Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /htdocs/public/www/ecrire/tools/xemb/XEmb_Cache.class.php on line 124 Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /htdocs/public/www/ecrire/tools/xemb/XEmb_Cache.class.php:124) in /htdocs/public/www/index.php on line 49 Mes commentaires ailleurs - novembre 2010 - Ouinon.net

Commentaire / La chasse aux trolls s'organise

Sur le blog de Slate "Work in Progress' :

Le fond du problème, à mon avis, c’est que ces journalistes professionnels n’ont pas besoin d’avoir des commentaires sur leurs articles. Je parierais même que les commentaires les dérangent plus qu’autre chose. Les journalistes ont une journée de 8 heures pour produire du contenu et n’ont que rarement le temps de lire tous ces messages, et encore moins de discuter consciencieusement avec leurs lecteurs, qu’ils soient trolls ou non. Contrairement à un blog traditionnel, dans lequel l’auteur prend le temps d’échanger en commentaires, créant ainsi un rapport qui est tout autre avec ses lecteurs — et ce, quel que soit les sujets abordés, quelle que soit l’importance du lectorat, et sans même passer par le moindre système de modération ou de notation des commentaires. Il n’y a qu’à voir comment se débrouillent des Maître Eolas ou Laurent Gloaguen pour s’en convaincre. Les trolls ? On ne les voit même pas. Sur un blog, les commentaires sont en vérité des fils de discussion. Sur un site de presse, ils sont en réalité des courriers de lecteurs, avec toutes les doléances, le parasitage et les coups de gueule que cela comporte lorsqu’un individu s’adresse à une entité abstraite, à une marque.

Et pourtant, les sites de presse s’obstinent à garder la possibilité de commenter, pourquoi donc ? L’alibi est connu : « les commentaires permettent de corriger un article, de le compléter, de l’enrichir » sauf qu’en réalité, mis part quelques rares exceptions, il n’en est rien. Il parait même que « du journalisme sur le Web sans interaction avec l’audience, ce serait comme une profiterole sans chocolat fondu. Cela n’aurait aucun intérêt. » mais vous en connaissez beaucoup, vous, des journalistes web qui ont l’habitude d’interagir avec leur audience ? Pas tant que ça. Le simple fait d’employer des community managers pour gérer les commentaires en est déjà symptomatique.

M’est avis que les sites de presse conservent cette fonction embarrassante pour fidéliser une partie des lecteurs acharnés qui lisent ou rédigent quotidiennement ces commentaires (préserver un sans-blanc de communauté en somme — façon forum, mais en papier mâché), et ainsi de flatter quelques stats permettant de meilleurs revenus.

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NDLR : ce commentaire, envoyé hier vers à 1 heure, fut publié après modération aujourd'hui vers 14 h, en même temps que les huit autres commentaires suivants. Le courrier des lecteurs, je vous dis !