Les apologistes de la baffe

Troublé par les commentaires et que j'ai pu lire sur l'histoire du prof qui à « giflé » un élève qui l'avait insulté dans un collège de Berlaimont, dans le Nord de la France (n'oubliez pas de lire à la fin de ce billet qui comporte une transcription des faits pour comprendre ce que la presse qualifie de simple « gifle »). Notamment dans les commentaires de ce pourtant très bon billet de Maître Eolas.
Proscrit par la loi, je pensais (naïvement sans doute) que la châtiment corporel était en voie de disparition dans les mœurs. Et bien non. Choc des cultures, je découvre avec effarement les apologistes de la baffe. Nombreux, de tous âges, la fleur au fusil, chacun y va de sa petite expérience de torgnole bien méritée reçue dans l'enfance. Héritage culturel qu'il ne faudra d'ailleurs pas hésiter à transmettre à la prochaine génération, parce que parait-il, elle en a bien besoin. Et pourquoi pas un petit coup de Kärcher pendant qu'on y est ? N’empêche que frapper et surtout humilier publiquement un gamin de 11 ans à cause d'une insulte, ou pour n'importe quelle autre motif d'ailleurs, je trouve cela désolant. Je peux comprendre que l'enseignant ait eu un moment de faiblesse (qu'il a lui même reconnu) ; je peux comprendre que l'on critique l'intervention de la justice dans les affaires scolaire, pourquoi pas… Mais je comprends beaucoup moins le fait de justifier l'acte de l'enseignant, avec le recul dont nous disposons, derrière le prétexte de la taloche socio-éducative. D'ailleurs, je n'imagine même pas ce que serait devenue cette affaire si au lieu de porter plainte, le père (gendarme) avait frappé l'enseignant à son tour devant tous ses élèves. Enfin, il faut se remettre dans l'esprit de nos 11 ans pour se souvenir de l'impact psychologique que peut avoir une telle humiliation, infligée devant ses camarades. Un prof dispose d'une palette de possibilités pour sanctionner une insulte (conseil de discipline, exclusion temporaire, blâme, punition, convocation des parents) alors qu'un enfant est désarmé devant un adulte qui « pête les plombs », pour reprendre l'expression de l'accusé, judicieusement dénoncée par Maître Eolas.


Quelques extraits de commentaires, par ordre chronologique, pour que vous compreniez bien d’où vient mon billet (mise à jour samedi matin, 2 février) :

Une fessée est bien plus instructive qu'une colle ou qu'une de ces "punitions" débiles.

Personnellement, j'aurais été à la place du prof, j'aurais peut-être présenté mes excuses au gamin... et assurément foutu une baffe à son père.

Quelle est la leçon apprise par l'élève? Jusqu'à preuve du contraire, il peut insulter un prof sans conséquence, si ce n'est de savoir le pousser à bout et de provoquer l'ire de son père.

Ayant des enfants, je peux aisément comprendre l'attitude d'un professeur excédé par un élève peut- être particulièrement mal élevé , même fils de gendarme et à qui on ne refuse rien

Deux questions:
- Le professeur peut il encore porter plainte pour outrage?
- Le père peut il dénoncer son fils pour outrage au professeur?

Au train ou vont les choses, la prof demandera sa mutation et les élèves deviendront rmiste/feront des petits boulots/dealer de drogue (en lisant le blog de Devine il y a de quoi déprimer)

Que dire d'une école qui pratiquait les châtiments corporels ? A-t-elle créé des générations de détraqués, d'élèves traumatisés qui deviendront par la suite des criminels en puissance ? A l'évidence, non.

Personnellement, j'aurais été à la place du gamin, je serais rentré à la maison et mes parents m'en auraient redonné une paire, de gifles, et ils auraient été devant le prof pour s'excuser et lui faire part de leur honte quant à mon comportement. Je suis pas sûr non plus que le papa gendarme en question ait tenu un tel discours à son fils.

De mon temps, si je prenais une baffe par un enseignant et que j'allais me plaindre à mes parents, j'en recevais une deuxième.

Eolas ne doit pas avoir d'enfants pour avoir cette position aussi tranchée sur les fessées.

J'ai moi-même reçu de mes parents quand j'étais jeune de bonnes claques cinglantes, et pourtant je me sens aujourd'hui parfaitement équilibré.

Vous pouvez vraiment que le prof a "traîné" l'élève par le col hors de la classe en intimant à ses élèves de la boucler sur ce qui venait se passer ?
Vous êtes hallucinant.
(Grâce à vous, la presse à scandale a encore de beaux jours devant elle, merci pour eux !)
[commentaire à mon intention]

C'est bien beau d'interdire la fessée ou les claques mais vous ne proposez rien en échange : vous allez me dire "le dialogue". Mais ca ne marche pas Maître ! Avez-vous des enfants?

Un conseil, soyez réaliste, pardonnez à votre prof (car le non pardon vous mine de l'intérieur), remettez vous de votre baffe et dites vous, bon c'est vrai que je m'en suis pris une, mais que d'un autre côté les miettes ont dûes être nettoyées par quelqu'un et arrêtez de prendre l'époque actuelle comme bien mieux que celle d'avant.

Et avant de délirer sur les vertus de la mièvrerie, on peut s'interroger. Je n'ai moi même dans toute ma scolarité jamais insulté un professeur, mieux encore, jamais dans toute ma scolarité, je n'ai vu un élève insulter un enseignant.

J'ai moi-même reçu de mes parents quand j'étais jeune de bonnes claques cinglantes, et pourtant je me sens aujourd'hui parfaitement équilibré. Je vais même jusqu'à dire que je trouve mon éducation tout à fait excellente au regard du comportement de nombre de mes camarades, même dans le milieu de la faculté (je ne suis pas sûr que ceux qui crient sur le prof depuis le fond de l'amphi aient reçu beaucoup de taloches dans leur jeunesse), et je ne parle même pas des collèges difficiles où enseignent mes parents.



Important : voila ce que la plupart des journaux appellent une « gifle » :

« Pour le procureur d'Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy, « cette garde à vue se justifiait » : « L'élève a d'abord été plaqué contre le mur et soulevé du sol ; ensuite, il y a eu la gifle. Et ce professeur l'a ensuite traîné dans la classe pour le forcer à écrire une lettre d'excuses. Au-delà de la gifle, il y a eu une vraie scène de violence. » Par ailleurs, selon le magistrat, l'enseignant a reconnu une dépendance à l'alcool, qui n'avait jusque-là jamais eu d'incidence sur son travail. » (extrait d'un article du Parisien).

Cet autre article est encore plus précis sur les faits : « Mais revenons à ce fameux lundi que retrace le procureur Bernard Beffy. L'enseignant veut déplacer des tables pour favoriser le travail en groupe de sa classe de sixième. Arrivé devant l'une d'elles, il balaye d'un revers de main les affaires d'un élève. « Pourquoi monsieur avoir fait cela ? », objecte alors le collégien qui se voit plaqué contre un mur. « Connard », répond l'enfant. Le mot de trop pour l'enseignant qui le gifle violemment sur la joue gauche, le traîne par le pull jusqu'à son bureau et lui fait, dans une salle proche, rédiger une lettre d'excuses. Puis revient avec l'enfant et dit à toute la classe : « La parenthèse est fermée vous n'en parlez à personne. » Comme si, pour ce professeur, l'incident était clos. Réglé. On en est loin. Deux fillettes, au bord des larmes, prennent le chemin de l'infirmerie. Elles sont choquées. Tout revient aux oreilles de la principale du collège. » (extrait d'un article paru dans La voix du Nord)

La grande majorité des autres journaux n'évoque qu'une gifle, sans donner les détails distillés par le procureur. Ce qui peut sous entendre une disproportion entre la traduction en justice et l'acte supposé. Soit les journaux n'ont fait que relayer la dépêche AFP sans aller plus loin, soit le procureur a un trouble de la personnalité, soit la notion de « gifle » reste à redéfinir…


PS : Au même moment où je publiais ce billet, Rue 89 ne se prive pas de suivre la tendance générale : « Sur les blogs: un bien grand bruit pour une si petite claque »

PS 2 : le titre de cet article du Nouvel Obs est tout aussi symptomatique : « Nord: l'élève giflé par un professeur sanctionné à son tour » . Je rappelle à ces messieurs que l'élève a déjà été « sanctionné » puisqu'il a été frappé et humilié devant sa classe pour son insulte, ce qui est déjà fort cher payé. N'en déplaise à Xavier Darcos qui n'a pas hésité à imposer en bonus 3 jours d'exclusion à l'élève pour préserver sa cote d'opinion.

Commentaires

1 Par ben, le 02/02/08, 10:58

Ouinon faut voir le contexte. Un prof qui ne se fait pas respecter et très vite « grillé » par les élèves. À mon époque les profs avaient des étiquettes presque à vie ; j'imagine que dans le nord avec la précarité, le climat tropicale et le niveau de vie, c'est le bonheur dans tous les foyers !
Tu parles de punitions alternatives, certains élèves ne font pas les punitions genre copier 100 fois « je ne dois pas insulter... », certaines écoles limitent le nombre de colles (manque de places) - de plus ton école primaire et celle d'aujourd'hui se sont dégradées dans la qualité.
Je ne pense pas qu'une gifle soit humiliant pour un enfant de 11 ans, au collège, je me souviens qu'un ami cancre était mis « au coin », je crois qu'il en pensait rien.

2 Par Ouinon, le 02/02/08, 11:06

Ben tu n'as pas lu la fin du billet ? ;-)
Sinon, même s'il ne s'était s'agit que d'une simple gifle (dans ce cas, j'imagine que le père n'aurait d'ailleurs pas porté plainte), il y avait toujours la possibilité de faire passer l'élève devant un conseil de discipline. À 11 ans (le gosse était encore en primaire il y a quelques mois), ce n'est pas rien un conseil de discipline et les sanctions qui s'en suivent généralement (exclusion temporaire par exemple). Tu me diras qu'une baffe ce n'est pas rien non plus mais à mon avis, sans même parler de l'aspect moral ou judiciaire qui s'y rapporte, c'est trop. De toute façon, pour ce qui concerne ce fait divers, il ne s'agit pas d'une simple claque mais plutôt d'une raclée incontrôlée.

3 Par OsK, le 02/02/08, 23:16

Euh... là pour le coup je suis assez déçu par votre sens pourtant si affûté habituellement du rebond exagératoire:

«Et pourquoi pas un petit coup de Kärcher pendant qu'on y est ?» Lis-je à mon grand étonnement...
Les mots ont un sens monsieur (elle est tellement belle cette phrase... Forcément il faut être un inepte comme notre monarque pour que ça fasse son effet mais c'est devenu ma punchline)
Dans le contexte j'ignore même si je dois vous expliquer en quoi ces choses sont différentes pour moi, cet espèce de généralisation de la racaille, cet esprit de réaction à base la mord moi le talion, et la défense du châtiment corporel modéré.

Quand même, après votre article je reste peu convaincu que l'école doit se libérer de toutes ses antiques disciplines codifiées. Par exemple les lignes à copier même si elles me les ont passablement peu brisé puisque je ne les ai presque jamais faites sont une solution assez radicale, mais je pense effectivement que dans sa version longue la baffe est d'une autre teneur

4 Par Ouinon, le 03/02/08, 10:11

Bon, pour la gifle (définition littérale), vous la tolérez, ok. Ce n'est pas votre droit (puisque d'un point de vue pénal, c'est interdit – au même titre que frapper un autre adulte d'ailleurs) mais c'est votre avis et celui de beaucoup d'autres. Soit.

Le coup du Kärcher est audacieux, voir limite, et j'avoue une part de provocation dans son emploi. Pourquoi ? Parce qu'il me semble qu'à travers les allusions du genre « les jeunes d'aujourd'hui sont plus mal éduqués qu'autrefois » ou « il n'y a plus de respect », c'est à demi-mots, et en premier lieu, les jeunes impliqués dans le la délinquance en banlieues et autres faits divers liés aux violences à l'école qui sont visés (les plus mis en avant par les médias ces dernières années), tout comme c'était le cas avec le Kärcher. Bref, le Kärcher n'était pas là pour la raclée proprement dite mais pour dénoncer la stigmatisation à la va vite des jeunes. Ma phrase dans son contexte : « Héritage culturel qu'il ne faudra d'ailleurs pas hésiter à transmettre à la prochaine génération, parce que parait-il, elle en a bien besoin. Et pourquoi pas un petit coup de Kärcher pendant qu'on y est ? ».
Maladroit ou passable, chacun aura son avis mais en tout cas, j'ai donné mes explications. C'est un glissade contrôlée.

Pour en revenir au fond, j'ai l'impression qu'avec ce fait divers, ceux qui cautionnent l'acte de ce prof ont voulu à leur tour voulu gifler avec des mots tous ces jeunes que les médias nous décrivent perpétuellement (depuis le début de la télévision ? depuis l'apparition de la presse ?) comme violents, mal éduqués, irrespectueux.
Et pour cause puisque nous ne connaissons pas la personnalité du gosse qui s'est fait frapper. C'est peut-être un gamin qui durant sa scolarité a peut-être toujours été tout aussi exemplaire que son professeur l'a été durant sa carrière, nous ne savons pas. En attendant, mieux vaut imaginer que c'était un salaud de fils de gendarme qui la méritait bien, ça donne « bonne » conscience. Le procureur, qui a déféré le prof pour violence aggravée sur mineur (ce n'est pas rien) après aveux, sait tout, lui.

Attention, je ne suis pas spécialement pour que le prof soit révoqué ou se prenne 30 000 euros d'amende, hein… Je ne suis pas juge mais vu la sur-médiatisation qui a déjà dû faire beaucoup de dégâts chez les protagonistes, il me semble qu'un simple rappel à l'ordre sans peine, ni amende mais avec une mise à l'épreuve assortie d'un minimum de suivi psychologique me conviendrait. Dans ce billet, c'est avant tout l'apologie de la baffe que je dénonce, pas le prof. À la rigueur, j'ai plus parlé de l'affaire dans les commentaires que dans le billet.

5 Par Juliette, le 03/02/08, 17:01

Niveau humiliation, je pense qu'il y a pire que de recevoir une gifle devant ses camarades. Au contraire, même si je ne connais pas l'élève concerné, je me dis que c'est plutôt le genre de choses dont on se vante, de nos jours. "Ouais, j'suis tellement rebelle que mon prof m'a foutu une claque"... C'est triste, mais c'est un peu comme ça, non ? (ou alors les choses ont changé depuis que j'ai quitté le lycée) A la limite, une fessée, le pantalon baissé, je dis pas, mais une gifle... J'ai connu pire humiliation, en cours de natation, à 14 ans, avec des trucs gonflables autour des bras et une ceinture de flotteurs. Hum hum..

6 Par Ouinon, le 03/02/08, 18:39

C'est sûr, il y a toujours pire. Sauf que le gosse à 11 ans. C’est à dire qu'avec un redoublement, il aurait pu être en école primaire – je le précise pour que chacun puisse se remettre en mémoire la fragilité physique et psychologique que l'on peut avoir à cet âge, qui ne correspond même pas au début de l'adolescence.
De plus, il n'a pas reçu qu'une gifle (voir la fin du billet).

7 Par emilise, le 03/02/08, 19:18

A propos du conseil de discipline, je doute fort qu'on y envoie un élève pour une insulte à un prof. Le mot d'ordre de nos jours est "de ne pas faire de vagues". Et avant le conseil de discipline, il faut en passer par le Conseil de vie scolaire (réunion de profs auquel l'élève n'est pas forcément présent). Bref, la sanction est longue à venir.
Lorsqu'on voit les moyens d'action des enseignants face à la violence des jeunes, il y a de quoi perdre patience, et même plus.

8 Par Ouinon, le 03/02/08, 20:00

Et quel est le moyen d'action des enfants face à la violence des adultes ?

Attention, je n'ai jamais dit qu'enseigner est un métier facile. À travers les divers débats que j'ai pu lire sur ce fait divers je n'ai d'ailleurs lu aucune critique sur le métier d'enseignant. Le stress, la difficulté physique, la confrontation à l'autre est l'apanage de bon nombre de métiers tout aussi difficiles. Qu'on soit plombier, hôtesse d'accueil, footballer, policier, nourrice ou présentateur de Télématin, sur l'ensemble d'une carrière des insultes peuvent éventuellement fuser mais porter un coup à un collaborateur ou un client, entraine au moins une mise à pied, si ce n'est un licenciement immédiat. Malgré mon billet, je ne souhaite pourtant pas cela au prof. Mais qu'on laisse au moins l'apologie de la violence au vestiaire.

9 Par Leren, le 04/02/08, 09:41

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Une lecture indispensable.
Bonne lecture

10 Par opago, le 04/02/08, 21:40

Lamentable, ce professeur est lamentable!!!!! Non seulement je l'aurait fait faire la garde à vue , mais de 72 heures!!! mais de plus je ne le laisserai plus jamais exercer !!!!!
Un prof soul, violent, maniaque, humilliant et mechant , qui voudrait d'un prof comme ça ??. Le pire c'est que le syndicat des prof c'est un lobby, personne ne peut dire ni faire quoi que ce soit contre eux! (on ne peut faire ni des reformes, aucun changement, rien) quelle chance le gamin que son père est gendarme, lorsque mes enfants se font humilier devant d'autres élèves , et d'autres élèves devant mes enfants ,on ne peut rien y faire.... tous les jours les professeurs se croient au dessus des lois...ne croyez pas que ce sont des pauvres professeurs démunis, comme ils dissent , fasse à des "terribles gamins" , je sais de quoi je vous parle, je travaille dans l'enseignement.......

11 Par Ouinon, le 04/02/08, 22:38

Ça reste quand même un cas exceptionnel. Je pense qu'il ne faut pas généraliser dans un sens comme dans l'autre. Tous les profs ne frappent pas leurs élèves, tous les fils de gendarmes ne sont pas des petites cons, tous les enfants n'insultent pas leur prof.

Attention, concernant le taux d'alcoolémie, d'après ce que j'ai lu, le prof a avoué des problèmes d'alcool mais uniquement en dehors de son service. Son taux était certes positif lors de l'arrestation mais il avait bu 2 verres entre le moment ou il est rentré chez lui et le moment ou la police est venue l'arrêter. Ce que l'on peut comprendre vu ce qui venait de se passer. À relativiser, donc.

12 Par OsK, le 06/02/08, 21:29

Ah Juliette vous semblez n'avoir pas lu la fin du billet ça n'est pas d'une malheureuse baffe dont nous traitons comme un geste qui part et qu'on ne peut retenir, là c'est une attitude délibérément violente.

13 Par toto, le 13/07/08, 00:20

Les châtiments corporels sont interdits depuis 150 ans à l'école (c'est à dire bien avant l'école laïque, gratuite, obligatoire)... qui l'eut cru ?
Bien souvent, on perle d'une école d'autrefois, fantasmée qui n'a pas existé (ainsi aussi le test de lecture après guerre était uniquement sur la lecture à voix haute et aucunement sur la compréhension). Je renvoie pour lecture au nouveau "dictionnaire de Pédagogie" signé F. BUISSON 1911.

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