : par exemple, le choix d'afficher les grandes tendances de ce qui s'est écrit sur Twitter pendant les 24 heures précédentes, pendant la semaine précédente ou même pendant le mois précédent (je ne suis pas un spécialiste de la question mais pas sûr que l'on puisse avoir le possibilité de « scanner » sémantiquement un tel volume de contenu dans des échelles de temps plus restreintes — si c'est possible, c'est encore mieux !). L'utilisateur pourrait contrôler cette échelle de temps grâce à une interface similaire au curseur de la carte du Superbowl. Une carte qui pourrait être accessible même aux non utilisateurs de Twitter, ce qui leur donnerait peut être envie de s'inscrire, ou au moins de revenir régulièrement voir cette vitrine, juste pour observer les tendances des discussions. Par exemple, on pourrait s'apercevoir que tel évènement est retentissant dans une zone géographie (une ville, un pays, un groupe de pays) et pas dans une autre ; que tel évènement n'est pas perçu de la même manière ici ou là (une zone pour, une zone contre) ; observer les buzz locaux ; observer la manière dont se déplace géographiquement une nouvelle au fil du temps, etc. Bref, les usages possibles sont extrêmement nombreux et je ne serais même pas capable de tous les imaginer. (En suivant le mouvement des nuages de mots, on pourrait même imaginer une météorologie de l'info : « demain, cette news risque d'arriver sur le quart sud ouest du continent… », avec des courants, des anticylones et des tempêtes ayant un effet chronique sur les différents flux ;-)

Du côté de Twitter, on planche pour le moment sur l'exploitation et la mise en valeur des requêtes les plus fréquentes dans le moteur de recherche de Twitter, comme nous l'indique cet article Testing A More Integrated Search Experience (d'autres infos en français, avec liens, sur Techcrunch). Du coup, je me dis que cette histoire de carte de l'info Twitter (basée sur le contenu géolocalisé des messages, pas sur les requêtes du moteur de recherche) n'est pas pour tout de suite… Pourtant, quelques petits malins du New York Times ont réussi à relever le challenge en quelques heures. Alors !… ils attendent quoi chez Twitter pour se bouger les fesses ? ;-)

Pour les amateurs de carto qui pourraient me tomber dessus, je précise que d'autres sites ont déjà lancé leurs propres cartographies de l'information — sur la forme, ce n'est donc pas une nouveauté. Le projet le plus récent étant le TimeSpace du Washington Post (d'autres liens à ce sujet sur le blog Information Aesthetics). Mais il ne s'agit là que de cartes sur lesquelles on ne fait « que » positionner sur une carte du monde des articles écrits par des journaux (une version géographique des homepages de sites de presse en quelque sorte) et tout cela passe par des filtres éditoriaux. Il n'y a pas ce côté « sauvage », « opinion », « spontané » des posts qui peuvent être publiés sur Twitter. Observer la manière dont l'info circule plutôt que simplement observer les lieux ou elle se passe. Et puis l'affichage par mots clés peut appuyer sur des points précis et donner du sens. Attention, je n'écris pas qu'une carte basée sur le contenu des messages Twitter serait forcément plus représentative de l'actualité du monde qu'une carte basée sur des articles de presse (loin de moi cette idée), mais disons que ce pourrait être une représentation complémentaire, qui pourrait apporter son lot de surprises, d'actu locale, et de « contre pouvoir » sur le champs de l'information et des tendances d'opinion. Je ne suis pourtant pas un utilisateur de Twitter (et non ;-) mais je le vois comme ça. Une vison de l'actualité « vue du ciel » en quelque sorte. Dans mon esprit, à condition que tout cela soit techniquement faisable, une telle carte existera forcément. Je me doute bien qu'il s'agit d'avantage de difficultés techniques que de capacités à réinventer de la roue. Mais en grand impatient que je suis, j'espère simplement que cela se fera le plus vite possible ;-)

Idée : un site de programmes télévisés intelligent ?

Je pense à une idée toute simple et je me demande si cela existe (à priori non — ou je n'ai pas assez cherché sur le web).
Il existe un grand nombres de sites qui présentent les programmes télévisés, avec moteurs de recherche simples et même parfois, des possibilités de tri thématiques. Mais vu le nombre de chaines disponibles (en TNT ou par satellite), que ce soit en version papier ou en version web, il est difficile de ne rien rater de ce qui nous intéresse. Par exemple, moi je suis un grand amateur de documentaires, le genre de programme qui ne passe pas souvent en « prime time » et qu'il est assez difficile de dénicher, surtout si l'on s'intéresse à des sujets précis.

Imaginons un site sur lequel vous auriez la possibilité de rentrer une multitudes de critères (thématique, type de programme, titre, réalisateur, personnalités, bouquets de chaines auquel vous avez accès, etc.). Et dès qu'un programme correspond à l'un ou plusieurs de vos critères, vous pourriez être alerté à l'avance par mail ou par consultation d'un espace personnel, disponible sur le site.

Quelques exemples :
• Je saisis comme type de programme « documentaire » ; je saisis comme thématique « pizza » ; et dès qu'un documentaire sur les pizza est programmé sur une chaine à laquelle j'ai accès, je suis alerté (même si c'est 6 mois plus tard).
• Je saisis comme type de programme « Film » ; je saisis comme personnalité « Michel Piccoli » ; et dès qu'un film avec Michel Piccoli est programmé, je suis tenu au jus.
• Ou encore la personnalité « Michel Piccoli » qui peut être croisée avec le type de programme « plateau » : dès que l'acteur est invité sur un plateau télé (très rare !), le site m'en informe.

Ce serait bien pratique, non ? D'ailleurs, on pourrait même imaginer que ce système couvre également la radio, même si les prévisions des programmes se font à plus court terme (pas bien grave). Et bien entendu, cela n'empêcherait pas de consulter également les grilles de programme de manière traditionnelle, il s'agit juste d'une application en plus, pour ceux qui cherchent ou attendent des diffusions précises.

PS : les investisseurs sont priés de me contacter exclusivement par mail, avec envoi de CV et références, en m'excusant à l'avance si l'affluence des demandes m'empêche de leur répondre de suite (hihi ;-)

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Édit 21 février : en fait, je me dis que ce système de *moteur de recherche sur ce qui n'est pas encore publié* pourrait fonctionner pour n'importe quel média : par exemple, la presse ou les blogs. Imaginons que je rentre dans les critères mon nom et ma ville ; et dès qu'un article comportant mon nom ou ma ville est publié dans un journal ou dans un blog (même 2 ans plus tard), je reçois une alerte le moment venu. Un bon moyen de ne rien rater sur des requêtes précises (avec en plus, une grande réactivité), sans passer son temps sur les moteurs de recherche ou sur Technorati.

Une future génération qui trouvera des réponses plus rapides à ses questions. Oui mais…

Cette phrase de titre résume ce qu'est dans mon esprit la génération dite des « digital natives ». Dans son dernier billet, Cédric, de Chouigmedia.com, va même jusqu'à employer le terme « digital exclusive » : une génération qui n'utiliserait plus que le support numérique (enfin, surtout le net) comme source d'information. C’est une idée assez répandue. Narvic par exemple, a souvent évoqué dans quelques uns de ses nombreux flashs sur l'avenir du journalisme ou sur les révolutions en cours ;-), des utilisateurs qui constitueront eux même leur flux d'information, faisant fi des pages d'accueil pour ne consulter que des infos à l'unité, selon leurs centres d'intérêt. Une info plus fragmentée, voire liquide. Même si la généralisation de cette pratique de consommation de l'information « à la carte » n’est pas pour tout de suite, je trouve tout cela assez réaliste. Idem pour les réponses que l'on trouve, de toutes évidences, plus facilement sur le net que sur d'autres supports. C'est assez conforme aux mutations des usages que l'on observe dès aujourd'hui. Dans la même veine, on pourrait aussi ajouter la commercialisation des livres numériques par chapitres ou encore la possibilité qu'offrira Google de chercher par mots clés du contenu dans des millions de livres numérisés (en ne donnant accès qu'à quelques pages par recherche, pour les livres qui sont encore sous droits d'auteur). On pourrait également évoquer la fin des albums au profit des morceaux vendus en Mp3, à l'unité. Bref, les exemples du phénomène sont nombreux.
Dans l'absolu, je trouve tout cela très bien en termes de fonctionnalités et de littératie mais sans avoir d'avis tranché sur la question, je ressens tout de même une certaine inquiétude… quelque chose qui pourrait clocher dans ce mode de consommation de l'information, si il vient à être exclusif chez les prochaines générations.

En effet, la possibilité accrue de se diriger spécifiquement vers l'info que l'on recherche n'est elle pas un frein à la découverte de l'info… que l'on ne recherche pas ? (et qui peut être tout aussi importante ou intéressante). Par exemple, en ce qui me concerne, j'utilise effectivement internet pour suivre ou me renseigner sur des sujets qui m'intéressent, mais je consulte également des supports sur lesquels cette information est conditionnée en « packs » plus généralistes : les unes de sites de presse, les JT, quelques émissions radiophoniques, des livres. Une diffusion de l'information « à l'ancienne », plus généraliste, sélectionnée et hiérarchisée non pas par moi, mais par des comités de rédaction qui choisissent les sujets qu'ils jugent les importants. Une sélection qui n'est pertinente que si elle est opérée par des journalistes d'élite, ayant une solide expérience du monde de l'information, et de l'information du monde (savoir ce qui doit figurer en une et ce qui ne fera l'objet que d'un petit article ; estimer les moyens à déployer pour couvrir tel ou tel évènement — si tant est qu'on ait les moyens de le couvrir — etc.). Bien sûr, pour ne pas passer pour un grand naïf, je me dois de préciser que selon les contextes, ces choix éditoriaux peuvent aussi trouver leurs limites : privilégie l'audience, protéger ses actionnaires, abuser des marronniers lors des périodes « creuses ». Avec, de surcroît, un mode de lecture à heures fixes, plus linéaire que les blogs, twitter, flux RSS ou autres, sur lesquelles on à plus tendance à picorer. Bref, de la véritable info « à papa », pas forcément la plus pratique à suivre mais qui est cependant importante à mon « équilibre médiatique ».

J'estime, pour ma part, que ces deux modes de consommation de l'information sont complémentaires. Or, comme je l'écrivais précédemment, d'après les prévisions de nos météoblogeurs les plus éminents, il semblerait que la consommation « à la carte » finissent par l'emporter franchement dans les prochaines années sur l'info façon « menu du jour ». Je ne saurais pas dire si l'avenir leur donnera raison (c'est bien parti pour) mais cela m'inspire une certaine appréhension. Manger des frites et des hamburgers tous les jours, c'est chouette, mais un peu de légumes et de poisson de temps en temps, ça ne fait pas de mal (certains de mes amis vont mourir de rire s'ils lisent ces lignes ;-). Et j'ai un peu peur que ces « digital exclusives », s'ils ne sont pas euthanasiés dès la puberté, aient pris l'habitude de ne consommer sur le net que l'info qui leur plaît. Une forme de « junk news » en quelque sorte. Des internautes façon « digital exclusives » qui auront plus vite réponses à leurs questions… oui, mais seront-ils poussés à se poser autant de questions que nous sur le monde qui les entoure ?

Une partie de l'Histoire du web va bientôt disparaitre

À lire chez Jean-Noël Lafargue : Une homepage se tourne

« Dans la nuit du 15 au 16 février, les sites personnels hébergés par Lycos seront tous supprimés. Lycos Europe et Lycos France cessent leur activité. La fin d’une histoire. »

Dans le même billet, Jean-Noël, en pionnier du web qu'il est, s'applique à retracer une brève Histoire des pages perso, dont les vestiges du passé vont donc disparaitre très prochainement (les pages Lycos regroupent notamment les fossiles du serveur Mygale et des pages Multimania). Un programme de migration payant semble avoir été proposé aux quelques utilisateurs restés fidèles, mais j'imagine qu'une très grande partie de ces pages, laissées depuis longtemps à l'abandon, va effectivement disparaitre à jamais. Le moment de revoir un dernière fois des pages au « design » rétro ; revoir des sites figés, pour certains, depuis plus de 10 ans ; revoir la trace des premiers pas faits sur le net par les uns ou par les autres ; relire des messages qui témoignaient de l'activité sur l'internet des années 90. Tout cela devrait être sauvegardé et archivé (proprement) dans un musée national.

Annuaire des pages perso Lycos.

Téléphone : à quoi servent les appels en numéros masqués ?

(Mis à part favoriser les appels publicitaires, le plus souvent venus d'un petit nombre de centres d'appels situés à l'étranger, donc facilement reconnaissables et filtrables si leurs numéros étaient présentés.)
Si quelqu'un trouve un avantage plus honnête à l'utilisation des numéros masqués pour téléphoner, j'aimerais bien le connaitre, par simple curiosité. Ou même un lien sur le sujet, je prends.

Dexter. Vade retro Satanas !

Arghh ! En plus de ne pas aimer le téléphone ou les bagnoles, je dois avouer que j'ai également beaucoup de mal à suivre une fiction télévisée du début à la fin (je suis plus amateur documentaires ou des reportages). Il est donc extrêmement rare que je suive une série. C'est assez frustrant d'ailleurs car la plupart des mes amis sont en général plutôt accrocs au cinéma et aux séries, et je suis toujours le boulet de service qui n'y connait rien. Je ne connais pas ce fameux docteur Raousse dont ils parlent tous. Rien a y faire, mes références s'arrêtent à Papa Poule, Strasky & Hutch (fluent), avec quelques notions très scolaires du Prince de Bel Air (sais danser comme Carlton), de Friends ou de… Berverly Hills (et oui). Il doit surement y en avoir quelques autres mais elles ne me viennent même pas à l'esprit au moment ou j'écris. Ma compagne étant très séries, j'ai pourtant eu l'occasion de gouter épisodiquement aux charmes discrets de Lost (avec un gros nounours frisé qui joue dedant ?), Urgence (« NFS, physio, ionon, gaz du sang » c'est tout ce que je sais), Desperate Housewives ou autres, mais sans jamais accrocher.

Pourtant, l'an passé, je m'étais laissé séduire par la série Dexter.
Cette année, pour la 2e saison, j'ai décroché… enfin disons que ma nature m'a rattrapé je n'ai tout simplement pas pensé à regarder. Et puis hier soir, le drame. Pas d'Envoyé spécial sur France 2 et après quelques minutes de déprime avec Martine Aubry et Arlette Chabot, je zappe et je tombe sur un des deux épisodes hebdomadaires de Dexter diffusés par Canal. Au bout de quelques minutes, c’est la rechute immédiate. Cette petite boule au ventre lorsque le 2e épisode se termine et qu'il vous faut attendre une semaine pour voir la suite : pas de doute, je suis accroc.

Des panneaux intelligents pour éviter les embouteillages ?

J'ai horreur des automobiles et de tout ce qui tourne autour (pas touché un volant depuis 8 ans) mais je m'intéresse depuis pas mal de temps aux systèmes de GPS, et de géolocalisation en général. Abonné à la lettre d'info de TomTom, je lis cela :



Spontanément, je me dis « Chouette, des panneaux numériques, mis à jour en temps réel par le système HD traffic, très fort ! ». Et non… En me renseignant un peu plus, il ne s'agit que de deux panneaux imprimés, amovibles, dont un indique l'itinéraire conseillé le dimanche et l'autre pour le lundi matin, pour se rendre de la place de la Concorde à la porte d'Orléans. Déçu.

Pour que tout le monde puisse comprendre le pourquoi de ma réaction, je me dois de faire un topo sur le système HD traffic de TomTom qui me paraît assez révolutionnaire (je précise que je n'ai aucun rapport avec TomTom — ceci n'est pas un message à but publicitaire). Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service déjà effectif depuis 2 années aux Pays-Bas et qui va être commercialisé en France au prochain printemps. Le système HD traffic permet à nos chers GPS de recevoir de l'information en temps réel sur l'état du trafic routier. Ainsi, le GPS peut vous indiquer un trajet qui soit le plus court possible, en tenant compte de cette information. Ce système a la particularité de se baser sur la vitesse de déplacement de tous les abonnés aux services de téléphonie mobile SFR (de façon anonyme, bien entendu), grâce à un partenariat entre les deux firmes. Les millions de personnes qui se déplacent en voiture avec leur téléphone allumé (même s'ils ne téléphonent pas) donneront à TomTom des informations sur la vitesse de circulation de la route où ils se trouvent. Une info qui est réceptionnée, mesurée et renvoyée en temps réel aux abonnés du service. Ainsi, HD traffic devrait être capable donner l'état du trafic de quasiment toutes les routes de France, de manière très précise — pas seulement les grands axes mis à jour avec du retard, comme c'est le cas avec la plupart des options de suivi de trafic proposées jusqu'à présent par les différentes marques. Actuellement, si une autoroute est bouchée, vous avez de grandes chances de vous manger un autre embouteillage en prenant la 1re sortie venue. Avec un HD traffic, vous saurez exactement si ça vaut le coup de sortir, et à quel endroit le faire, à un instant T. Prometteur donc, bluffant même, mais très cher : presque 10 € / mois pour bénéficier de ce service.

Bref, tout ça pour dire qu'il serait sans doute assez intéressant pour une boite comme TomTom, pour une ville comme Paris et pour nous, les usagers, d'envisager un partenariat à la Decaux. Par exemple, TomTom financerait quelques centaines de panneaux, placés aux endroits les plus chauds des grandes villes (-> moins d'embouteillages), en échange de publicité pour la marque de GPS, visible sur les panneaux. Bien entendu, dans ma petite tête, ces panneaux seraient numériques et mis à jour en temps réel par le système HD traffic. Des panneaux qui seraient complémentaires aux panneaux existants : il ne s'agirait pas de les remplacer mais de les compléter (car un panneaux routier ne sert pas qu'à éviter les embouteillages). Et tout cela n'empêcherait évidemment pas les amateurs de continuer à utiliser leur GPS. Je ne suis pas vraiment capable de juger le bénéfice d'un tel deal pour TomTom en terme de retombées publicitaires mais ce serait pas mal non ? D'ailleurs, même au delà d'un marché « à la Decaux », si des grandes villes suivent, il est fort possible que des municipalités moins importantes mais toutes aussi embouteillées soient prêtes à payer TomTom pour s'offrir ce type de panneau. J'imagine que les gens de TomTom ont déjà pensé à tout cela et qu'il doit y avoir quelques complications, mais en tout cas, ça fait parti des choses dont je me dis qu'elles existeront à coup sûr. Quand ? je ne sais pas.

  • Mes commentaires ailleurs
  • Des commentaires que j’ai posté sur d'autres blogs.

Commentaire / 2009, année ebooktique

Sur Aldus 2006 :

« La plupart des experts conviennent que la popularité Ebook-sales croissante des livres électroniques est entièrement dû aux dernières innovations en matière de e-paper. »

Il faut absolument signaler à ces spécialistes (qui travaillent souvent pour les industries dont ils vantent les mérites ou la « réussite » commerciale) que des centaines de millions de personnes n'ont pas attendu le e-paper pour passer 8 heures par jour à lire, écrire et travailler sur des écrans d'ordinateur.
Faire croire que ce sont les « nouvelles » technologies e-paper (et par là même, les liseuses) qui portent ou porteront le marché du livre électronique, ça arrange bien les industriels qui les commercialisent mais ça me parait quelque peu trompeur ; voire contre productif pour ceux qui essaient de promouvoir les livres numériques (le contenu livre, pas l'appareil de lecture). Des livres dont, à mon avis, l'usage se démocratisera (réellement) lorsque le public saura qu'il peut les lire sur n'importe quel type d'ordinateurs (de préférence, ceux qui lui sont d'une plus grande utilité qu'une simple liseuse) ; et lorsque les fonctionnalités potentielles propres au support numérique se seront d'avantage développées. Au sujet du potentiel fonctionnel, relire la très riche synthèse d'Hubert Guillaud

Commentaire / Pourquoi les journaux, ça ne fonctionne pas en ligne ?

Chez Narvic :

Il y a aussi quelque chose qui pourrait être intéressant : savoir combien de personnes lisent régulièrement les sites d’information en France. Quel est réellement le potentiel. Par exemple, un sondage qui poserait cette simple question à un panel étudié : « Lisez vous au moins une fois par semaine un article en entier sur un site d’information » (blogs & sites de presse confondus, du moment qu’ils sont liés à l’info). Peut être qu’on arriverait même pas à un million — qui suivent généralement plusieurs sites par jour. Le reste étant des visiteurs furtifs et/ou très occasionnels, arrivés en suivant une requête Google ou pour suivre une actu plus importante que les autres, 2-3 fois dans l’année.
Un tel chiffre pourrait être plus intéressant que les nombres de visiteurs cumulés ; les pourcentages d’évolution d’audience d’une année à l’autre ; et autres sondages du type « avez-vous consulté un site de presse cette année ? », qui outre le fait de caresser les annonceurs dans le sens du poil, ne sont pas forcément représentatifs de la réalité.

Commentaire / Le logo de Pôle emploi, 500 000 euros !

Chez Étienne Mineur :

« J’aimerai bien connaître les arguments de l’agence durant l’audit (si il existe), permettant de justifier même 10% de cette somme. »

La conception, la fabrication, la livraison et la pose de tous les panneaux d'enseigne (plusieurs types différents par agences), par exemple. Je suis prêt à mettre ma main au feu que ces 500 000 euros sont le prix d'un « pack global », c'est dire qu'ils ne concernent pas simplement la phase de conception, mais aussi et surtout, toute la phase de fabrication, de livraison et de mise en œuvre des éléments constitutifs de l'identité visuelle (enseignes, archi intérieure des agences, papetrie, internet, pins parlants ou je ne sais quoi… mais il doit y avoir du boulot). Attention à ne pas tirer trop vite sur l'ambulance ;-)

[ 2e commentaire ] Rien que ce qui concerne le papier : s'il faut réaliser, imprimer, façonner et livrer, dans un grand nombre de lieux différents, des milliers de cartes de visite, des tonnes de formulaires de toutes sortes, des blocs notes, des entêtes de lettres, des brochures d'info, des affiches didactiques et tout le tralala — en plus de la conception pure de la charte — ça justifie déjà une très grosse partie de cette somme (qui me parait, à la limite, peu élevée si elle devait englober également la fabrication, la livraison et la pose des éléments « 3D » — par rapport à ce qu'à coûté le renouvèlement global de l'identité de l'ANPE).

[3e commentaire] Aussi, il nous faudrait relativiser les choses : 500 000 euros, c'est une somme, ok. Mais ce doit être un peu plus du prix moyen que doivent coûter les locaux d'une seule agence (achat ou construction des locaux + aménagement + matos). Pour se donner un ordre d'idée, je crois que l'ANPE comptait à peu près un millier d'agences dans tout le pays. Ce n'est pas une raison me direz-vous, mais je veux dire par là que lorsque qu'il s'agit de payer des architectes et des maçons pour construire du « dur », l'opinion publique ne moufte pas, et lorsque c'est pour payer des designers, des chefs de fab, des imprimeurs, et autres acteurs de la chaîne du design, personne ne comprend, comme si le design d'identité, c'était juste question de faire un logo sur une feuille A4, fait en 10 minutes. Que le journaliste de Marianne qui a écrit l'article mentionné par Étienne n'y connaisse rien en design, je peux comprendre, mais nous, qui sommes de la partie, ne devrions nous pas tenter d'expliquer, voire défendre les tarifs pratiqués pour ce type de projet (qui font, je le rappelle, l'objet d'un appel d'offres) auprès du grand public, plutôt que de participer à la curée ? Si demain, une de ces agences vous contacte pour assurer la direction artistique d'un tel projet, vous répondrez quoi si l'on vous dit que le budget est trop serré et qu'elle ne peut vous payer le tarif que vous lui avez devisé ? Oui, je le sais déjà : vous lui répondrez d'aller se faire mettre ;-) Mais au fond, je pense qu'on ne va pas forcément dans le bon sens en sciant une branche de notre arbre sur laquelle sont posés des plus gros oiseaux que nous. Attention, je ne prêche pas le corporatisme aveugle, mais à mon avis, il y a un besoin de chercher et d'expliquer ce à quoi ce prix correspond réellement, dans l'intérêt de tous. Au delà du budget, pour ce qui concerne la qualité graphique, il faudrait voir également comment s'est déroulé le projet : décideurs, pistes rejetées, partis pris, process, etc. Le graphisme du logo ne vole pas très haut, certes, mais est-ce forcément la faute des graphistes ou même de l'agence qui travaillaient sur le projet ? Peut être que oui, peut être que non, je ne sais pas. (Voilà, j'arrête, désolé pour le spam ;-)

Commentaire / Forums de discussion : "On essaie d'intéresser les journalistes, mais ça ne marche pas"

Sur Media Trend :

« (…) une des propositions fortes de leur contrat de participation: la volonté d'en faire une interface entre les libénautes et les membres du journal. »

Je pense qu'il n'est pas très étonnant que les journalistes ne discutent pas avec leur lecteurs sur un forum puisque l'outil n'est pas conçu pour cela. Les forums sont conçus pour créer un rassemblement communautaire autour d'une thématique, c'est à dire pour que les utilisateurs puissent discuter entre eux, librement. Quelle que soit la thématique, on ne poste pas sur un forum pour discuter uniquement avec ses modérateurs (et/ou avec quelques journalistes, dans le cas d'un site de presse). Les gens qui utilisent régulièrement les forums le font pour discuter (potentiellement) avec tous les utilisateurs, sans rapport hiérarchique entre eux, professionnels ou amateurs, et c'est d'ailleurs ce qui fait une grande part de l'intérêt de cet outil. À la différence d'un fil de commentaires de blog ou d'article qui est davantage conçu pour que les lecteurs s'expriment sur un contenu précis, écrit par un auteur en particulier, en suivant le rythme et le cadre de publication de ce dernier (plus dans un esprit « courrier des lecteurs »). En revanche, je pense qu'il serait bon d'avoir au moins un journaliste dédié qui puisse suivre le contenu des forums (sans forcément participer) et faire ainsi remonter à la rédaction des infos, des sujets ou des messages forts qui y sont transmis. Ça me parait le minimum. Lorsque je regarde les forums de sites de presse, j'ai trop souvent l'impression de zones-poubelles, où l'on jette en pâture quelques sujets un peu trop sensibles aux trolls qui risqueraient de polluer les commentaires d'articles qui devraient absolument rester bien propres. Je trouve cela dommage car ces forums et leurs utilisateurs pourraient être bien mieux valorisés, dans l'intérêt du journal ET de ses lecteurs.

À mon avis, si l'on veut créer une meilleure activité sur les forums de sites de presse, il faut laisser plus de liberté aux utilisateurs, comme par exemple, leur laisser ouvrir de nouveaux topics, ou encore déléguer la modération à quelques volontaires fidèles et fiables — en échange d'un abonnement gratuit par exemple. Tout en ayant comme cadre des thématiques de sous forums un peu plus sujettes à la discussion constructive et à l'entraide, autour de différents centres d'intérêts qui peuvent tourner autour de l'information : on peut imaginer par exemple des rubriques Histoire, finance, immobilier, sport, bons plans, emploi, ou je ne sais quoi. Des thématiques un peu moins orientées actualité pure et dure (les réactions en commentaires d'articles sont déjà là pour cela) qui sont particulièrement sensibles aux guéguerres de militants bornés. Par exemple, éviter absolument des sujet de type « Israel-Palestine, qu'en pensez vous ? », qui sont assez suicidaires sur un forum, alors qu'on peut les cadrer plus facilement sur un fil de commentaires — fil qui peut éventuellement être fermé sur quelques articles précis en cas de dérapage ou de sujet trop sensible. Faire de ces forums des lieux ou les lecteurs peuvent apprendre à se connaître et à s'apprécier pour d'autres qualités que leurs opinions politiques ou religieuses. Bref, utiliser les forums pour créer un esprit de communauté qui fidélise les utilisateurs autour d'un site (et non une zone-poubelle pour éloigner les trolls des commentaires d'article).

Je pense que les forums peuvent aussi apporter beaucoup sur le plan de l'actualité locale (d'une ville ou d'une zone géographique) : échange de bons plans entre utilisateurs, actu locale, sorties, sport, emploi, rencontres, etc. Et encore une fois, tout cela peut fonctionner « tout seul », avec quelques modérateurs (volontaires et bénévoles). Un exemple à Marseille : http://www.marseilleforum.com/forum/

Enfin, au fil des modes, on a souvent parlé de « l'essoufflement » des forums par rapports aux autres formes de sites orientés discussion. Je ne suis vraiment pas sûr de cela. Personne ne connais les chiffres d'audience des uns et des autres dans leur totalité mais en nombre de participations, je suis persuadé que les forums (même moins nombreux) sont biens plus actifs que les blogs ou que n'importe quel autre site de discussion. Rien qu'un Doctissimo tourne à 200 000 messages / jours. Pour le fun, on peut aussi tenter une petite observation sémantique : http://www.google.fr/trends?q=blog%2C+forum
À mon avis, les forums sont moins médiatisés, ils sont moins nombreux, ils sont plus renfermés sur eux mêmes (peu d'échanges de liens entre forums), mais attirent au moins autant de fidèles que les blogs, les chats ou autres. Le potentiel est toujours là en tout cas.

Je précise que j'ai également étudié le sujet des forums l'an passé. Je me permet un lien, pour ceux que le sujet intéresse : http://www.ouinon.net/index.php?2008/07/16/357-cartographie-forums-francophones

Et bien entendu, tout cela n'est que mon avis.

Commentaire / Où l’on reparle de Mediamétrie et Nielsen

Sur Ecosphère :

Si dans les chiffres publiés, on élimine déjà toutes les visites qui durent moins de 10 secondes (qui de surcroit ont peu de chance de rapporter aux annonceurs), je pense qu’on se mettrait à l’abri des dérives de l’audience artificielle qui ont fait polémique ces derniers temps (par exemple, l'obligation de cliquer sur un lien vers le Figaro pour accéder à un jeu en ligne) et autres opérations de référencement douteuses.

Commentaire / Le top 10 des twitterers français

Sur BienBienBien :

Je suis toujours aussi étonné du bruit que fait Twitter, qui ne compte pourtant pas beaucoup plus de 10 000 utilisateurs français enregistrés (source avec les chiffres les plus importants et récents que j’ai pu trouver : http://henri.websiteburo.com/2008/08/29/nombre-dutilisateurs-de-twitter-en-france/ *). Et encore sur ces 10 000, on doit retrouver la fameuse règle des 80/20 : 20 % qui doivent utiliser le service régulièrement pour 80 % qui se sont inscrit « pour voir » et qui ne l’utilise que très peu, voire plus du tout. Bref, toujours étonné du bruit que fait Twitter par rapport à son succès réel, en France tout du moins.

[* NDLR : beaucoup moins d'utilisateurs annoncés sur TwtitterFacts]

Commentaire / Qui a tué la blogosphère ?

Chez Narvic :

« Mais l’idée populaire que les blogs pouvaient se révéler une alternative, voire une attaque dévastatrice, contre les les médias s’est avérée naïve. »

Je crois que cette idée n’a jamais été populaire au delà d’un certain cercle d’observateurs médiatisés. L’idée que les blogs peuvent concurrencer les médias traditionnels appartient à quelques « gourous » du milieu — c’est à eux d’assumer cette naïveté et de tirer les conclusions de leurs prophéties marketing passées. Je suis sûr que 99,99 % des gens qui ouvrent un blog n’ont pas l’intention de révolutionner le monde des médias, d’en faire leur profession ou même d’en tirer un moindre revenu. Bien entendu, les lois de puissance qui régissent notre petit monde font qu’on entend plus le 0,01 % restant mais ce petit pourcentage n’est aucunement significatif de l’intégralité du monde des blogs. J’ai l’impression de toujours répéter la même chose ;-)

Quant au peu de blogs actifs par rapport aux inactifs, je pense (sans preuve) que la proportion a toujours été à peu identique. Peut être même qu’il n’y a jamais eu autant de blogs actifs (selon Technorati) qu’aujourd’hui, avec ces 1,5 millions d’unités.

En revanche, j’aurais envie d’aller plus loin en pensant qu’il y a sans doute bien moins de lecteurs de blogs qu’on nous le laisse encore entendre (80 % de visites qui ne dépassent pas 10 secondes ; la plupart des billets des flux RSS dont on ne lit que le titre ; les chiffres artificiellement gonflés par le référencement, etc.). La blogosphère est (a toujours été) probablement survendue, pas seulement sur le nombre de blogs actifs, mais aussi sur le nombre de lectures (≠ du nombre de visites ou de visiteurs), c’est à dire sur son influence réelle dans l’univers des médias. Pour l’instant, seuls les annonceurs semblent s’en rendre compte via un faible retour sur investissement constaté (ce qui induit un CPM en baisse) et les gourous du web, qui sont généralement les premiers à profiter financièrement du système sont encore peu prolixes sur ce sujet. Bizarre. On préfère annoncer pour la énième fois de « la mort des blogs », c’est plus choc, même si ça ne veut rien dire. À mon avis, ce n’est pas la blogosphère (le monde des blogs) qui est morte, mais simplement l’idée qu’ils s’en faisaient, à quelques uns.

Je pense que ce qui est exprimé dans ce billet ne se réfère pas à une notion de changement d’usages mais au simple fait qu’on commence à observer le monde des blogs de manière un peu plus réaliste.

(Avis de simple observateur, non expert du milieu.)

Commentaire / Le contenu est plus important que le contenant

Sur Tubbydev :

« Les blogs, en tant qu’outils de publication, ont révolutionné ceci car nul besoin d’un spécialiste pour créer son blog et donc publier ce qu’on veut sur le web. »

Ah ben oui mais il a quand même fallu quelques spécialistes pour coder les plateformes de blogs non ? Sans contenant, difficile d'avoir du contenu et ceci est d'ailleurs valable pour n'importe quel média. Sans papier, difficile de publier un livre, sans blog difficile de publier un billet. En revanche, sans contenu, on peut très bien concevoir un nouveau papier ou une plateforme de blogs ;-)
Dans le rapport contenu/contenant (un classique sur le web — et seulement sur le web — depuis des années ;-), je trouve qu'on a trop souvent tendance à « oublier » ce qui a rendu la publication possible et surtout « facile » (les guillemets car encore faut il avoir un ordinateur… qu'il d'ailleurs a fallu concevoir, commercialiser et acheter). D'ailleurs, sais-tu qu'il y a un typographe qui a bossé des mois pour concevoir la typo Courrier que je saisi dans ce commentaire ? ;-) Sans tous ces gens qui ont passé une partie de leur vie à penser le contenant et les outils qui le rendent fonctionnel, je pense que nous en serions toujours à la tablette d'argile et au stylet !
Bref, à mon avis, tous rapports de force entre les notions de contenant et de contenu me semblent un peu « décalé ». Ce sont deux choses fondamentalement complémentaires et je pense que l'une ne sera jamais plus « importante » que l'autre.
(disclosure : je suis designer. On me paie même parfois plus cher que certains auteurs pour mettre en valeur leur contenu, comme quoi ce ne doit pas être tout à fait inutile ;-)

Commentaire / À propos des forums

Sur Internet et opinion(s) :

Dans le registre « les membres se rencontrent », je connais et suis membre de l’excellent forum photo Pixelistes (utilisateurs d’appareils Nikon only) ou les lecteurs organisent chaque mois, spontanément, des dizaines de rencontres à travers la France. Un sous-forum a même été créé. Fouillez un peu, c’est assez fascinant !

Sinon, je crois qu’entre blogs et forum, il y a aussi une notion de « propriété » qui fait la différence sur beaucoup de points (règles, identité, rapport aux autres sites, implication des contributeurs, horaires d’activité, maitrise du contenu, etc.). Un blog appartient à quelqu’un tandis qu’un forum est un lieu public ou les vrais propriétaires sont peu visibles. La différence entre un café et un parc municipal, si j’ose dire.

Dans ce registre, il y a l’exemple de JeuxVideo.com (que j’ai appris à connaître durant mes recherches), ou chaque utilisateur peut créer « son » sous-forum sur un titre de jeu vidéo (un seul sous-forum par jeu, cependant). Ainsi, JV.com comporte plus de 11000 sous-forums. Il y a des mouvements internes qui se créent (comme le « noelisme »), des fansites externes qui se montent pour parler de la communauté (avec leurs propre forum, of course), il y a même un informaticien qui a créé un site externe pour mesurer les stats de chaque sous-forum, car les admins ne les donnaient pas ! Ce type d’effervescence là aussi est fascinant, je trouve.

Commentaire / Pourquoi j’ai décidé de sortir du classement Wikio

Chez Fred Cavazza :

Tempête dans un verre d’eau, pas forcément.
Ton cas est précis, il est lié à ta profession et tu l’as parfaitement exposé. Maintenant, je pense à tous les blogueurs qui figurent dans ce classement, qui n’ont pas forcément tes contraintes mais qui aiment à déclarer que les classements ne servent à rien, que c’est une mesure de quéquettes, etc.
En te retirant au moment ou tu occupes le haut du classement Wikio, en quelque sorte, tu mets les anti-classement-classés en porte-à-faux d’un point de vue idéologique. Ces blogueurs là vont-ils assumer leurs idées jusqu’au bout et suivre ta démarche, maintenant qu’on sait tous que c’est possible ? (on le savait déjà avant mais ton cas médiatise quand même bien cette possibilité de se retirer d’un classement)

Commentaire / L’audience de l’information en ligne : médias, sites pur web et blogs

Chez Narvic :

Attention, on remarque que la courbe du blog Transnet (blog du Monde) et celle du Monde.fr sont les mêmes. Conclusion : Google Trends additionne les résultats de tous les sites d’un même domaine. À partir de là, vu l’importance de sa plateforme de blogs, Le groupe Le monde n’a pas de mal à s’imposer largement par rapport aux autres. Idem pour le Figaro et le Figaro madame etc., ou encore Techcrunch .fr et .com. C’est un grand classique ;-) On remarque d’ailleurs aussi ce phénomène avec Alexa qui additionne par exemple tous les sites de la plateforme Haut et fort.

Commentaire / Orange mécanique ta face

Chez Osmany :

Tiens, un billet ou on peut parler de foot en cachette, dans un petit coin de commentaire ;-)

Attention quand même à ne pas tirer de conclusion trop hâtive : la défense a toujours été notre point fort, je pense que ce serait bête de tout remettre en question à cause d'un match ou la Hollande à eu beaucoup de réussite devant le but. Par contre, en ayant marqué seulement 4 buts en 2008, c'est sûr qu'on est pas près de remporter l'Euro… Seul point positif : les français n'ont pas trop joué en retrait pour une fois, et sont vraiment allé de l'avant dans leurs passes (mis à part Toulalan qui fait toujours 80 % de ses passes en retrait…).

Pour la suite, de toute façon, il ne faut pas rêver : les oranges, premiers du groupe quoi qu'il arrive, vont faire jouer leurs remplaçants tranquillou, histoire de faire un petit décrassage et quelques réglages avant d'entamer les choses sérieuses en quarts (surtout ne pas se blesser et ne pas trop forcer). À la rigueur, je pense même que les Hollandais ne seraient pas malheureux de perdre contre les Roumains et de voir ainsi sortir l'Italie et la France du tournoi, deux concurrents, malgré tout expérimentés, qui pourraient être plus redoutables dans les tours suivants s'ils venaient à rejouer contre la Hollande. Bref, non seulement on ne le mérite pas beaucoup mais en plus, on a très peu de chance de passer…

Commentaire / Le livre résiste et s’adapte au net

Chez Narvic :

Je pense qu’il y a une notion d’objet qui est particulière au livre. Un journal part à la poubelle après lecture alors qu’un livre est précieusement conservé, transmis ou vendu. Il en est d’ailleurs de même pour certains magazines : je pense qu’on conserve plus facilement un National Géographic qu’un numéro de Voici par exemple. Il y a un marketing et une culture de l’objet qui dépasse le simple aspect fonctionnel ou économique de la diffusion en numérique.
En fait, pour extrapoler aux autres supports, je crois que plus un contenu est conçu (et perçu !) pour garder sa valeur dans le temps, plus les consommateurs sont prêt à payer pour un objet (mp3 propre, CD, DVD, livres, mags, journaux « collectors », etc.). Je pense que tout ce qui est « jetable » (au sens premier, mais aussi au sens « mauvaise qualité ») est appelé à être fortement concurrencé par le net à plus ou moins brève échéance.

Commentaire / Labellisé dinoblogueur

Chez Laurent Gloaguen :

Oué ! Après recherches, j'ai enfin retrouvé la date de mon premier billet sur un blog. Ce fut le 12 décembre 2002 sur le défunt blog de Praktica.net, soit -291 jours avant Loïc le Meur et -14 jours avant Laurent Gloaguen.
Ouf. Je, je suis un dinoblogueur, je vais pouvoir continuer à écrire des conneries sur mon blog en toute tranquillité ;-)

Commentaire / Un burger (ou pas), un blogueur

Chez Mr Dream :

Mais ils vont arrêter (ou pas) tous ces blogueurs (ou pas) de mettre des « ou pas » partout (ou pas) ! ;-)

[NDLR]