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Venise



Je suis parti 4 jours à Venise la semaine dernière. C'était Génial ! Que dire de plus…
Arrivée en taxi-bateau (motoscafo pour les intimes) juste devant l'hôtel, marches et visites quotidiennes dans la ville de 9 h 00 à 18 h 00 pour ensuite rentrer à l'hôtel, qui était de grand standing (gâtés, puisque le voyage + l'hôtel étaient un cadeau), pour y prendre un bon bain réparateur avant d'enchaîner sur un très bon restau. Pleins d'images, plein de souvenirs, plein de saveurs, quelques anecdotes perso bien rigolotes, voyages aller et retour en avion près d'un hublot (c'était mon baptême de l'air). Même si les prix sont comparables à Paris, c'est à dire chers, les locaux sont habitués à vivre toute l'année avec le tourisme, donc sympas et pas arnaqueurs. Le pied !
J'ai dû enchaîner directement en rentrant sur une grosse charrette qui m'a pris le vendredi et le weekend (d'où mon silence, alors que nous sommes rentré jeudi soir – d'ailleurs en 4 jours d'absence, nous avons eu 3 commandes de boulot… il faut bien ça si on veut se refaire un voyage un de ces quatre ;-)
Depuis notre retour, j'écoute « una storia importante » de Eros Ramazzotti en boucle, aidez moi ;-)

PS : nous n'avons pas fait de balade en gondole ;-)



Demain, je prends l'avion pour la première fois

Direction Venise pour 4 jours. Un superbe cadeau offert par ma belle famille pour les 30 ans de ma compagne. Notre fils est parti tout à l'heure chez sa grand mère qui le gardera (pas facile de se séparer). Et donc, en ce qui me concerne, ce sera mon premier voyage en avion ! Une obsession : être près d'un hublot pour voir le paysage et les nuages.
Je n'ai pas peur de prendre l'avion, bien au contraire mais il faut savoir que je suis de genre anxieux avant les trajets longs, surtout lorsqu'il se font en commun. Par exemple, lorsque je prends le train, j'ai l'habitude de me pointer 45 minutes avant le départ. J'ai veillé hier soir jusqu'à une heure du matin pour pouvoir enregistrer notre billet en ligne (service ouvert 30 heures avant le départ – ce qui permet également de choisir sa place) et pas de bol, comme nous passons par une agence de voyage, nous n'avons pas la main sur le dossier et cela n'a pas été possible. Rendez-vous donc demain, lundi, à 5 h 25 à Roissy pour un enregistrement « en dur », en espérant qu'il nous restera un hublot bien placé pour profiter à fond de cette découverte !

Autre obsession : la taxi qui doit venir nous prendre à 5 h 00 pour nous emmener à l'aéroport (réservé depuis ce matin… on ne se refait pas) sera t-il à l'heure ? Stress ;-)

Et puis, bien sûr, Venise et notre hôtel situé sur les quais Schiavoni, à 300 mètres de la place Saint Marc, avec transfert de l'aéroport directement à notre hôtel (« Londra Palace ») en bateau-taxi. Là, c'est de la science fiction… même après avoir potassé guides et cartes, je n'arrive pas à me projeter dans cette ville dont tout le monde me parle avec tant enthousiasme. Je pense que je ne réalise pas et je ne sais pas ou je serai demain à cette heure. Et c'est très bien comme ça ;-)

Retour Jeudi soir, inch'Allah comme on dit.

Un buzz sympa qui s’est diffusé hier en dehors des blogs « technoratistes »

J'avais évoqué il y a peu ma découverte émerveillée du blog Badstrip. Depuis, j'ai découvert que Davy fait parti des animateurs de toute une communauté rassemblée autour de son blog, de la chaîne de télé-geek Nolife (Canal 123 de la Freebox ; 68 de la NeufBox ; 77 de la AliceBox) et de la série NerdZ qui y est diffusée. Ça bouge, ça vit, il y a de l'invention et pas mal de déconne, le tout avec peu de budget. Bref, bon esprit.

Hier, je découvre une vidéo dans un billet de Badstrip. Une vague histoire de fellation entre hétéros après une soirée trop arrosée. Version Davy de Badstrip…


… et version Poulpe, un autre blogueur/animateur/acteur de la communauté :



Suite à ces vidéos, beaucoup de commentaires qui se partagent entre chasse au fake, compassion, et déception de voir la série NerdZ disparaitre. Il s'avère aujourd'hui que ces deux vidéos étaient des fakes. Mais en quelques heures, Olive qui fait aussi parti de la bande, se lance dans une parodie assez poilante, surtout à partir du milieu…



… Olive reçoit même un coup de téléphone de fan filmé en live :



On enchaîne avec 2 parodies de fans : Jack et Xiet.

La fin de Nerdz sélectionné dans Evènements


Davy et Poulpe semblent se tirer la bourre concernant le nombre de commentaires de chaque billet, je peux aider à faire l'arbitre en comptabilisant les nombres de vues : à 9 h 50 celle de Badstrip a été vue 2213 fois ; celle de Poulpe a été vue 2003 fois… c'est serré et je soupçonne ces deux blogs d'être lu par les mêmes lecteurs ;-)
Je précise que le terme « Technoratiste » utilisé dans le titre est en référence à l'outil Technorati qui permet d'établir un rapport « d'autorité » entre les blogs en comptabilisant leur nombre de liens entrants (qui de fait avantage une catégorie de blogs qui sont les plus lus par d'autres blogueurs — on appelle aussi ces blogs les « influents »). Ce terme n'est pas employé dans un sens péjoratif mais dans un but descriptif.
Je trouve donc intéressant de suivre ce petit buzz qui se passe loin des blogs le plus médiatisées.

Ça n'a rien à voir avec ce buzz mais concernant la communauté NerdZ, j'avais bien aimé également cette vidéo, sur une séance de dédicace à la Fnac ou Davy pensait qu'il n'y aurait personne :

Un nouvelle épreuve olympique : le parcours de la flamme



Lors du passage de la flamme olympique à Londres, un manifestant a réussi à y aller à l'extincteur, malheureusement sans succès.
Au fond, ces risques d’incidents donnent un véritable intérêt au parcours de la flamme. Si j'étais président d'une chaîne de télévision, je ferais tout mon possible pour obtenir les droits de retransmission du relais parisien (demain, lundi) en direct et en intégralité : carton d'audience assuré. D'ailleurs, le fait que personne n'ai pu obtenir ces droits est assez révélateur de l'hypocrisie des autorités vis à vis des évènements. Qui va réussir à éteindre la flamme ? Combien de môles pénétrant vont se constituer pour tenter de franchir les cordons de sécurité ? Qui va se dévouer pour courir à poil devant le cortège ? Les cameramen accrédités auront ils le droit de tout diffuser (bannières, huées, jets divers) ? À l'avenir, le « Réussirez-vous à éteindre la flamme » pourrait même devenir un vrai concept de jeu télévisé, entre Interville et Pékin express.
À priori, un dispositif de sécurité titanesque est prévu pour le passage de la flamme à paris, avec plus de 3000 policiers mobilisés dont 400 qui resteront à proximité, dans un périmètre de 200 mètres autour de chaque relayeur (à pieds, en rollers, en vélo, en moto), c'est au delà de ce qui se fait pour un chef d'État et c'est presque le double des effectifs mobilisés à Londres. Robert Ménard, secrétaire général de RSF s'est déclaré être « abasourdi » par l'ampleur du dispositif de sécurité parisien mais ne se démonte pas et maintient sa promesse « d'actions spectaculaires » pour demain. Aussi, secrètement, je me plais à imaginer un Noël Godin et sa bande d'entarteurs réussir un attentat pâtissier comme ils en ont le secret, ce serait assez fabuleux :-)
Allez les petits !

Pour des infos un peu plus consistantes sur la liberté de presse, l'un des nombreux points noirs du régime chinois, voir le site de Reporters sans frontières.

Colloque Carto 2.0, j'y étais



J’ai assisté hier au colloque Carto 2.0, sur la cartographie de l'information (j'ai payé ma place, ceci n'est donc pas un billet de complaisance). Globalement intéressant, bien organisé, dans des locaux à la hauteur (l'école d’ingénieurs en sciences des technologies de l'information – ESIEE).

Sur les 12 exposés que j'ai suivis, quelques uns m'ont particulièrement marqué :

Laurent Balydier – Kartoo : belle présentation des outils des services proposés, notamment pour ce qui concerne Quintura et Kartoovisu, des outils de tri des résultats Google, diablement efficaces. Comme le disait simplement Laurent : « 90 % des recherches se font rapidement et simplement par les moteurs de recherche, notre rôle est d'aider les utilisateurs à faire les 10 % de recherches d'information qui posent problème ». Également un sympathique outil de représentation de résultats par arborescence thématique, ce qui favorise la découverte et la veille.

Étienne Roche et Frédéric Griffe – Iconocast : Iconocast réalise des outils de visualisation de données sur mesure. Assez bluffé par les réalisations présentées, tant en terme de design (à 15 h, c'est la première conférence ou l'on voyait un projet comportant du design, enfin – j'ai failli croire à un moment que le travail de représentation et de traitement visuel n'était plus celui des graphic designers ;-), d'interactivité et de navigation. Des manières pertinentes de présenter des informations complexes. Plutôt que de long discours descriptifs, je vous invite à jeter un œil sur la galerie d’Iconocast. Pour l'anecdote, la dernière présentation concernait un graph interactif de « fonds de fonds » (en finance), exercice très complexe auquel je me suis déjà frotté sur version papier pour un client avec une efficacité moyenne car les limites de place à l'intérieur d'un document imprimé sont très contraignantes par rapport à la complexité du sujet. Donc, assez bien placé pour comprendre que l'interactivité et la représentation 3D du travail d’Iconocast apportent un vrai plus.

Guilhem Fouetillou – RTGI : Guilhem n'a eu le temps que d'évoquer les problématiques de communication propres aux médias sociaux, chose à laquelle je suis très sensible. J'étais d'accord sur toute la ligne avec l'analyse présentée que je ne vais pas reprendre ici d'autant qu'elle correspond à beaucoup de choses que j'ai déjà écrit ici ou sur d'autres blogs. Intéressant d'avoir ce genre d'analyse car beaucoup de conférenciers présentaient des outils de représentation du net par échange de liens, sans trop parler de l'interprétation qu'il faut en avoir (rapport aux type de donnée, aux médias, à « l'influence », aux micro communautés, aux spécificités comportementales des communautés, à la « porosité », etc. En gros, ce n'est pas parce qu'un site à beaucoup de liens entrants qu'il a forcément plus d'audience, de popularité ou de « vrais lecteurs »). Même si je connais déjà, j'étais quand même un peu frustré de ne pas avoir pu voir de présentation des solutions de veille proposées par RTGI, par son fondateur.
Amusant, Guilhem Fouetillou avait montré en exemple l'analyse réseautique du oui et du non pour le référendum européen, en démontrant par un graph que les résultats étaient prévisibles par le net (croisement de liens et de sémantique). À la fin de l'exposé, un auditeur lui a demandé sur un ton amusé quel serait le prochain président des US. Sans pour autant s'engager, d'après le buzz, Guilhem a répondu Obama. J'ai comme un doute sur la réalisation de ce pronostique… à suivre ;-)

Olivier Nerot – Social Computing : Olivier (qui était assis à deux places de moi lors du repas du midi et dont je n'ai pas reconnu la photo sur les actes imprimés, dommage !), qui a passé un Doctorat sur les réseaux neuronaux a entièrement consacré son exposé à une très pertinente comparaison des réseaux neuronaux et des réseaux de liens internet. Jusqu'à en tirer des analogies concernant l'intelligence, la mémoire, l'étude, pour finir sur la notion plus large d'intelligence collective. Très bon.

Claude Aschenbrenner – blog Serial Mapper : pour moi, c’était un peu la récréation. Dans l'esprit de son blog, Claude a présenté des exemples intéressants de cartographies de l'information. Personnellement, je ne suis pas fan des représentation cartographique du web sur plans de métro (remplacer le nom des stations du métro de Tokyo par des noms de sites chopés sur des rapports d'audience annuels de Nielsen, je ne vois pas l'intérêt par rapport à de simples listes typographiques hiérarchisées par catégories – ce qui serait un peu moins coloré mais beaucoup plus lisible) mais je partage un intérêt pour la plupart des autres cartes présentées, notamment pour celle de Joseph Minard qui montre la perte d'effectif au cours de l'avancée et de la retraite des troupes napoléonienne en Russie :

Comme le disait Claude, en voyant cette carte, pas besoin de long discours pour comprendre le désastre militaire et humain de cette campagne (en marron, l'effectif et le parcours à l'aller, en noir, l'effectif et le parcours au retour). Un véritable plaidoyer pour les systèmes de représentation visuelle – combien de pages de texte aurait-il fallut pour traduire les données de cette carte avec des mots ? (d'autres travaux de Minard sur ce site).
J'ai également particulièrement apprécié le fait que Claude Aschenbrenner évoque exclusivement des cartes conçues « à la main » sans outils de préformatage comme cela est souvent le cas aujourd'hui, notamment dans les présentations des autres conférences. La représentation visuelle sur mesure (avec des outils de design graphique par exemple) demande un travail de « traduction » des données et de rendu un peu plus conséquent mais quel régal !

Je me suis sauvé à 17h45, sans avoir pu voir les 2 dernières conférences et sans avoir bu le champagne de clôture.

Quelques uns de mes sites favoris au sujet de la représentation graphique de l'information, pour ceux que le sujet intéresse :
Strange Maps
Creative Mapping
Information aesthetics
Visual complexity
Caida
The collection
Les cartes de mémoire sur Flickr
Edward Tufte

La gifle de Berlaimont — obstinément

Le 2 février dernier, j'avais écrit un billet dans lequel je dénonçais les apologistes de la baffe. Également beaucoup de discussion dans les commentaires du billet de Me Éolas où je me suis lancé obstinément, tel un troll militant en période d'élection présidentielle. Je reviens aujourd'hui sur cette histoire, suite à un article de Libération que je ne trouve pas trop mauvais mais quand même assez symptomatique de l'opinion publique sur cette affaire. Encore un billet où je ne vais pas me faire que des amis mais je suis sûr que nous pourrons le devenir sur beaucoup d'autres sujets, d'autant que je n'ai vraiment rien contre les profs ;-)
L’article est disponible sur le site de Libé, il s'intitule Un tribunal pour une claque, écrit par Véronique Soulé. Cet article revient sur les faits au-delà de la simple gifle, ce qui est assez rare pour être signalé – en février je n'avais trouvé que 3 ou 4 journaux qui décrivaient les faits tels que décrit par le procureur, sur aveux du prof + témoignages des élèves, les autres journaux n'évoquaient qu'une malheureuse gifle. L'article évoque également le changement de cap récent du professeur qui souhaite finalement un vrai procès public alors qu'un arrangement avait été trouvé sur la procédure simplifiée du « plaider coupable » puisque les faits sont clairement établis. Je vais reprendre quelques extraits de l'article de Libération, pour exposer point par point ce qui me pose problème.

« Poursuivi par la famille d’Alexandre, l’élève de 11 ans qu’il a giflé, il avait d’abord accepté la procédure du plaider-coupable qui permet un arrangement sans passer devant le juge. « C’était pour avoir l’esprit tranquille, explique Maître Jean-Marc Villesèche. Mais, depuis, il a reçu 40 000 lettres de soutien, essentiellement d’enseignants, une mobilisation peu compatible avec une audience non publique. » »

Il a reçu 40 000 lettres de soutien (selon les syndicats) grâce au travail des syndicats enseignants. Si l'on en croit la très grosse majorité des articles publiés dans la presse au moment des faits, les syndicats enseignants semblent s'être chargé en exclusivité « des relations presses » de l'affaire puisque la quasi-totalité des journaux n'ont évoqué qu'une simple gifle, ce qui évidemment a permis de rallier une bonne partie de l'opinion à la cause de l'enseignant. Dans ces conditions, il est assez facile d'obtenir des signatures, des articles à charges contre l'élève et son père, et lettres de soutien. Bref, je veux bien qu'on parle du nombre de signatures et de lettres de soutien estimé mais il faudrait aussi évoquer la communication qu'ont fait le SNES et le SNALC sur cette histoire, en janvier dernier.

« L’enseignant ne conteste pas les faits. Pour lui, cette gifle a été un « geste malheureux » qu’il regrette. Mais il dit ne pas mériter pas le traitement qu’il a ensuite subi : une interpellation à son domicile, une garde à vue de 23 heures et l’accusation de « violence sur mineur » pour laquelle il encourt jusqu’à cinq ans de prison. »

Personnellement, si dans la rue, je prend une personne (un adulte en pleine force de l'âge, même), lui vide sa sacoche par terre, la plaque contre un mur, lui donne une gifle et la traine sur 5 mètres, je ne serais pas étonné de finir au poste, même si dans la foulée, ce personne a oser m'insulter. Surtout si j'ai un taux d'alcoolémie significatif au moment où l'on m'arrête. Il y a contraste entre cet enseignant qui reconnait de suite les faits (assez salés) d'un côté et qui s'étonne de sa garde à vue de l'autre (dont on peut supposer qu'elle ait aussi servi à vérifier que cela ne s'était pas déjà produit par la passé, puisque l'enseignant avait demandé à ces élèves de ne rien dire).

« Uniforme. Le lundi 28 janvier, à 9 h 15, José Laboureur, enseignant au collège Gilles-le-Chin de Berlaimont (Nord), demande aux élèves de 6e3 de remettre les tables en place. Elles ont été bougées pour des travaux pratiques. Mais Alexandre, un élève sans problème, traîne. Le professeur jette alors toutes ses affaires par terre. Comme l’élève lui demande pourquoi, il le saisit par le pull. « Connard », souffle Alexandre. La claque part. Puis José Laboureur l’emmène dans une pièce à côté pour lui faire écrire une lettre d’excuses. Rentré en classe, il décrète que l’incident est clos et demande aux élèves de ne plus en parler. Mais pendant la récréation, deux collégiennes vont à l’infirmerie et racontent tout. La principale convoque les parents. Le père, gendarme, débarque en uniforme car il est de service. « Moi aussi on m’insulte souvent mais je ne réponds pas par la violence », lance-t-il au professeur. »

Une bonne partie des faits, tels que décrits par tous les acteurs de la scène, prof compris. Bon, il manque le placage contre le mur et le fait que l'élève à été trainé pour écrire son mot d'excuse mais c'est déjà pas mal [plus de précisions sur les faits à la fin de mon précédent billet sur la question et dans le 3e commentaire ci-dessous]. Paragraphe où l'on apprend surtout que l'élève était sans problème, un véritable scoop puisque tout l'argumentaire des apologistes de la baffe tournait autour du comportement soit-disant odieux de cet élève, sans doute mal éduqué par ses parents (j'en passe…). Vous vous demandez sûrement ce que vient faire le mot « uniforme » au début de ce paragraphe pourtant éloquent ? On y vient…

« C’est là que les choses dérapent. Devant les parents, José Laboureur reconnaît sa faute et s’excuse. Mais apparemment le père attend qu’il soit sanctionné et il est déçu par la principale qui ne semble pas vouloir donner suite. Il décide de porter plainte. Deux heures plus tard, la police débarque au domicile du professeur. Au commissariat, il subit un alcootest, positif. Il a bu deux bières au déjeuner. Il reconnaît qu’il a un problème d’alcool et qu’il est suivi. Il ne reprendra pas les cours : en butte à une dépression, il se met en congé maladie. Alexandre, lui, a trois jours d’exclusion de cours. »

C’est là que les choses dérapent ! Cette phrase est très symptomatique du travail de communication fait par les syndicats vers l'opinion publique : non, les choses n'ont pas dérapé lorsque l'élève s'est fait violemment humilier devant ses camarades, mais elles ont dérapé au moment où le père a demandé à ce que le prof soit sanctionné. Cherchez l'erreur ! Congé maladie du prof, pendant ce temps, en plus de sa correction, l'élève s'est pris trois jours d'exclusion (sur demande du ministre) et a dû changer d'école. Notons que depuis janvier, le recteur a annoncé qu'il ne sanctionnerait pas professionnellement l'enseignant. En gros, la seule personne qui a été punie jusqu'à présent, de par son humiliation, son exclusion et son changement de collège, c'est l'élève de 11 ans.

« La gifle est excusée au titre qu’un prof peut craquer face à des enfants toujours plus insolents. Mais c’est surtout la réponse policière et judiciaire qui choque. Le fait que le père soit un gendarme n’arrange pas les choses. « Je note que jamais la réponse policière n’a été aussi rapide », dit l’avocat. »

Hop, Libé revient sur la gifle, comme s'il n'y avait eu que cela, alors que les faits sont décrits juste avant. À mon avis s'il n'y avait eu qu'une gifle, le père n'aurait pas porté plainte, tout le problème est qu'il n'y a pas eu qu'une gifle ! « C'est surtout la réponse policière qui choque » Non, par rapport aux faits, cette réponse policière ne me choque pas (balancer les affaires de l'élève au sol, le prendre par le col et le plaquer contre un mur, insulte de l'élève, le gifler, le trainer à travers la pièce pour écrire un mot d'excuse, puis dire aux autres élèves de ne rien dire, rien que ça). Perso, c'est l'attitude du prof et aussi, la façon dont cette affaire a été traitée dans la presse, ainsi que la récupération politique de cette histoire par les syndicats, François Fillon et Xavier Darcos qui me choquent. Quant au père gendarme, on s'en fout : je trouve cette précision totalement anecdotique par rapport à la gravité des faits.

« Impact. Deux syndicats enseignants - le Snes, à gauche, et le Snalc, à droite - lancent alors des pétitions de soutien. Avec l’affaire, c’est tout un ras-le-bol qui s’exprime, contre les difficultés croissantes du métier, contre le manque de reconnaissance, la baisse de prestige, etc. José Laboureur est devenu la victime d’un système qui envoie ses profs en première ligne et ne les défend plus. On le présente comme un enseignant exemplaire et dévoué. Quelques voix pourtant décrivent un prof autoritaire dont la carrure en impose. Son avocat reconnaît « une réputation de sévérité ». »

Sans se soucier de la petite victime, les syndicats veulent reprendre cette histoire à leur compte pour exprimer les difficultés du métier. Personnellement, j'aimerai bien que l'on parle avant tout de la difficulté sociale des gamins à problèmes (monoparentalité de plus en plus répandue, difficultés familiales, difficultés financières, climats social de certains quartiers, etc.) avant de parler de celles des profs qui ont pris la mauvaise habitude de pointer systématiquement du doigt les parents d'élèves qui sont forcément plus cons « qu'avant ». Chez les réactionnaires, « avant » est une période obscure, ce n'est pas le XIXe s. ou il fallait aller travailler à 12 ans, ce n'est pas l'année dernière, ce ne sont pas les guerres, ce ne sont pas les vagues de racisme qui ont rongé la France du XXe s. , ce ne sont pas ces décénies ou l'accès à la culture était difficile, c'est une période jamais définie mais pleine de qualités, que l'on ne peut donc pas remettre en question. Mais ce qui m'intrigue le plus dans cette histoire, c'est surtout l'idée d'utiliser un procès publique, pour communiquer sur les difficultés de ce métier d’enseignant. Pourquoi ne pas faire cette opération de communication sur une histoire qui soit un peu plus à l'avantage de la profession ? Dans l'état actuel, c'est un peu comme si les syndicats policiers se servaient d'une bavure pour dénoncer les difficultés du métier ; ou comme si la FFF faisait la promotion du coup de boule de Zidane pour combattre le racisme dans les stades… Il y a plus efficace et plus respectueux en terme de communication. Si les faits sont plus largement médiatisés dans leur intégralité au moment du procès (d'ici l'été si j'ai bien compris), et il y a des chances que ce soit le cas si l'on en croit la dernière interview du procureur d'Avesne qui semble bien remonté par la tournure des choses, il ne faudra pas s'étonner de l'indignation des gens vis-à-vis de l'opération de victimisation du professeur, qui a été faite sur cette affaire. Cela vaut aussi pour Fillon et Darcos « qui ne savaient pas » au moment ou ils ont soutenu ce prof qui a donné « une petite claque » devant un élève au comportement « inqualifiable »… juste avant de placer leur proposition de réintroduire à l'école leur leçons de morale d'avant 68, ça tombait bien.

Je ne suis pas juriste et je ne souhaite pas que cet enseignant soit condamné à une forte indemnisation, à une peine d'éloignement ou autres. Le geste du prof est excusable et rentre dans un contexte éducatif qui aurait pu jouer (jouera ?) en sa faveur. Ce que je condamne, c'est la façon dont les articles de presse sont traités à charge contre la victime et son père ; la façon dont cet enseignant fautif est utilisé pour en faire un martyr de la profession ; la façon dont le recteur a baissé son froc en refusant de sanctionner professionnellement l'enseignant (3 jours auraient suffit… peut être même que le père aurait retiré sa plainte si ça avait été le cas ?) ; la façon enfin d'utiliser le tribunal et faire fi de la victime pour défendre les conditions d'une profession, aussi difficile soit-elle.
Tout le poids de sanction repose désormais sur la justice. Je le répète, je ne souhaite pas que cet enseignant soit condamné outre mesure, mais vues les agitations et pressions provoquées par les syndicats depuis l'interpellation, il ne faudra pas venir pleurer si c'est la cas.

S'il y a des commentaires sous ce billet, merci de ne pas faire trop de corporatisme. [suite à un commentaire, je barre cette phrase]
Ce billet traite d'une affaire précise et surtout, de son traitement médiatique et non de la profession d'enseignant, que je respecte, comme la très grande majorité des français.

Édit : un commentaire m'informe qu'une pétition a été lancée pour la défense de l'élève petition.et-pourtant.org

Les chronologies de Maurice Griffe

Il me prend l'envie d'écrire sur les chronologies de Maurice Griffe.



Ces livres-objets méconnus sont de véritables Ovnis dans le monde de l'édition.
Dans la forme, ces chronologies sont reliés en accordéon, c'est à dire en un seul feuillet de 34 cm de haut sur… plusieurs mètre de large (j'ai mesuré celle qui concerne l'Histoire de l'informatique, le feuillet fait 9,80 m). Les plis en accordéon permettent de pouvoir lire confortablement ce feuillet sur des pages de 24 cm de large, comme un livre commun, tout en laissant la possibilité de déplier l'ensemble, ce qui colle parfaitement à la présentation du contenu, entièrement sous forme d'une frise chronologique, donc.
Performance dans la fabrication, mais aussi dans le contenu puisque loin d’être un gadget marketing, la représentation chronologique est un vrai prétexte à présenter intelligemment un contenu dense et précis, toujours lié à l’Histoire. Graphiquement, on y retrouve un esprit « fait main » qui fleure bon la photocomposition, à coup de blocs textes préconçus, glissés un peu partout ou il y a de la place. Ce n'est pas du grand graphisme mais il y a un esprit, une marque de fabrique, un univers graphique un peu cheap & fouilli auquel on s'attache vite.
Atypique également par son auteur puisque Maurice Griffe est né en 1921 et sa passion pour l'Histoire ne lui est venue qu'au début des années 50. L’homme écrivait, dessinait et fabriquait ses frises pour son plaisir. Ce n’est qu'en 1993, après une longue carrière professionnelle d’ingénieur chez IBM (qui a débutée en 1939 ! IBM s'appelait alors « La Compagnie Électro Comptable ») qu'il lui fut offert la possibilité d'éditer ses volumen, plus de 40 ans après les premiers coups de crayons et de ciseaux. La passion de toute une vie enfin immortalisée sur le papier, à 72 ans.

À titre personnel, je possédais déjà la chronologique sur l'Histoire de France et me suis offert mardi dernier, au salon du livre, la chronologie de l'histoire de l'informatique. Fabuleux ! Au total, Maurice Griffe a signé 49 ouvrages chronologiques qui sont toujours disponibles dans la commerce, entre 20 et 40 € l'unité. Fnac ou Amazon par exemple.

Le site internet (lui aussi très artisanal ;-)





« Ce travail de recherche a été fait pour mon plaisir. Ce but atteint, d’autres le reprendront. »

Xavier Darcos s'est fait moucher… bouh, que je suis triste ;-)

Les municipales sont un sujet très liés à l'actu locale mais quand même, je suis assez réjoui de voir que Xavier Darcos n'est pas passé. Notre ministre de l'Éducation nationale qui a fait sauter la carte scolaire, qui a soutenu ce prof « un peu » violent, et qui a souhaité réintroduire les leçons de morale à l'école (entre autres délires sarkozysites destinés à « droitiser » les jeunes pousses).

Autre commentaire sur Gilles de Robien. Durant mes 5 ans d'études amiénoises, je n'ai jamais ressenti de problème entre les habitants et l’ex UDF. Je l'ai même rencontré plusieurs fois dans mon passé de buveur de champagne en vernissages divers (dont 2 soirées de l'ambassadeur — des vrais ambassadeurs — comme dans les pubs Ferrero, oui monsieur). Un ville plutôt bien gérée si l'on fait abstraction des classiques magouilles concernant par exemple, les appels d'offres. Pourtant, j'ai passé ce weekend chez des amis d’Amiens qui m'ont un peu relaté le récent état de panique de l'ancien maire, comme par exemple sucrer une voie de bus entre les 2 tours (qui faisait grand bruit sur une artère principale clairement pas adaptée) ou faire poser à grand frais des palmiers sur le catastrophique chantier très avant-gardiste de la gare, histoire de faire bonne figure au 2e tour. Évidemment la politique d'une ville sur la durée d'un mandat ne se résume pas simplement aux travaux cosmétiques, mais quand même… Tout cet argent public jeté par les fenêtres ces dernières semaines n'aura pas suffit.

Wikio classe de manière thématiques les articles les plus « cités » du net francophone

Pour faire suite à deux de mes précédents billets : Estomac, discussion bloguesque du dimanche, classements et idées et Ça bouge chez wikio, je relaie une toute récente évolution qui m'intéresse particulièrement chez Wikio. Un classement qui sera sans doute bien utile à beaucoup de lecteurs puisqu'il permet de se diriger directement sur les articles (blogs + presse) les plus « chauds » du mois.

Comme les termes sont souvent discutés sur les blogs, je précise juste qu'en ce qui me concerne, j'ai mis le verbe « citer » entre guillemets dans mon titre car un article peut être cité sans pour autant être lié, et il me semble que Wikio se base sur les liens ;-)

Coup de pouce pour un livre

Billet non sponsorisé si ce n'est par la sympathie que j'ai pour ses auteurs.



Une page de tournée est un récit autobiographique, co-écrit par les deux anciens managers du groupe Mes souliers sont rouges, à savoir Arno Maneuvrier et Hugues Maréchal. Sortie le 15 mars, réservable dans toutes les libraires. Pour mettre, en appétit, il y a aussi le blog commun des auteurs : Et mes semelles sont usées !

« Pendant près d'une décennie, Arno Maneuvrier et Hugues Maréchal ont été les managers du groupe "Mes souliers sont rouges". Au fil des anecdotes, ils évoquent avec humour les coulisses, mais aussi les gloires et déboires de ce groupe qui, parti de Normandie, entraîna la France et la Belgique dans une réjouissante farandole. »

Un livre en quelque sorte auto-produit par Arno Maneuvrier qui a monté sa propre maison d'édition dans la foulée : Devoldaere. Maison d'édition d’auteurs, mais aussi tournée vers les entreprises et les particuliers puisqu'on peut y commander à moindre prix des polars personnalisés, dont on choisi le héros ; ou y commander des travaux plus importants comme des biographies de particuliers ou d’entreprises.

Coup de foudre pour un blog

Badstrip

Voila, découvert récemment, pas grand chose à ajouter. Le bougre n'affiche que les billets du jour sur la home, ce qui n'incite pas trop à la découverte lorsqu'on ne connait pas, pourtant je trouve que ça en vaut vraiment la peine. Strips, podcasts géniaux, finesse et simplicité du personnage, richesse d'expression, petites notes geek de temps en temps, sens de la surprise… j'adore !
Il y avait ce billet, et puis celui-là aussi ou encore le dernier en date, le tout ponctué par des mini BD autobiographiques comme celle-ci. Enfin bref, à priori, que du bon !

(Quand je découvre des blogs comme celui-là, je me sens encore plus petit.)

Une petite synthèse pour mieux interpréter les classements de blogs



Un sujet bien dans la tendance mais sur lequel je peux peut-être apporter un éclairage. J'ai souvent parlé de subjectivité à propos des divers classements de blogs car chacun est basé sur un critère de mesure précis (certains ont de multiples critères mais on ne va pas s'étendre trop dans les détails). J'en parle souvent dans des commentaires postés ici ou là et j'ai tout simplement pensé à regrouper mes infos et avis sur le sujet en un seul billet.

À propos des classements de blogs, on pourrait plus volontiers parler d'indicateurs complémentaires que de vérité scientifique, le tout est de le savoir.
Le savoir du point de vue des anti-classements (discussions qui se font entre blogueurs) : pour ne plus imaginer que ceux qui créent ces classements le font pour donner LA vérité mais simplement pour mesurer un critère précis, qui peut apporter aux lecteurs son lot d'information par rapport à ce qui est déjà disponible. Bien entendu, il y a souvent une notion d'image, de publicité ou de buzz associée, mais cela n'a rien à voir avec l’aspect fonctionnel qui lui, peut être beaucoup plus intéressant pour un grand nombre.
Le savoir également du point de vue des milliers de lecteurs (journalistes, observateurs, grand public) qui utilisent ces classements comme portes d'entrée ou comme boussoles pour se repérer dans la partie « émergente » du monde des blogs : pour ne pas prendre ses classement comme parole d'évangile, savoir les interpréter selon les critères de mesure pris en compte par chacun. Chaque classement apporte son angle de vue, son lot de découvertes, mais aussi ses limites et ses controverses.
Quant à ceux qui ne voient à travers ces classements que des « mesures de quéquette » (je prends les devant sur les éventuels commentaires ;-), c'est bien dommage de ne voir là que le côté compèt’ (je trouve même cela plutôt révélateur mais bon…). D'ailleurs, qu'est Google si ce n'est un classement de sites par mots-clefs ? Personnellement, c'est la fonction de représentation pour les lecteurs qui m'intéresse le plus (en termes de sélections, de tendances, de thématiques, de nouveautés, de recherches), pas de savoir si untel est passé de la 253e à la 232e place au mois de mars.

Je propose donc de passer en revue les principaux modes de classements disponibles sur le net et de faire une brève description et en expliquant surtout les limites de chacun. Ce n'est pas une analyse détaillée mais juste un billet rapide pour aider à mieux interpréter chaque type de classement — les liens cités ne sont pas exhaustifs, il ne s'agit que d'exemples.


Les classements par liens
De type Wikio ou Technorati. Ils mesurent principalement le nombre de liens pointant sur un blog (Wikio donne plus d'importance aux liens venus des blogs les mieux classés). Quelle que soit la finesse de l'algorythme utilisé, la mesure du nombre de liens avantage immanquablement les blogs les plus lus par les autres blogueurs (car seuls les lecteurs qui ont un blog peuvent faire des liens). Ce sont principalement les bogs à thématique « hi-tech » (geeks, gadgets, meta blogging, marketing web, entrepreneurs 2.0, etc.) qui bénéficient de cet effet « blog à blog ». En analysant les commentaires, on se rend compte que la proportion de blogueurs est moindre dans les autres thématiques, voir quasi-inexistante dans les blogs lus par le public venu des autres médias (blogs d'émission de radio, de personnalités…) donc même avec beaucoup de lecteurs, peu de liens entrant. En revanche, le nombre de liens permet d'établir un classement global, sensé prendre en compte tous les blogs sans inscription préalable (sauf exceptions).

Les classements par nombre de pages vues
Souvent liés à la publicité ou à un outil intégré sur des blogs affiliés, de type Blogbang ou Critéo. Seuls les blogs affiliés sont pris en compte, il ne s'agit pas de la globalité du monde des blogs. Comme les données annexes ne sont vraisemblablement pas prises en compte (voire plus bas, « Classement par nombre de visiteurs »), ces classements sont souvent troublés par les blogueurs les plus experts en référencement. Ceux-ci ont donc plus de pages vues (et probablement, de visiteurs) qui arrivent sur des mots clefs à succès mais sont proportionnellement moins lus par des « vrais lecteurs ».

Les classements et sélection par votes
Type palmarès du festival de romans ou Blogs de l'année 2005. Dépend soit des goûts et des connaissances du jury, soit de ce que lisent habituellement les votants, soit de l'audience sur chaque blog qui fait campagne. Les résultats sont qualitatifs mais également très subjectifs par rapport à la globalité du monde des blogs. De plus, ces systèmes demandent souvent une inscription préalable.

Les classements par nombre de commentaires
Type moi ;-) Pénalise les blogs dont le contenu n'appelle pas aux commentaires. Notamment les blogs experts sur un sujet (peu de monde peut donner son avis) ou les blogs d’info « sèche », ou l'auteur ne donne pas son avis personnel et où la possibilité de débat est moindre. Tous les blogs et billets ont un contenu et un lectorat qui se prêtent de manière différente aux commentaires. En revanche, le nombre de commentaires permet de prendre en compte tous les blogs (sauf rares oublis), sans inscription préalable.

Les classements par nombre d'abonnés RSS
Type Vincent Abry ou Blog Horizon. Comme pour les classements par liens, les classements par nombre d'abonnés ne peuvent favoriser que les blogs qui sont lus par un public familier des outils informatiques, c'est-à-dire encore une fois les blogs « hi-tech ». Il y a probablement moins d'utilisateurs de flux RSS chez les lecteurs de blogs culinaires que chez les lecteurs de blogs sur l’actu du web 2.0. Selon le mode de mesure, l'ancienneté des blogs peut également influer (à nombre de lecteurs égal, un blogueur plus ancien aura plus d'abonnés). Enfin, ces classements ne peuvent prendre en compte que les blogueurs qui ont un compte chez le lecteur de flux (Feedburner, Google Reader, etc.), ce n'est donc pas un classement global.

Les classements par nombre de visiteurs
Uniquement disponibles dans les agences internet qui ont accès aux statistiques détaillées de leurs blogs affiliés, cette mesure est la plus fiable, à condition de prendre en compte le temps passé sur chacun par exemple (ou beaucoup d'autres critères selon les besoins, puisque tous sont accessibles). Bien entendu, un accès aux stats permet une mesure on ne peut plus fiable mais là encore, impossible d'avoir accès aux statistiques de la globalité. Mais toute la difficulté reste d'évaluer les centaines de milliers de blogs dont on a pas accès aux statistiques sinon ce serait trop facile !

Le cas des Skyblogs
Mis à l’écart par tous les autres classements pour diverses raisons, les Skyblogs ont la particularité d'utiliser une plateforme commune, avec outils de mesure communs et avec son propre classement. Ce classement prend en compte le nombre de visites par mois, donc a priori, un classement assez fiable. Cela-dit, un peu comme le nombre de vues des sites de vidéos, ce sont des chiffres « propriétaires » (qui viennent de Skyblog), il y a donc toujours le risque qu'ils soient un peu gonflés pour faire bonne figure par rapport aux supports concurrents — ce qui ne change pas grand chose à l'aspect classement. En revanche, pas de tri thématique, ce qui limite grandement son intérêt côté lecteurs.


En espérant ne pas avoir écrit trop de bêtises. Je précise que je ne suis pas un expert (« spécialiste de rien du tout » à longtemps été la baseline de ce blog ;-) mais juste un utilisateur passionné, entre autres, par les divers modes de représentations du Web. Même si leur forme est chiffrée, les classements font partie de ces modes de représentation.

  • Mes commentaires ailleurs
  • Des commentaires que j’ai posté sur d'autres blogs.

Commentaire / Gratuit : danger ?

Sur Transnet :

« Le plus dangereux, aux yeux d’Iskold, est l’émergence de “la génération gratis” qui se réjouirait d’une telle proposition. Qu’adviendrait-il du travail sur lequel reposent nos sociétés si nous nous attendons “à recevoir quelque chose en échange de rien”. »

En échange de rien !? Les groupes de presse et les entrepreneurs de l’info font de l’humanitaire, c’est une bonne nouvelle. Un parisien voit aujourd’hui plus de 3000 images fixes par jours (pub, pack, enseignes, prospectus pour une grande partie) et tout cette communication est évidement payée par les consommateurs lorsqu’ils achètent un produit ou un service. Au contraire, il faut apprendre à cette génération que ce qu’on leur présente parfois comme gratuit, en réalité, ils le paient cher sans même qu’on demande leur avis.

Commentaire / Subventions d’État à la presse

Sur Novövision :

Comme je le laissais sous-entendre dans mon précédent commentaire, je ne connais pas les détails des critères d’attribution de cette subvention mais à propos de la différence web/papier, le papier à un lourde contrainte syndicale en terme d’impression et doit subir un monopole pour ce qui concerne la distribution (ce que n’ont pas les journaux régionaux qui distribuent eux-même dans leur région). Ces deux contraintes amputent généralement plus de la moitié de la moitié du CA des quotidiens nationaux français édités en papier, qui sont souvent obligés de réduire leur masse salariale ou de gonfler leur espace de pub (je ne parle même pas de la concurrence des gratuits car j’estime que ce n’en est pas vraiment une : quelqu’un qui lit le Monde quotidiennement ne fera pas entorse à sa fidélité pour se tourner vers Métro, par contre, le site est un gros vecteur de détournement du public par rapport au papier grace à de nouvelles fonctionnalités : temps réel, interaction, multimédia). Au final, les sites web des organes de presse français ont beaucoup plus de lecteurs que les versions papier, à rédaction égale (voire commune). Un Bakchich version papier ferait faillite en 2 mois s’ils avaient les mêmes contraintes de budget et l’investissement en correspondants, en envoyés spéciaux et en investigation que les grands quotidiens locaux ou nationaux + les contraintes de production liées au papier. De plus, il faudrait aussi définir la limite entre site de presse et simple site/blog d’actualité tenu par 2 journalistes et 3 stagiaires. Et également évoquer les velléités « d’indépendance » prônées par certains sites vis à vis des mécanismes publicitaires, étatiques et politiques des journaux historiques.
Considérant tout cela, le fait que les éditions papier de la presse quotidienne soient économiquement plus soutenues que les autres types de presse ne me choque pas. Mais encore une fois, même si je m’intéresse aux problèmes de la presse depuis des années, je ne connais pas les détails de la subvention évoquée dans le billet.
Enfin, le Figaro n’est pas cité par Bakchich dans l’attribution de la subvention : ce journal aurait-il touché moins que les journaux de gauche ? (simple question, encore une fois, je n’en sais rien)

Commentaire / Journal Officiel : ne pas dire blog mais.. "bloc"

Sur Le monde du blog :

Et oui, ça paraît ridicule : blog vient de web log, alors que bloc se rapporte au support papier. D'ailleurs, je viens de vérifier et même le mot bloc vient du néerlandais (« arbre abattu ») donc même d'en point de vue franchouillardise, je ne vois pas l'intérêt.

Commentaire / D'un obscur recoin du net...

Sur le Flipbook :

Je me demande dans quelle mesure les vidéos venues du net (hors publicité) et les codes visuels qui les définissent comme telles, ne seraient pas devenus un « label » qui signifierait en gros pour les millions de gens qui découvrent ces vidéos à la télévision : « inédit, irrévérencieux, jamais vu à la télé, venez voir ! ». Et si en plus, c'est estampillé « buzz », alors là, bingo.

Je m'explique : lors du buzz de la vidéo du CTPC (« Casse Toi Pauvre Con » ;-) et de nombreux autres, j'ai remarqué que les chaines de télévision diffusaient des images en basse définition, filmées ou capturées sur un écran d'ordinateur. Il y a quelques années (ne serait-ce que 2 ou 3 ans), les rédactions se seraient empressées de demander la « bande » haute définition directement au Parisien ou à l'agence (quitte à payer des droits ou afficher les logos qu'il faut) plutôt que de diffuser des images de mauvaises qualité. D'ailleurs il me semble que l'agence qui dispose des droits à proposé au préalable la vidéo à plusieurs autres supports médiatiques très important qui ont refusé… pour y revenir une fois que l'étiquette buzz fut accolée, par le biais des captures d'écran.
Je remarque que ces vidéos basses définition (pas seulement parce qu'elles sont issues de caméras amateurs mais surtout parce qu'elle sont pixelisées par la compression et la petite taille du lecteur internet) sont de plus en plus fréquentes à la télévision : sans doute parfois à cause de l'impossibilité ou de la difficulté d'obtenir rapidement la source en haute qualité et les autorisations qui vont avec, mais aussi parfois, il me semble, pour bien montrer aux téléspectateurs que ces vidéos viennent du net, avec les sous entendus qu'il y a derrière. Pratique également en cas de clash avec les auteurs ou les acteurs : « ça vient du net, ce n'est pas de notre faute » (cf. Laurent Joffrin au moment du divorce du président, même si le contexte était différent).

Tout cela peut paraître hors sujet mais je tenais à donner mon avis là dessus car finalement, il y a probablement eu bien plus de gens qui ont vu cette vidéo à la télévision (un simple passage dans un 20h fait déjà plus que le nombre de vues cumulées), et il me semble que les codes visuels qui trahissent une diffusion originale sur le net commencent à avoir de plus en plus d'effet sur le grand public télévisuel.

Commentaire / La sagesse des foules

Sur Affordance :

À une époque, je me suis intéressé à la bêtise collective, dans un but plus humoristique et personnel que scientifique.
Par exemple, dans une grande surface, j'ai remarqué qu'après leurs achats, la majorité des gens rangent leurs chariots sur la file la plus longue. Peu se soucient d'équilibrer les files de rangement. Résultat : on se trouve souvent avec des files courtes, voire complètement vides, et une ou deux très longues, que le personnel de la grande surface doit parfois rééquilibrer manuellement plusieurs fois par jours.
Autre exemple amusant : lorsqu'il y a une entrée dans un lieu très fréquenté avec une dizaine de portes à battants alignées (souvent vitrées), la majorité passe par les deux ou trois portes déjà ouvertes par l'utilisateur précédent. Très peu ont l'idée d'en ouvrir une nouvelle pour aller plus vite.
J'en avais une petite collection du même genre mais elle ne me viennent pas à l'esprit au moment ou j'écris.

Commentaire / Fausser les classements

Chez Authueil :

C'est amusant de voir les blogueurs à tendance politique se prendre la tête sur les classements… Faites attention, si ça continue, vous allez bientôt vous intéresser aux sondages ! ;-)

J'aimerai quand même juste ajouter quelque chose à ce propos. Lorsqu'on parle de « qui a la plus grosse » à propos du classement Wikio, on se place du côté blogueurs. Il ne faut pas oublier que beaucoup de lecteurs, pas forcément blogueurs, utilisent ces classement comme une porte d'entrée pour découvrir le monde des blogs ou comme une boussole pour s'y repérer (au même titre que les moteurs de recherche ou les liens isolés). Je veux dire qu'on peut toujours écrire que le classement Wikio est nul en tant que « mesure de quéquette » mais difficile d'affirmer que ces classements sont inutiles pour les lecteurs… rien que le tri thématique, qui se fait de manière assez fine chez Wikio, a dû en dépanner plus d'un et à dû permettre aux plus curieux de découvrir un paquet de blogs méconnus. Si demain, on décrète de supprimer tous les classements et outils de mesures existants liés aux blogs, je pense qu'il y aura beaucoup de monde qui fera la tronche, et pas seulement chez les marketers et les blogueurs orgueilleux.
Après, les divers classements de blogs sont subjectifs, arbitraires dans la méthode, etc. ce sont des indicateurs complémentaires et non des vérités scientifiques, etc. mais ça c'est un autre problème.

Commentaire / Guide Michelin : les nouveaux étoilés et ceux qui perdent

Chez François Simon :

C'est amusant de voir l'Atelier de Robuchon gagner encore une étoile ! Le concept de ce (très bon) restau n'était-il pas justement d'aller à « l'encontre » des critères du guide ? Le Michelin et Joël Robuchon jouent au chat et à la souris.

Commentaire / Problème de nom de domaine pour MediaPart (Edwy Plenel)

Sur Le monde du blog :

Commentaire 1 :
D'ailleurs, autant je comprend le sens du nom « Média participations » pour un groupe de presse (c'est laid mais ça a du sens), autant je comprends mal le choix du nom « Médiapart » pour un journal en ligne ? On peut éventuellement deviner une contraction de Media apart (média à part) mais étant donné que Media est latin, pas évident pour les francophones de faire la liaison avec un mot de langue anglaise, surtout si une lettre à été mangée au passage. Je pense que beaucoup de gens doivent comprendre une abréviation de « Média participation » lorsqu'ils lisent le nom du futur site d'info.
Dans le même registre, j'avais aussi noté la « ressemblance » entre Knol, le Wikipédia de Google et la firme historique de design Knoll, qui est quand même une institution mondiale pour tous les amateurs de mobilier et de design. J'imagine que Google a du se renseigner avant le choix du nom mais personnellement, j'ai beaucoup de mal à m'y faire.


Commentaire 2, en suivant :
Ah non, apparemment le « part » est pour « participatif »… suis-je bête, la démocratie participative et tout le tralala ;-) Pas sûr quand même que la majorité des gens interprète le nom de cette manière.

Commentaire / Le blog, source d'inspiration pour les journalistes

Sur Crise dans les médias :

C’est ce que je remarque depuis quelques temps. Ça se voit clairement, notamment sur les émissions d'actu décalées comme celles de Canal+ (La matinale, L’édition spéciale, Le grand journal, Un café l'addition, entre autres) ou beaucoup d'images, de points de vue ou même tout simplement de sujets sont parfaitement reconnaissables lorsqu'on est habitué aux blogs et qu'on suit leur actu. Cependant, comme le souligne JPC, je remarque que les blogs sources sont très peu cités, je l'ai même déjà signalé plusieurs fois. On ne les cite que lorsqu'il s'agit de pointures des médias ou des sites déjà médiatisés comme sites d'info comme Rue89, ASI ou autres. Visiblement pas envie de se compromettre en citant le blog d'un inconnu, mais bien content d'en profiter quand même. Je précise que je ne « parle » pas pour mon cas personnel. C'est juste quelque chose que j'ai effectivement souvent remarqué.

Commentaire / Bourdes ?

Chez Versac :

La bravitude est du registre de la simple faute de Français mais dans le registre impro-politique/free-style, il y avait le Smic à 1500 € et la proposition de ramener les policier chez eux après le service, où Ségolène Royal n'a eu besoin de personne, même pas d'un conseiller, pour s'enfoncer. C'est anecdotique mais j'en profite pour préciser qu'avant le buzz internet, cette phrase avait été relayée par la télévision le weekend dernier. Je l'avais entendu à un ou deux JT.

Pour ce qui concerne le billet précédent, je suis toujours autant fasciné par le manque d’objectivité d'une partie des militants online. Que leurs gourous lâchent une bêtise, soit… tous les politiques mentent, dérapent, se plantent et la moindre des choses, de la part des militants concernés seraient de le reconnaitre. Aux yeux des gens qui restent à convaincre, cela constituerait un premier pas vers la crédibilité, plutôt que de jouer systématiquement la stratégie du « coup pour coup », genre « le mien a dit une bêtise alors je parle de la bêtise du tiens pour équilibrer la connerie ». Rien de tel pour intéresser les « jeunes » à la politique…

Je ne sais pas si je fais encore parti des jeunes mais un militant qui n'est pas capable d'assumer les bêtises de celui ou celle qu'il soutient n'est pas crédible à mes yeux. Et encore moins s'il commente sous 50 pseudos différents ; s'il copie/colle les pavés d'arguments tous droit sortis du Google Group de la Netscouade grande-époque ; ou s'il tente de faire pression sur ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. Cela tient pour tous les partis bien sûr mais il me semble que les e-militants de gauche ont été particulièrement lourdingues lors des dernières élections.

Commentaire / Le trash fait-il réfléchir ?

Chez Gonzague Dambricourt :

Cette vidéo est forcément émouvante mais pas sûr que cela soit particulièrement efficace pour ce qui concerne la sécurité routière :
• les gens sont habitués à voir (ou ne pas voir, ce qui est parfois pire) du trash tous les jours au JT ;
• concernant le cas précis de cette vidéo, les grands brulés ne sont malheureusement pas l’apanage des accidents de la route. Je pense que si des grands brulés tombent sur cette vidéo, ça ne leur ferait pas du bien d’un point de vue psychologique.

À titre tout à fait personnel, je pense qu’au lieu d’explorer perpétuellement le trash, la mort etc. en voiture, il faudrait aussi jouer sur le ridicule, se moquer des chauffards, les attaquer sous la ceinture, précisément là ou ils aiment bien montrer qu’ils en ont. Que les gars qui s’amusent à zigzaguer à 100 km/h sur le périf comprennent que tout le monde se moque d’eux ; que les amateurs de tunning qui aiment se taper des courses sur les nationales de province comprennent qu’ils ne sont pas seulement dangereux (le danger joue presque en leur faveur car c’est précisément ce qu’ils recherchent) mais sont aussi ridicules ; idem pour les alcolos du volant qui sont avant tout des gros cons, il faut le dire clairement et arrêter de tourner autour du pot en montrant des enfants morts, des handicapés et des scènes d’accident qui sont presque anecdotiques par rapport à ce qui se passe dans le même registre au Kenya ou au Darfour par exemple. Avis perso.


[ndlr : le film en question est une vidéo amateur faite avec « les moyens du bord » si je puis dire, et non une campagne nationale. À relativiser, donc]

Commentaire / Le Poke de Facebook, premier signe de notre mutation linguistique ?

Chez David Abiker :

Je crois que le problème à toujours été le même. Aujourd'hui, ceux qui écrivent mal ont juste envie d'écrire, c'est la seule différence avec l'avant net. Plus de fautes, plus de digressions donc, mais en parallèle, les jeunes n'ont jamais autant écrit.
SMS, smileys, néologismes à foison : des adaptations spontanées (sauvages parfois) de la langue à de nouveaux outils, qui apportent de nouvelles contraintes (claviers mini, flux de discussion rapide, temps d'intervention limité, imitation plus fidèle de la parole, ect.).
Toute l'Histoire de l'écriture reflète l'adaptation des signes et des mots à l'évolution des supports et des métissages de langues (emprunts, ajouts de signes, lettres cursives, accents, abréviations, etc. on pourrait en parler des heures). Par conséquent, je ne comprends pas les gens qui s'offusquent devant le moindre changement, la moindre digression, allez soyons fou, la moindre invention, en matière d'écriture. Comme si l'écriture avait toujours été un outil « sacré » avec lequel il ne fallait absolument pas jouer, alors que mis à part quelques usages antiques, ce fut exactement le contraire. Notre écriture s'est figée il y a deux siècles alors que notre langue a continué de vivre, pas étonnant que la démocratisation du net ait permis aux plus pressés, aux plus malins, aux plus expressifs, aux moins bons élèves aussi, de s'approprier leur alphabet à nouveau. Bon, je m'emballe un peu… ;-)

Commentaires / Photos de Laure Manaudou nue montrant à Nicolas Sarkozy et Carla Bruni comment installer Firefox 3 beta 2 sur leur Iphone

Sur Référencement, Design et Cie :

« Jakob Nielsen a bien raison : "on the Web, most people are bozos and not worth listening to" ("sur le web, la plupart des gens sont des crétins, indignes du moindre interêt"). »

Jakob Nielsen ? Celui qui se présente comme le pape de « l'usabilité » et qui n'est pas capable d'appliquer sur son propre blog, un traitement graphique qui permette une hiérarchie de l'info efficace ?… (gestion des titres et des espaces entre les billets, entre autres)

;-)

Commentaire / Résultats du sondage sur les critères de popularité des blogs

sur wOueb 2.0 :

Merci pour ce sondage, intéressant !
J’avoue tout de même être un peu surpris de voir les abonnements RSS arriver en premier car cela ne peut que privilégier les blogs lus par des gens qui connaissent les outils (c’est à dire, encore une fois, les blogs orientés techno). Je suis sûr qu’il y a bien moins d’utilisateurs d’agrégateurs de flux pour les blogs de cuisine et de BD (par exemple) que pour les blogs orientés techno, 2.0, etc.
Et puis cela dépend aussi beaucoup de l’ancienneté des blogs. À nombre de visiteurs égal, un blog qui a 5 ans aura plus de suiveurs RSS qu’un blog qui n’a qu’un an.

Commentaire / La Controverse a du bon

Chez Gonzague Dambricourt :

« Certaines personnes décrivent l’odeur de la truffe comme étant similaire à celle de sous-vêtements pas lavés. Elle possède une forte odeur âpre et soit vous l’aimez soit vous la détestez. »

Quand on la déteste, on en mange pas. Les néerlandais sont vraiment nuls en gastronomie ;-)
La critique est ce qui permet de faire le plus parler, réagir, rebondir, que ce soit dans le « J'accuse » de Zola d'il y a un siècle ou dans Techcrunch la semaine dernière — pas vraiment une découverte.
En revanche, il me semble que la critique et plus généralement la controverse, sont en passe de devenir le vecteur de buzz principal pour faire connaitre une application ou un site internet : par exemple plus on critique Facebook sur le net ou dans les médias, plus on le fait connaitre auprès du grand public et plus ça marche. Si vous publiez un billet « Facebook c'est super », tout le monde s'en moquera ; si vous publiez un « pourquoi je ne crois plus en Facebook », ça fera le tour du web et ça contribuera à installer la très récente marque « Facebook » mieux que n'importe quelle campagne de pub à grand frais. Ce n'est qu'un exemple. On a vu récemment ce cas de figure avec Seesmic et un petit blogueur américain qui a dû exploser son audience habituelle avec un simple podcast débile. Jamais on a autant parlé de Seesmic sur le web et c'est sans doute très bon pour faire connaitre la « marque », pour montrer à ceux qui ne connaissent pas encore que c'est un futur gros site.
Je ne sais pas si ce rapport à la critique se vérifie dans tous les médias mais en tout cas, ça ne vaut pas pour les produits de consommation pour lesquels la moindre critique médiatisée est plutôt ravageuse en terme de vente.
Il me semble que la controverse n'avantage que ce qui est d'accès « gratuit ».
Bon, je divague un peu…