
Commentaire / Initiation au Web 2.0 : premiers retours d’expérience
Soyons précis : ce blog, tout comme vos comptes Twitter et Facebook, semble surtout servir de « caisse de résonance » (= un outil de communication, je traduis) pour votre secrétariat d’État, non ? Et même qu’à mon avis, à plus ou moins court terme, en cas de besoin, il ne vous servira pas qu’à récolter des candidatures pour des appels à projets…
À partir du moment où ces sites vous servent à parler boulot, avec les postes que vous occupez, la réserve, l’entourage et les responsabilités qui vont avec, il deviennent de fait des outils de communication politique. Il serait bien naïf pour vos lecteurs de considérer vos « pages 2.0 » comme de petits espaces personnels sur lesquels vous pouvez écrire ce que vous voulez, pour votre plaisir ou pour la découverte. Forcément les genres se mélangent, on ne sait plus trop où se situe la frontière entre le off et l’officiel ; entre le spontané et le stratégique ; entre le « je » qui veut dire « nous » et le « nous » qui veut dire « je » ; et même entre ce qui est écrit par vous et ce qui est soufflé par vos conseillers. Finalement, pour vous, le curseur est assez facile à glisser dans un sens ou dans l’autre, au gré des besoins, ce qui doit être bien pratique.
Pourtant, ce brouillage des codes de la communication traditionnelle semble fonctionner à merveille. Comme les commentateurs qui m’ont précédé sur ce blog, je me surprends même à vous interpeler comme si vous alliez vraiment me répondre ! Car finalement, c’est aussi une nouvelle expérience pour nous, les lecteurs « 2.0 » : discuter avec une personnalité de haut niveau dont on sait déjà qu’elle ne nous répondra pas — peut être n’a t-elle tout simplement même pas le temps de nous lire.
Bonne chance tout de même ;-)
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Par Christophe D., le lundi 26 octobre 2009 à 19:40 | Mes commentaires ailleurs | aucun commentaire
Commentaire / Le Kindle bientôt sur…Mac !
Pour l’ergonomie et le confort, je pense que cela dépendra surtout de l’évolution des ordinateurs portables vers des appareils modulaires qui, en plus des usages classiques d’une telle machine (à ne pas confondre avec les champs d’action des smartphones et des ordinateurs de bureau), devraient permette une lecture plus confortable. Forcément, avec les ordinateurs portables actuellement dispos sur le marché, pas évident de séduire les lecteurs.
J’espère qu’à terme, la lecture sur des ordinateurs portables plus polyvalents sera surtout l’occasion d’avoir une meilleure concurrence sur la commercialisation des contenus (si l’offre d’Amazon ne plait pas, on devrait avoir la possibilité de se servir chez Google, à la Fnac ou directement chez des petits e-libraires indépendants — on est pas bloqué par la machine comme c’est quelque part le cas pour l'appareil Kindle). Et j’espère aussi que cela sera l’occasion de développer plus de fonctionnalités liées au numérique : hypertexte, sémantique, meta recherche, systèmes de visualisation, communautés indépendantes, connaitre les lecteurs qui sont en train de lire le même passage que moi et discuter avec eux, possibilité de contenus participatifs sur les livres techniques, etc. (Hubert Guillaud à souvent évoqué cela avec beaucoup de brio). Enfin, il me semble que la couleur devrait aussi permettre l’accès aux 60 % de livres imprimés (quand même) qui ne sont pas conçu qu'en noir et blanc.
Tout cela est un peu embryonnaire et il est encore difficile de savoir qui, du lecteur, de l’auteur, de l’éditeur ou du distributeur va y gagner ou y perdre, mais je crois que ça commence à bouger dans le bon sens.
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Par Christophe D., le samedi 24 octobre 2009 à 13:19 | Mes commentaires ailleurs | aucun commentaire
Témoin d'une évasion
Arrivé au niveau du palais de justice, une femme située quelques mètres devant nous se met à hurler. « Là, Là, un type est en train de s'échapper ! Là, par la fenêtre ! Vite ». Il faut plusieurs secondes et une lourde insistance vocale de cette personne pour que ceux qui se trouvent dans le coin — moi compris — réalisent que nous ne sommes pas dans un film. Les policiers finissent par se mettre à courir dans tous les sens de l'arrière cour du palais. D'autres personnes hurlent à leur tour par des fenêtres du bâtiment, on ne comprend rien. Les quelques autres passants, situés un peu plus loin, sont figés. Moi je suis comme un con, coincé à 30 mètres de la scène, avec mes deux enfants. Je n'ai pas vu l'évadé, je ne sais ni ou il se trouve, ni dans quelle direction il se dirige… j'essaie tout de même de trottiner sur quelques mètres jusqu'au coin de la rue, histoire de mettre mes enfants un minimum à l'abri au cas ou ça parte en eau de boudin. Petit vent de panique. Une foule de policiers finit par investir la rue, ils courent la main sur le flingue. D'après leur mouvement, le type semble avoir pris l'autre direction, vers le métro (compliqué de s'évader par cette direction car il faut traverser une 4 voies + une grille d'enceinte qui protège un espace vert). La minute suivante, je vois deux d'entre eux revenir en marchant, je me dit qu'ils ont réussi à arrêter le fugitif. [En fait non, voir édit à la fin du billet.]
En rentrant, je pense à ce gars. Je me dis que pour s'évader, il devait déjà risquer gros, et il va vraisemblablement prendre encore plus cher. Comme je ne connais rien à son histoire, je ne peux éprouver que de la compassion pour cet homme.
Édit 30/10 : apparemment, l'homme a réussi à son évasion. Cette évasion serait d'ailleurs liée à l'incendie criminel qui a frappé le tribunal hier. Le fugitif aurait même réussi à gagner l'étranger ! (N'empêche qu'avant cet incendie, personne n'avait parlé de cette évasion à part moi — j'avais pris soin de surveiller Google News mais c'était le calme plat.)
Par Christophe D., le vendredi 23 octobre 2009 à 20:01 | Mes billets ici | aucun commentaire
Commentaire / Une photographie un peu funeste ?
Concernant la personne assise en bas, à gauche, j'ai l'impression que ce n'est pas seulement sa tête qui a été détourée, mais tout son corps (même sans pouvoir zoomer, on le voit très bien le long de son côté gauche — à droite pour nous).
Pour le cas de l'abbé, dont uniquement la tête a été remplacée, cela pourrait s'expliquer par un attachement pour cet homme d'église en particulier. D'autant que si on lui imagine une moustache, on pourrait surement lui trouver quelques traits de ressemblance évidents avec votre arrière grand père, détouré en bas à gauche (regardez les yeux). Un abbé qui ne pouvait pas être là le jour de la photo, puisqu'il y a eu montage. À l'origine était probablement photographié son « remplaçant », moins connu ou apprécié de la famille, mais qui est pourtant placé au centre, peut être l'a t-on placé ici volontairement, dans le but d'un montage à venir ?
Peut être est-ce tout simplement une photo en l'hommage de l'abbé (enfin celui dont on a ajouté le visage), sur laquelle sont représentées toutes les personnes d'une même famille qu'il aurait bien connu, marié, baptisé ou enterré, au court de son exercice ? (Sachant que le visage de l'abbé, tout comme celle de l'enfant décédé, a peut être été photographié des années avant le montage.) Peut être même que cette photo a été prise le jour de l'inhumation de l'abbé et que votre arrière grand père n'ayant pu se déplacer, on avait tout de même souhaité le faire figurer sur cet hommage, d'où l'ajout détouré sur le banc, à gauche. D'ailleurs, si c'est le cas, il est fort possible que la photo ait été mise en en scène au moment de la prise de vue, dans l'optique d'un montage à suivre — en gardant de la place sur le banc pour votre arrière grand père, et en gardant également de la place à gauche du groupe, en terme de cadrage, pour insérer la vignettes des disparus.
Ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres possibles. La seule chose dont je suis sûr, c'est que cette image est propice à l'imagination ! Me suis bien amusé ;-)
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Par Christophe D., le jeudi 22 octobre 2009 à 12:16 | Mes commentaires ailleurs | aucun commentaire
Commentaire / Pour le Kindle et les bouquineurs électronique
« Mais certaines nouveautés commencent bien plus haut. J’en ai même trouvé une vendue plus cher le jour de sa sortie que sur papier . Il y a un mouvement de protestation des usagers pour refuser ce qui se vend à plus de 10 dollars. »
Une fois que les utilisateurs de Kindle ont payé 245 € pour s’offrir une machine à contenu propriétaire, quel pouvoir peuvent ils avoir sur le distributeur ? Sauf à s’équiper de plusieurs machines pour pouvoir faire jouer un sans blanc de concurrence, acheter un Kindle, c’est aussi, quelques part, signer un chèque en blanc à Amazon. L’argument est souvent du type « quand je voyage, j’emporte 300 livres, c’est génial », sauf qu’il faut préalablement pouvoir se les payer, les 300 livres (+ la machine). Et surtout, espérer ne pas les perdre en cas de changement de marque de machine, par exemple.
Sans oublier qu’en terme de fonctionnalités, les livres actuellement vendus par Amazon ne sont que la préhistoire du livre numérique (tout un tas de fonctions et de possibilités seront à apporter une fois que les livres numériques seront enfin lisibles confortablement sur des ordinateurs portables polyvalents, qui soient aussi conçus pour favoriser la lecture en toutes circonstances). Ainsi, on pourra enfin commencer à aller un peu au delà de l’argument gentillet du « poids économisé lorsqu’on part en vacances » pour se concentrer sur tout ce que le numérique peut apporter au contenu, en terme de valeur ajoutée (et non aux caisses d’Amazon ou de Sony).
Avis perso de simple observateur, non spécialiste de la question.
Par Christophe D., le mardi 20 octobre 2009 à 12:35 | Mes commentaires ailleurs | aucun commentaire
Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique

Très riche étude basée sur un panel représentatif de la population française, publiée sur internet par le ministère de la Culture et de la Communication (chiffres concernant l'année 2008), sous la direction de Olivier Donnat.
Livres, journaux, télévision, radio, musique à l'heure du numérique, avec un comparatif par rapport aux chiffres de 1997, résultats détaillés et synthèse bien foutue.
Voila qui devrait en intéresser plus d'un et voila qui nous change un peu des « études américaines » et autres sondages réalisés entre utilisateurs technophiles qui ne sont publiés que lorsqu'ils servent ceux qui les ont financés. Pour le reste, je ne vais pas faire une synthèse de la synthèse et vous laisse à cette passionnante lecture. Je précise qu'un livre imprimé a également été publié par le ministère mais les infos librement disponibles en ligne sont déjà conséquentes.
Via Hervé Bienvault.
Par Christophe D., le mercredi 14 octobre 2009 à 16:48 | Mes billets ici | 2 commentaires



