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Nos ancêtres sont sur internet

Je ne sais pas si vous le saviez — moi pas — mais la moitié des départements français proposent la libre consultation sur internet de leurs registres d'état civil anciens (actes de naissance, de mariage, de décès, ainsi que les registres paroissiaux). La liste et les liens vers les sites d'archive de chaque département est disponible sur Généawiki. Site qui semble régulièrement mis à jour, avec un détail de l'avancement pour les départements qui n'ont pas encore fini la numérisation de leurs archives.



Si vous savez qu'une partie de vos aïeux a vécu dans un des départements figuré en vert sur la carte ci-dessus, il vous faudra néanmoins connaitre noms et prénoms de vos ancêtres de plus de 100 ans, avec leur lieu de naissance (et la date, si vous souhaitez gagner du temps). Les recherches se font ensuite par communes et par années, je précise qu'il s'agit de documents « en dur », c'est à dire des reproductions d'originaux. Pas de moteur de recherche dispo, il faut feuilleter les documents numérisés. Néanmoins, il faut savoir qu'à la fin de chaque année, les livres de registres disposent d'une table d'index qui permet de s'y retrouver sans avoir à feuilleter toutes les pages. Certaines communes proposent également ce qu'on appelle des tables décennales, c'est à dire un livre qui indexe uniquement les noms et dates de tout ce qui a été enregistré dans la commune sur 10 ans, pour mieux retrouver les actes dans les registres correspondants. Idéal à consulter lorsqu'on est pas trop sûr d'une date ou d'une commune.

Les documents disponibles étant généralement filiatifs, ils doivent vous permettre de remonter vers vos ancêtres lointains (jusqu'au 15e siècles pour certaines communes !). Ma grand mère paternelle était originaire des Deux Sèvres — département dont les archives sont disponibles en ligne — et en deux jours, j'ai pu remonter jusqu'au 17e siècle, avec pas moins de 24 ascendants directs retrouvés. [Message perso pour ma tante, si elle me lit : j'attends un peu de mettre au propre et de compléter mes recherches avant de t'envoyer tout ça ;-) ]
Sont également indiqués sur les actes, les métiers et les lieux d'habitation, ce qui permet de cibler ses origines historiquement et géographiquement, de manière assez précise. Avant le 20e siècle, les familles étaient peu nomades — par exemple, 6 générations d'aïeux ont vécu précédemment dans le village ou est née ma grand mère. Ne pas hésiter à fouiller, même si des noms et dates vous manquent : vous pouvez par exemple faire des hypothèses sur le lieu et la période approximative d'un mariage, ce qui vous permettra d'en retrouver l'acte qui comporte les noms (et parfois l'age, donc la date de naissance) des parents des mariés. Idem, si un lieu vous manque, ne pas hésiter à fouiller dans les communes alentours, on ne sait jamais.

Les documents concernés par cette mise en ligne sont ceux qui datent de plus de 100 ans. Pour les plus récents, il faut vous adresser aux mairies pour obtenir des copies d'actes par la poste (le site « Actes d'état civil en ligne » vous propose d'aider à formuler précisément et rapidement vos demandes, et vous donne l'adresse de la mairie à contacter — ne pas oublier de joindre à la demande une enveloppe timbrée pour la réponse). Cela vous permettra de faire le lien avec la précédente génération et d'enchainer sur des recherches plus sérieuses. Pour ce qui est des documents de plus de 100 sur les départements qui ne sont pas encore numérisés, il vous faudra procéder à l'ancienne, en vous déplaçant dans les archives régionales pour tâter du microfilm… De la « généalogie à papa », quoi ;-)

Je signale également le site Mémoire des Hommes qui met à disposition les registres militaires de tous les français morts pendant les dernières guerres, ce qui peut être intéressant. Enfin, il existe des centaines de sites liés à la généalogie, parfois locale.


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En début de semaine, j'ai moi même demandé par courrier l'acte de naissance de mon grand père paternel que je n'ai jamais connu (qui lui même n'a pratiquement pas connu son père, mort en 14). Ce document m'a permis de prendre connaissance de l'adresse ou habitaient mes arrières grands parents, à savoir le 303 route de Dieppe, à Déville-lès-Rouen (76). Une rapide recherche sur Google Maps m'a permis de situer l'adresse. Une autre recherche m'a permis de retrouver des photos d'époque et d'y situer, à quelques mètres près, leur lieu d'habitation :



Ma tante m'a indiqué hier que mon grand père tenait de sa mère qu'il avait été conçu à « la sente aux loups ». Par conséquent, mon père, ses frères et sœurs étaient persuadés depuis l'enfance que le lieu se trouvait au fond des bois, avec tout l'imaginaire qu'on peut y associer. Dans les années 70, à Paris, un de mes oncles avait même repris un café restaurant qu'il avait baptisé en l'honneur de son père et de cette petite légende familiale « La sente aux loups ».

À cent mètres au nord du 303 route de Dieppe, Google Maps nous indique froidement le nom d'une simple rue, qui à l'époque ressemblait effectivement à une sente, même si elle semble bien loin des forêts : La sente aux loups.

Le dessous des cartes…



Au dessus, en bleu, les États ayant voté majoritairement démocrate en 2008. En bas, la répartition des plans de coton près de 150 ans auparavant.

« Seul 43 % des électeurs blancs ont voté pour Obama ; depuis Lyndon B. Johnson, aucun candidat démocrate n'a jamais obtenu plus de la moitié des voix des Européo-américains. »

Cartographie, Histoire & politique, ça se passe sur Strange Maps : From Pickin’ Cotton to Pickin’ Presidents.

Audience du net : pourquoi ne pas publier un taux de lecture ?

Tandis que le monde de l'imprimé raisonne en lecteurs, tandis que les radios raisonnent en auditeurs et la télévision en téléspectateurs, les sites internet publient leur nombre de « visiteurs ». Visiblement, sur le net, on ose pas trop parler de lecteurs. À juste titre d'ailleurs, puisque pour le cas de ce petit blog, par exemple, plus de 81,80 % des visites ne durent pas 10 secondes. Difficile donc, d'affirmer que tous mes visiteurs sont des lecteurs. Ce qui n'empêche pas le tableau de bord Google Analytic de me donner un « temps moyen passé sur le site » de 1'21". Mais si je jette un œil dans les profondeurs de l'outil, le résultat est nettement plus significatif. J'avais déjà écrit un billet à ce sujet et je propose cette fois-ci un graphique pour résumer tout ça simplement :



81,80 % de visites qui ne durent pas 10 secondes, temps pendant lequel on a pas vraiment le temps de lire le moindre article. Il ne me reste donc qu'un taux de lecture de 18,20 %. Et encore, les vrais lectures se situent à mon avis au delà d'une minute de visite, mais bon… Quant au temps moyen de visite en ligne, on voit bien qu'il n'est pas du tout significatif : un tout petit nombre de visiteurs laisse la fenêtre de ce blog ouverte en fond pendant des heures (ce qui tire la moyenne générale artificiellement vers le haut), tandis que la plupart des visiteurs ne font que passer. Les raisons des visites furtives sont connues et d'ailleurs, nous les pratiquons tous : une requête ou un résultat mal ciblé sur un moteur de recherche ; un lien vu sur un site qui ne correspond finalement pas à ce qu'on attendait ; ou un simple passage rapide sur un site que l'on connait déjà pour voir si son contenu a été mis à jour. D'ailleurs, pour que cet indice soit encore plus fiable, il faudrait probablement soustraire également le pourcentage de visites anormalement longues, qui résulteraient plus volontiers des fenêtres de navigation laissées ouvertes en arrière plan.

Au delà de mon petit cas personnel, qui n'est peut être pas représentatif de tous les sites internet, je me demande simplement si le nombre de visiteurs uniques et le temps moyen de visite publiés par les instituts de mesure (par exemple, l'OJD ou Médiamétrie pour la France) ne sont pas des données trompeuses. Pour accompagner ses données, la publication d'un taux de lecture ne serait sans doute pas de trop. Bien sûr, pour comparer les sites entre eux, ce serait peut être inutile (quoique, plus un site à un PR élevé, plus il devrait avoir de trafic furtif et donc un faible taux de lecture ; la nature du contenu ou de l'ergonomie peut aussi jouer sur ce taux) mais l'enjeu se situe surtout pour ce qui concerne la comparaison entre types de médias, qui pour le moment est difficile à évaluer, il me semble. Cela pourrait également nous démontrer pourquoi la publicité coute moins cher sur le net qu'ailleurs, alors que les nombres de visiteurs annoncés pour les sites les plus populaires sont pourtant faramineux. Aussi, à l'heure où beaucoup de monde se creuse la tête pour trouver un modèle économique à la presse en ligne, ce pourrait être une donnée d'observation intéressante, y compris pour le « grand public ».

Voila, je ne vais pas m'éterniser dans les détails car j'ai une connaissance relativement limitée au sujet des « metrics ». Avis et partage d'expérience bien venus en commentaires, surtout si vous pensez que je me trompe !

Pour ceux qui utilisent Google Analytic et qui souhaitent connaitre leur temps de visite par paliers, rendez vous dans le menu Visiteurs > Fidélité des visiteurs > Durée de la visite.

Regard d'enfant : le pong évolué



Toujours dans la série Regard d'enfant, une idée de jeu vidéo très simple. Chaque joueur dirige avec sa souris un « sprite » (un élément interactif du jeu) pour frapper dans une balle en mouvement. Principe pas très éloigné du jeu pong, sauf que chaque sprite est représenté sous forme de disque (souris + sprite en disque = possibilité d'effets ; d'amortis ; de mouvements fins et contrôle analogique de la vitesse de frappe) ; que je le jeu est collaboratif (jouable à plusieurs ou contre l'ordinateur ; possibilité de se faire des passes entre joueurs de même équipe) ; et que l'on peut déplacer son sprite ou l'on veut dans sa partie de terrain (une équipe contre une autre équipe, chacun dans sa partie de terrain ; par exemple, des joueurs peuvent jouer en défense et d'autres en attaque). Particulièrement jouable à la souris ou avec des modes d'interactivité de type écrans tactiles ou Wiimote.

J’ai pensé à ce jeu au début des années 90, et en avais alors écrit un « game book » manuscrit de près de 40 pages, avec des tas d'options, de modes de jeu différents (jouable à plus de 4 joueurs, taille des sprites modifiable, diverses propriétés de la balle ou des sprites, obstacles possibles, relief du terrain possible, modes d'entrainement, etc.), que j'ai entièrement scanné mais que j'ai finalement décidé de vous épargner ici. J'étais même allé jusqu'à trouver un nom à ce jeu et à en dessiner le logotype au feutre ! Certes, j'étais jeune et fou, mais en 2008, ce principe très simple me semble toujours d'actualité, surtout avec les outils/plateformes que nous avons à disposition. Un retour à la jouabilité, loin des univers 3D ultra sophistiqués des blockbusters d'aujourd'hui, un mix entre ce qui fait l'intérêt de plusieurs jeux de sports (volley, tennis de table, billard, etc.), parfaitement adapté au jeu multijoueurs en ligne, tout en restant simple et accessible à un large public.

Un peu dans l'esprit de ce jeu mais en un peu plus jouable (terrain plus grand et options possibles) et surtout, praticable à plus de 2 joueurs pour l'aspect tactique/échange de passes qui peut en découler.

Édit 20 h 04 : D'ailleurs, avec un peu de recul (je ne m'étais pas penché sur cette idée depuis des années), il serait peut être pas mal que les sprites de chaque équipe puissent occuper tout le terrain (pas seulement chacun sa moitié), surtout si on joue à 4 contre 4. On pourrait ainsi imaginer qu'il y ait la possibilité de gêner l'adversaire en le tamponnant au moment ou il va frapper (avec une inertie pondérée pour que ça reste jouable — par exemple, avec des sprites défenseurs qui seraient plus lourds que les attaquants) ; ou encore détourner la balle au tout dernier moment, dans le camps averse, par exemple. Ce qui ajouterait encore à l'aspect réflex, technique et tactique du jeu d'équipe.

Pour les nostalgiques du jouet



Je suis tombé sur ce livre il y a quelques jours, je pense qu'il est sorti récemment. C'est un peu le bouquin dont je rêvais depuis des années, une espèce de catalogue de jouets géant, pile-poil ciblé sur la période de mon enfance (j'ai 33 ans). Ça fait du bien de voir un recueil qui parle un peu d'autre choses que de jouets en bois des années 30 ou de trains électriques. Enfin un bouquin sur les joujoux en plastoc’, bien chimiques, made in china Hong kong, marketés à souhait, comme on les aimait tant ;-) « Voitures cascadeuses » (Gyro Jet), la soucoupe d'exploration de Sidero, le jeu des dents de la mer, le mythique Big jim agent secret : tout y est !
Un contenu dense, avec des photos à n'en plus finir, le tout mis en page façon catalogue de jouets, avec quelques textes sur l'histoire des grands classiques. Je ne sais pas trop comment a été conçu ce livre… probablement le fruit d'une enquête en ligne et surtout, d'un appel à contributions car les pages sont également parsemées de photos d'époque, ou des enfants posent à côté de leurs jouets, principalement lors de réveillons de Noël… magique ! Un panorama très complet (même si un peu plus orienté garçons que filles, à mon avis) ou l'on ne trouve pas seulement les « blockbusters » mais aussi des produits un peu moins connus, un peu plus collectors, genres robots Popy ou divers jouets dérivés de séries (et non l'inverse).






Désolé pour mes photos, prises au flash, la nuit (le livre est trop grand pour rentrer dans mon scanner).
Bien entendu, cela n'est pas un billet sponsorisé. J'ai trouvé ce livre tout seul et je me le suis payé, avec plaisir d'ailleurs. Merci aux auteurs Sebastien Carletti et Vincent Dubost pour cette somme.