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Regard d'enfant : le coupe-vent jupe



Après l'appareil à raclette 4 sur 4, voici le deuxième billet de cette série burlesque.

Lorsqu'il pleut, et que l'on porte un coupe vent, on déplie sa capuche (ou on sort son parapluie). Seul problème : les jambes. Elles ne sont pas protégées. Bien sûr, il existe des imperméables qui protègent tout le corps, des ponchos, ou encore des pantalons coupe-vent mais tout cela oblige à avoir à disposition un vêtement supplémentaire.

Imaginons un coupe-vent avec lequel il serait possibilité de déplier une partie basse, exactement avec le même principe que pour les capuches. Ainsi, nos jambes seraient protégées en cas de coup dur ! Lorsqu'elle n'est pas utilisée, la « jupe » serait pliée/roulée dans une poche au niveau de la ceinture (tout autour du corps) et maintenue par quelques cordons ou pressions. Les coupe-vent étant généralement taillés de façon ample, ce bourrelet devrait être peu perceptible de l'extérieur.

Regard d'enfant : l'appareil à raclette 4 sur 4



Comme beaucoup, depuis que je suis enfant, j'imagine des objets qui me semblent nouveaux. Je me suis dit qu'il serait amusant de faire une série de billet sur quelques unes de ces petites « inventions » (parfois bien débiles, je préfère prévenir tout de suite ;-) plutôt que de les garder au fond de mes tiroirs. Pour commencer doucement, quelque chose d'à peu près réalisable, et dont l'idée m'est venue il y a quelques mois seulement : un appareil à raclette modulable.

En effet, lorsque l'on dispose d'une table rectangulaire, il est assez compliqué de positionner un gros appareil à raclette classique (à 8 poêlons). Ceux du milieu n'ont plus de place pour manger et ceux qui sont en bout de table ne peuvent pas atteindre l'appareil. Certes, il existe l'alternative de l'appareil à Raclette « duo » mais pas hyper convivial.

Imaginons un set de deux mini appareils de 4 poêlons chacun, qui mesureraient que 20 cm de diamètre. Deux appareils qu'il serait possible d'empiler l'un sur l'autre (sur table ronde, cela prendra moins de place « au sol ») ou alors de les séparer (si l'on a une table rectangulaire) ? Ou pourrait même aller encore plus loin en imaginant que ce produit soit évolutif et que l'on puisse acheter séparément de nouveaux appareils qui puisse s'ajouter au système, pour aller jusqu'à 12 ou 16 utilisateurs.
Les plus obervateurs auront remarqué qu'il y a une finesse dans mes dessins au niveau des cables : un seul appareil est relié au courant. Les appareils sont : soit « pluggés », s'ils sont empilés ; soit reliés en série par un cable, s'ils sont séparés. Il faut donc imaginer un système de câble amovible pour éviter que la table soit envahie inutilement. Il y a d'autres problèmes à résoudre côté électrique/isolation à la chaleur mais je ne rentre pas dans les détail car c'est moins amusant (et puis je n'ai pas forcément les compétences).


Mise à jour de mon site professionnel



www.rue-de-champagne.com

Il doit sûrement y avoir une explication psychologique derrière le fait que nous (ma compagne et moi même — nous sommes tous deux designers et travaillons ensemble) avons la mauvaise habitude ne mettre à jour le site de notre atelier qu'une fois par an… Mais enfin, ça y est, c'est fait. Foin de l'autoflagellation, place à une autopromotion débridée !
De nouveaux travaux ajoutés, d'autres supprimés. Le site ne présente qu'une petite sélection de notre travail : par exemple, seulement 9 travaux ajoutés pour cette année écoulée, sur une trentaine réalisés.
Pour ceux qui découvrent, la présentation est complétée par un système de notation qui indique l'implication pour chaque projet sur 3 postes : création, exécution technique et conseil. En effet, selon les projets, il n'est pas toujours possible d'imposer ses idéaux créatifs aux commanditaires (chartes graphiques restrictives ; contrats de suivi de communication déjà établis avec d'autres agences pour la plupart des grands comptes ; nombreux décideurs), c'est pourquoi il nous semble important de préciser le contexte de chaque travail par ce petit système de notation.

(Quelques lignes de messages d'erreur trainent en pied de page sous Firefox, sans doute dûes au mauvais usage d'un plug-in, désolé.)

Le nouveau journal Vendredi : pourquoi parler d'actu ?

Un nouveau journal nommé « Vendredi », viens de sortir son premier numéro aujourd'hui. Un journal qui est basé sur l'actualité vue par les internautes, les blogueurs en particulier. Je leur souhaite la réussite. Mais j'y crois moyennement.

En effet, quitte à lancer une édition imprimée basée sur du contenu internet, pourquoi en revenir à l'actualité généraliste ? De surcroit, avec tous les attributs négatifs de production des quotidiens nationaux : contenant jetable et contenu hebdomadaire concurrencé par l'actualité en temps réel qu'offrent les sites net. Faire la différence avec la qualité du contenu ? Oui, mais force est de constater que les internautes non journalistes publient bien plus d'opinions personnelles qu'ils ne produisent d'information. Qualité d'analyse et d'écriture, sans doute, mais intérêt limité (en version payante), il me semble. Un peu comme si Libé ou Le monde ne publiaient que le courrier de leurs lecteurs.
Que reste t-il ? La recherche et le choix « manuel » des articles publiés ? Quel que soit le nombre de sources (500 sources suivies, d'après Philippe Cohen, un des quatre fondateurs de Vendredi — interview sur Blogging the news), cette sélection ne dépend au final que de quelques personnes, voire d'une seule. Au lieu d'écrire, cette personne sélectionne ce qui lui semble intéressant. Intéressant du point de vue de la diversité des opinions mais pas forcément du point de vue de la diversité des sujets puisqu'on en revient à une ligne éditoriale très axée sur des sujets de société : crise, présidentielle américaine, articles sur les membres du gouvernement ont la part belle dans ce 1er numéro… Faut-il attendre la sortie de Vendredi pour s'informer sérieusement sur ces sujets ? En lisant mon flux RSS, je peux trouver plus d'articles qui m'intéressent que dans le premier numéro de Vendredi, et ce, sans attendre la fin de la semaine.

Je n'ai absolument rien contre ce journal et je ne le trouve pas moins intéressant que les autres mais j'ai beaucoup de mal à imaginer comment Vendredi pourra trouver sa place en se positionnant d'emblée contre les vents et marrées qui secouent déjà les poids lourds de la presse.

Personnellement, si je devais miser sur une édition papier montée à partir de contenu internet, je mettrais le paquet non pas sur l'opinion et la resucée d'actualité politique refroidie mais sur la création. Parce que si les blogs et autres contenus générés par les utilisateurs sont parfois décrits comme « un gigantesque café du commerce », ce sont aussi un immense espace de création (entre beaucoup d'autres choses) qui est relativement peu mis en valeur dans les autres médias. Les textes touchants, les fictions bien gaulées, les témoignages poignants, des carnets qui tiennent en haleine, les petits riens qui nous font rire ou pleurer. Je pense à ce que pouvait écrire un M. Lechieur ou ce que fait une Kozlika. Je pense également aux perles documentaires (La défunte Boîte à images et tant d'autres, chacun dans leurs domaines). Je pense aussi à tout se qui se crée sur internet en bandes dessinées, une vraie mine d'or (les éditeurs en font d'ailleurs de plus en plus leurs choux gras). Un recueil de créations, qu'on aurait envie de conserver, à la manières de photographies du net prises à espaces réguliers. Une publication sur papier de qualité, en dos carré-collé pour la conservation et la mise en valeur du contenu ; tirée mensuellement pour laisser le temps à la qualité de sélection et à la lecture.

Non, franchement, pourquoi amener du contenu internet sur papier si c'est pour en revenir à l'actualité généraliste ?

(Pour éviter d'en écrire des pelles, j'ai emprunté quelques raccourcis dans ce billet. Je peux discuter de tout cela plus longuement en commentaires si besoin.)

Google Maps : la magie du Street view

Je me souviens de ces mots d'un client avec lequel j'avais discuté net il y a quelques années : « Le prix des carburants deviendra tellement cher que bientôt les gens ne voyageront plus que sur internet ». Sur le coup, j'ai souri (« Encore un Madame Soleil du web ! » ;-)
À cette époque reculée, le Géoportail de l'IGN n'était pas en service. Sur Google maps, la fonction « satellite » n'existait pas (il fallait s'acheter les DVD de l'IGN « Géorando », vendu région par région pour avoir une telle vue sur une carte interactive, c'est d'ailleurs ce que j'avais fait). Et bien sûr, une fonction de type Street view tenait du pur fantasme. Vu la difficulté à produire ne serait-ce q'un Quicktime VR, penser numériser des villes de plusieurs millions d'habitants, rue par rue, c'est quelque chose que je n'imaginais même pas.

C'était il y a seulement quatre ans.

La fonction Street view est déjà dispo pour plusieurs villes américaines depuis plus d'un an mais ça ne m'avait pas fait le même choc que celui que j'ai eu hier en découvrant les rues de Paris entièrement numérisées. En effet, si je ne crois pas trop aux sensations du voyage numérique (enfin si, pourquoi pas, mais dans une certaine mesure seulement), j'ai trouvé dans cette représentation d'une ville qui m'est chère, d'autres usages. Des endroits pourtant proches de chez moi mais pour lesquels on n'a pas forcément le temps de se déplacer, d'y retourner, parce qu'on ne sait pas trop si ça vaut le coup. Revoir le balconnet sur lequel je jouais, chez ma grand même paternelle, rue du Poteau, en face de ce qui fut autrefois un « Prisu’ » (Prisunic) ; revoir la petite cité dans laquelle habitait un de mes deux oncles disparus, au 2 rue André Messager.


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Lorsqu'on y réfléchit bien, il y a des centaines de petits voyages qu'on aurait envie de faire de la sorte et qu'on ne fait pas pour x raisons (si, si, cherchez bien, je suis sûr qu'il y a un tas d'endroits que vous aimeriez revoir sans pour autant prendre la peine de vous déplacer). Outre les aspects nostalgiques, on peut encore imaginer d'autres usages. Repérer un restaurant ou une boutique dont le nom ne nous dit pas s'ils valent le déplacement (bon ok, ça on pouvait déjà le faire avec les photos du site des Pages jaunes… mais là, on peut aussi voir l'environnement, se déplacer, sentir une ambiance et on peut même « lever la tête » pour voir le sommet des immeubles). Ou encore, si dans quelques années, le Street view vient à considérer toute la France (ou le monde « entier », soyons fous !), ce sera un outil idéal pour repérer une location de vacances ou un hôtel, s'assurer qu'ils sont bien situés, plutôt que de se fier à deux ou trois photos publiées par le propriétaire ou par une agence (je le fais déjà avec la fonction photo satellite, mais forcément, c'est moins précis). Et ce ne sont là que des usages purement géographiques que j'évoque ici. Dans les années qui viennent, j’imagine que Google va sûrement nous apporter quelques fonctions nouvelles et quelques interactions avec d'autres de ses outils.

Bon, bien entendu, il peut y avoir quelques désagréments, comme l'a repéré Gabyu ;-)

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Notons pour finir que les proches alentours de Paris sont aussi disponibles en Street View. De même que les villes de Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice (tiens, pourquoi Nice ?), ainsi que le parcours du Tour de France qui avait déjà été scanné et mis à disposition juste avant le départ de la grande boucle.

Je trouve incroyable les progrès qui sont faits dans le domaine de la cartographie/géolocalisation, ainsi que sa démocratisation vers le grand public. Il y a ne serait-ce que 4 ans, qui possédait un GPS ? Qui pouvait consulter des photos aériennes et des cartes d'État major (Géoportail) de la France entière ? Qui pouvait imaginer qu'une fonction telle que le Street View arriverait aussi vite ? Et quand je pense que le web n'en est qu'à sa petite enfance !… Je suis bluffé. Peut-on seulement imaginer ce que sera capable de nous apporter internet dans 10 ans ? Je ne le pense pas.

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Pour découvrir la fonction Street View :

• Rendez-vous sur Google Maps ;
• Zoomez sur Paris ou une des villes sus citées ;
• Cliquez sur le bouton Street View, en haut, à droite de la carte ;
• Cliquez sur une rue ;
• Une fenêtre de navigation s'ouvre, vous pouvez alors orienter le point de vue et vous déplacer plus finement, si besoin.

« Les blogs étaient », « les blogs sont », « les blogs seront »

Un petit coup de gueule à propos les articles publiés sur internet ou dans les autres médias, qui se sentent le besoin d'évoquer le monde des blogs avec des avis généralistes. Cette tendance à mettre les centaines de milliers de blogs actifs francophones dans le même panier que les 200 blogs les plus populaires. Tendance également à mettre tous les blogs dans le même panier que ceux qu'on lit. Les blogs « étaient mieux avant » ; les blogs « sont morts » ; les blogs « seront de plus en plus professionnalisés », etc. Vous avez peut-être déjà lu ou entendu ce genre de phrase sur le net, dans la presse, à la télévision ou à la radio. Des phrases qui ne reflètent en réalité que l'actualité et les pratiques de quelques dizaines de blogueurs, quelques centaines tout au plus, qui ne sont assurément pas représentatifs de tous les autres. C'est un peu comme dresser le portrait des français en ne se fiant qu'aux habitudes de ses célébrités. Forcément, on en tirerait des conclusions qui ne seraient pas représentatives des 60 millions d'autres français qui pour la plupart gagnent peu d'argent avec les médias, aiment rester discret, et ont même plutôt tendance à payer la pub qu'à en profiter.

Cela-dit, le dossier du Chronic'art de ce mois-ci, intitulé « Les néo-blogueurs vont-ils pourrir internet ? » (sic !) est beaucoup plus fin, documenté et nuancé que ce titre suspicieux ne le laisse penser. Parce que bon, même s'il est rédigé sous forme de question, des néo-blogueurs, j'en ai personnellement au moins 3 parmi mes proches et il publient en toute humilité, autour de quelques amis, quelques rencontres, ou d'une passion à partager. Ce n'est pas parce que quelques dizaines de « néo » blogueurs font du billet sponsorisé et du test produit que tous les nouveaux arrivant sont forcément des pourris. D’ailleurs, il me semble que la pub n'a pas attendu les blogs pour « pourrir » le net (ou en d'autres termes : pour financer une bonne partie du net). J'aurais presque envie de la jouer un peu provoc’ en posant la question : « Les magazines qui font de la pub et des 'tests produits' ont-ils tué la presse ? »
Au delà de ce titre qui me parait malheureux, je retiens de ce dossier deux propos contradictoires de blogueurs interrogés :

Cynapce : « A une certaine époque, les blogs que je lisais me faisaient réellement ressentir des trucs, souvent de l'admiration, beaucoup de choses bien écrites, de belles pensées, qu'elles soient sensées ou rigolotes (…). Aujourd'hui, tous ces blogs ont disparu, sans exception ; et je n'ai rien retrouvé qui s'en rapprochait. En gros, pour faire un parallèle fort et poétique, à l'époque où il n'y avait que trois chaînes à la télé, j'aimais la regarder, j'y trouvais les choses un peu magiques. Aujourd'hui, avec les centaines de chaînes qui existent, je ne la regarde plus. Tout s'est professionnalisé, beaucoup de choses y sont faites pour générer du buzz et de l'argent. Pour moi, les blogs c'est pareil. »

Binnie : « (…) Après, je pars du principe que si un site t'énerve tu n'es pas obligé de le lire, nous ne sommes pas tous obligés d'être masochistes, et autant éviter de perdre du temps avec de l'information que l'on considère comme merdique ou foutue de nous mettre de mauvaise humeur. Si un blog m'emmerde, je vais lire autre chose ; le web, ce n'est pas seulement trois chaînes publiques. »

Comme quoi, tous les avis, tous les usages… tous les internautes sont dans la nature ! ;-)

Commentaire / Le contenu est plus important que le contenant

Sur Tubbydev :

« Les blogs, en tant qu’outils de publication, ont révolutionné ceci car nul besoin d’un spécialiste pour créer son blog et donc publier ce qu’on veut sur le web. »

Ah ben oui mais il a quand même fallu quelques spécialistes pour coder les plateformes de blogs non ? Sans contenant, difficile d'avoir du contenu et ceci est d'ailleurs valable pour n'importe quel média. Sans papier, difficile de publier un livre, sans blog difficile de publier un billet. En revanche, sans contenu, on peut très bien concevoir un nouveau papier ou une plateforme de blogs ;-)
Dans le rapport contenu/contenant (un classique sur le web — et seulement sur le web — depuis des années ;-), je trouve qu'on a trop souvent tendance à « oublier » ce qui a rendu la publication possible et surtout « facile » (les guillemets car encore faut il avoir un ordinateur… qu'il d'ailleurs a fallu concevoir, commercialiser et acheter). D'ailleurs, sais-tu qu'il y a un typographe qui a bossé des mois pour concevoir la typo Courrier que je saisi dans ce commentaire ? ;-) Sans tous ces gens qui ont passé une partie de leur vie à penser le contenant et les outils qui le rendent fonctionnel, je pense que nous en serions toujours à la tablette d'argile et au stylet !
Bref, à mon avis, tous rapports de force entre les notions de contenant et de contenu me semblent un peu « décalé ». Ce sont deux choses fondamentalement complémentaires et je pense que l'une ne sera jamais plus « importante » que l'autre.
(disclosure : je suis designer. On me paie même parfois plus cher que certains auteurs pour mettre en valeur leur contenu, comme quoi ce ne doit pas être tout à fait inutile ;-)