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Commentaire / Top 10 des artistes incompris du football international, autrement appelés « boucher »

Sur Topito :

Oh, les footballers bourrins, mes préférés ! Merci !

Ne vous méprenez pas, en vérité, ces joueurs sont de grands enfants emplis de tendresse, avec une grande sensibilité et un petit cœur tout mou qui bat derrière cette carapace de brutalité. Ainsi, dans le privé, Van Bommel adore faire du scrapbooking déguisé en petite fille ; tandis que Vinnie Jones s'adonnait régulièrement à la danse classique en cachette, entre un passage au pub et un autre au poste de police.

En France, on avait aussi quelques spécialistes comme Di Meco. Une pute de première sur le terrain. Heureusement qu'ado j'étais pour l'OM, du coup ça me faisait plutôt marrer. Le voir lever les mains à chaque faute avec un air d'enfant battu pour plaider son innocence à l'arbitre pendant que les ralentis nous montraient pourquoi le joueur qui pleurait au sol allait vraisemblablement devoir faire une petite pose dans sa carrière. tout l'art de s'en tirer avec un carton jaune qui, à l'époque, ne valait pas grand chose.

SoFoot a souvent publié des portraits de bourrins trashy anglais des années 70-80, qui ne rechignaient pas à jouer bourrés, en plus de leur agressivité naturelle et des habituelles injections de testostérone. Dans le numéro de ce mois-ci, dans un registre plus contemporain, il y a d'ailleurs un petit article sur Roy Keane, cité ci-dessus par Bob, qui raconte comment l'irlandais a mis un terme à la carrière d'un joueur norvégien insolent, en lui ruinant délibérément la jambe, 2 minutes après le coup d'envoi d'un match revanche. Émouvant.
À propos de came, je me rappelle aussi d'une phrase de Pascal Olmetta qui racontait au hasard d'une interview qu'à une époque, il était tellement défoncé par les produits excitants qu'on lui administrait avant match, qu'il lui était déjà arrivé de briser des portes de vestiaires à coup de pied, juste avant de rentrer sur le terrain.

Les allemands à moustache-nuques-longues des années 80, eux, étaient plus méticuleux. Ils ne pratiquaient pas l'art du découpage au hasard. Il fallait du résultat derrière, il fallait que ce soit rationnel. Savoir tailler au bon endroit, au bon moment : des jardiniers, en somme. Quelle idée aussi de filer tout seul vers la cage dont Schumacher était sorti, à quelques minutes de la fin d'une demie-finale de coupe du monde 82 pff… c'était de l'inconscience de la part de Battiston et il faut se mettre à la place du gardien allemand aussi…

Ah, les bouchers du foot… une tradition qui se perd ma bonne dame ! Émotion.