Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /htdocs/public/www/ecrire/tools/xemb/XEmb_Cache.class.php on line 124 Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /htdocs/public/www/ecrire/tools/xemb/XEmb_Cache.class.php:124) in /htdocs/public/www/index.php on line 49 mai 2008 - Ouinon.net

Commentaire / Un burger (ou pas), un blogueur

Chez Mr Dream :

Mais ils vont arrêter (ou pas) tous ces blogueurs (ou pas) de mettre des « ou pas » partout (ou pas) ! ;-)

[NDLR]

Les commentateurs de Roland Garros n'ont pas accès aux données de Météo France ?

C'est une question que je me pose depuis longtemps. Assez rigolo de voir ramer les journalistes qui commentent à la télévision quand il se met à pleuvoir et que les matchs du tournoi sont arrêtés. « À mon avis, ça ne va pas durer très longtemps » ; « Ça va peut être reprendre dans quelques minutes » ; « Restez avec nous, au cas ou la météo s'améliore » ; « Ah, ils mettent la bâche, ça veut dire qu'on en a pour au moins vingt minutes » ; « Bon ben on va quand même vous passer un épisode d'Arabesque mais juste après, on revient et il y a des super matchs alors restez avec nous ».

La météo n'est pas vraiment un domaine ou je m'y connais particulièrement mais il me semble qu'aujourd'hui, les prévisions de Météo France sont très fiables sur les prochaines heures, non ? J'ai beaucoup de mal à croire que les rédactions de France Télévision et les organisateurs du tournoi n'y aient pas accès.
Remarquez, pour ce qui concerne la journée d'aujourd'hui, ça ne doit pas être simple car il est sensé pleuvoir dans toute la France, sauf à Paris ! (prévisions pour ce soir, 20 h — la météo géographiquement ciblée sur les 3 prochaines heures n'est dispo que sur abonnement)



Design graphique et tarifs

Vu sur le blog Artbook, une publication des tarifs sensés être pratiqués dans les milieux du design graphique, de la photo et de l'illustration. Cette grille de tarifs a été originalement publiée dans le magazine Créanum et dans le Guide du graphiste indépendant. La voici :



En temps que graphic designer, je ne suis absolument pas contre la publication des tarifs de la profession, bien au contraire.
Il y a eu plusieurs initiatives dont la plus emblématique fut celle du défunt Syndicat national des graphistes (SNG) dans les années 90. Tous les tarifs y étaient judicieusement décomposés en 4 postes :
– Recherches, premiers projets (je livre 2 ou 3 pistes graphiques à mon commanditaire) ;
– mise au point du projet retenu (remarques, ajustements par rapport au contenu) ;
– réalisation technique (éxé, suivi de fabrication éventuel) ;
– droits d'auteurs (pourcentage à ajouter en rapport avec le tirage, la durée et la couverture géographique de la diffusion : locale, nationale ou mondiale).

Quelle que soit la commande à chiffrer, ce découpage proposé par le SNG est à mes yeux la méthode tarification la plus crédible. Je me suis permis de mettre en ligne une copie PDF de cette grille. Le SNG n'existe plus, cette grille à plus de 10 ans et elle ne prend pas en compte les métiers du numérique. Mais je pense qu'elle reste intéressante. (9 pages, 3 Mo)

Quelques années après la dissolution du SNG, c'est l'Alliance française des designers qui a pris le relai des grilles tarifaires « officielles », au début des années 2000. Également Designers interactifs qui avait publié une grille tarifaire suite à une enquête. Pour ce qui concerne Créanum, il me semble que ce n'est pas la première fois qu'ils publient ce genre de grille (tous les ans ?).
Toutes ces grilles ont leurs qualités et leurs défauts, je ne vais pas m'attarder sur chacune mais je voudrais juste signaler qu'elles ne sont ou n'étaient accessibles qu'après une adhésion préalable. Ce qui signifie très peu de visibilité pour les commanditaires, pour les gens qui cherchent à travailler avec des designers et qui sont quand même les premiers à convaincre. Les graphistes qui se sont déjà trouvés face à un client qui souhaite la réalisation d'un 92 pages pour 300 € maxi sauront de quoi je parle.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut retenir 2 choses importantes :
• de manière générale, le design est peu reconnu en France. Beaucoup de décideurs ne comprennent pas son intérêt pour une entreprise et ne parlons pas du grand public. C'est un peu la 5e roue du carrosse, le secteur ou tout le monde décide, sauf les designers. « Le président aimerait bien un dauphin comme logo parce qu'il aime bien les dauphins » ; « je voudrais quelque chose de jeune et dynamique » ; « le directeur marketing régional préfèrerait que le logo soit 3 fois plus grand » ; « 3000 € pour un logo dessiné sur un A4 en un quart d'heure, n'est-ce pas un peu cher ? » ; « trop culturel, nos cibles sont les ouvriers de base » ; « le directeur part au ski demain et ce serait bien s'il vous pouviez lui mettre en page sa brochure de 40 pages pour 18 heures car il souhaiterait la corriger dans le train » ; « le neveux du patron connaît Photoshop, il a fait notre logo, c'est pas mal non ? » ; etc. (les cas cités sont tous inspirés de faits réels, si, si ;-)
• les métiers du design, graphique en particulier, ont subit une grave crise dans la première moitié des années 2000. Avant l'éclatement de la bulle internet, beaucoup de jeunes se sont engouffrés dans la filière du webdesign sur simple maitrise des logiciels. C'était la fameuse culture Start up. Après l'éclatement de la bulle, beaucoup des ces webdesigners se sont reconvertis tant bien que mal dans le design graphique plus généraliste. Parallèlement, pour répondre à cette demande qui s'est accrue brutalement, des dizaines d'écoles privées à formations courtes se sont créées. Aujourd'hui encore, il sort à mon avis beaucoup plus de designers (graphique, web et même objet) qu'il n'y a de travail mais la crise est moins importante qu'il y a quelques années ou les forums spécialisés étaient envahis de chômeurs dépressifs qui venaient demander les formalité pour se mettre en freelances ;-) De ces années noires, reste de grandes disparités de salaires, de culture du design et de spécialités.
Voila pour le contexte, histoire que ceux qui ne sont pas de la profession comprennent bien ce billet, qui s'adresse aussi à eux. Car finalement, ce sont les non designers qui font travailler les designers.

Revenons-en au problème des tarifs.
Je trouve que la grille publiée par Créanum comporte des incohérences qui sont assez symptomatiques de l'image du design en France. J'aimerais en discuter dans ce billet car je trouve que c'est aussi une bonne occasion d'apporter quelques infos sur le métier. Je vais m'attarder principalement sur les parties « graphisme print » et « honoraires / jour » car ce sont celles que je connais le mieux (je pourrais également parler de webdesign, mais j'aurais moins à dire en ce qui me concerne).

Les brochures :

On apprend dans cette grille tarifaire qu'une brochure institutionnelle coûte 7000 €, qu'une brochure de 16 pages coute entre 700 et 2500 €… et qu'un catalogue pour un « artiste / festival » coute de 3000 à 9000 €. Je passe sur les incohérence d'énoncé (combien de page la brochure institutionnelle ? ; la brochure de 16 pages est annoncé entre 700 et 2500 € alors que son prix à la page l'est entre 35 et 100 € ; qu'est-ce qu'un catalogue pour un artiste ?).
Un forfait ne peut pas s'établir comme ça, par rapport à un type de support, à la thématique du contenu et l'importance d'un client. Le nombre de pages est à prendre en compte mais cela dépend également de tout un tas de problèmes : mise en page basée sur une charte existante ou à créer totalement ? combien de propositions graphiques pour valider la créa ? Le contenu texte et image est-il clean ou encore susceptible d'être modifié ? textes en Français ou en Russe ? la complexité de la fabrication ? les conditions de travail ? rapport au tarif journalier ? les droits d'auteur ?
Indiquer un tarif de 7000 € pour une brochure institutionnelle, ça ne veut rien dire. Si tout est pré maché et qu'il ne reste plus qu'a poser du texte validé en suivant une charte, ça peut prendre 2 jours. Si tout est à concevoir et que le texte demande 1 mois de correction avec de multiples validations après mise en page, ça peut prendre un mois.

Les CD audio :

De 300 à 1500 € pour un petit label et de 3000 à 4000 € pour une major, alors que le travail est le même. J'aime ce côté humanitaire des designers, c'est beau :-) Le prix du disque est-il moins cher les pour petits graphistes que pour les vedettes de la profession ?

Flyer :

0 à 1600 €. Où l'on apprend que ceux qui paient 1600 € (ou plus) se font entuber. Faites vous rembourser au plus vite, vous pouvez l'avoir gratos :-) Ou passez par le carton d'invitation (chiffré à 350 €), ça vous fera moins cher (le prix de la traduction entre le mot « flyer » et « carton d'invitation » sans doute ;-)

Image de marque :

La conception d'une image de marque forme un tout entre le marketing et l'identité visuelle (sans la prod – dans « image de marque », on parle juste de la partie conception… enfin je crois, puisque de toute façon, ce n'est pas quelque chose qui peut se facturer en un seul bloc). Donc oui, ça peut être à bas prix comme ça peut couter plusieurs centaines de milliers d'euros, selon la complexité du marché ou évolue la marque, le nombre d'intervenants, les outils (étude statistique préalable, planches tendances, panel, etc.), les objectifs de l'entreprise ou du produit.

Jaquette de DVD :

300 € annoncés ! Pas intérêt à y passer 3 jours ;-)

Livre :

De 4,5 à 7,5 euros la page. Un livre de 200 pages, c'est à dire déjà un bon pavé couterait 1 500 €, c'est à dire 3 fois moins qu'une « plaquette entreprise » (annoncée à 4 500 €). Je pense que tout le monde sait ce qu'est un livre : ce peut être un roman avec du texte au kilomètre (qu'il faut savoir régler) mais ce peut aussi être un gros bouquin techniques avec des schémas, des photos, du texte, une fab complexe, etc. Je pense que je n'ai pas besoin d'argumenter plus que ça.

Les logos :

Un sujet épineux, qui prête souvent à confusion pour les néophytes ou pour les commanditaires.
Tout d'abord, un logo ne se livre jamais seul. On parle plus volontiers d'un système d'identité visuelle (qui inclue un logo parmi d'autres éléments qui la constituent). L'identité visuelle doit pouvoir se décliner sur tous les supports de communication d'une entreprise. Par exemple, La poste, ce n'est pas qu'un logo. C'est aussi la couleur jaune, le choix de la typo utilisée sur les supports, les déclinaisons de mise en page de ces éléments selon les contraintes économiques, fonctionnelles et artistiques propres à chaque support, du stylo à l'uniforme des facteurs, en passant par les sites internet et les différents types d'enseignes. Cela est aussi valable pour une petite entreprise, même s'il y a moins de supports (en général, le minimum est une entête de lettre et une carte de visite). On ne livre jamais un logo seul, sur un CD. Il faut concevoir la manière dont se décline l'identité sur chaque support à travers un document qui accompagne le logo et que l'on appelle une charte graphique.
Ensuite, ce n'est pas une question de petite, moyenne ou grosse entreprise mais tout simplement de la quantité et de complexité des supports sur lesquels cette entreprise à besoin qu'on lui décline son identité visuelle. Si La poste à 1 500 supports à décliner, forcément la charte sera bien plus complexe que si c'est pour une boulangerie avec simplement une enseigne et des cartes de visites. Et puis il faut concevoir tout cela de façon à ce que la production des supports puisse rentrer dans l'enveloppe budgétaire du commanditaire -> travail de devisage préalable, de suivi de fab, de gestion de projet, de conseil. S'ajoute à cela les droits d'auteurs qui eux, sont calculés selon la diffusion de la marque. Tout cela est assez complexe mais dans tous les cas, il faut résonner en nombre de supports et non en importance de l'entreprise. On ne fait pas de tarif à la tête du client.

Rapport annuel :

Encore une fois, selon la quantité, la complexité du contenu et le process, un rapport annuel peut prendre entre 10 jours et plusieurs semaines de travail. Indiquer une fourchette qui va de 3000 à 4000 € me parait très limité. Je dirais plutôt entre 4 000 et 50 000 €.

Honoraires / jour des freelances :

Pas grand chose à dire, si ce n'est qu'ils ne sont pas seulement dépendant de ses compétences mais également du volume de travail de chacun. Si vous êtes « DA indépendant » à 1 500 €/j et qu'à ce tarif là, vos clients ne vous font bosser que 3 jours par an, ça n'a pas grand intérêt. À l'inverse, si vous êtes à 300 € et que vous avez du boulot par dessus la tête, vous pouvez vous permettre d'augmenter vos prestations. La loi de l'offre et de la demande, quoi.
J'aimerais également en profiter pour évoquer les termes utilisés, notamment entre graphiste et directeur artistique. Il y a quelques années, de Pierre Bernard au petit stagiaire chargé de stabiliser les tracés à la plume, tout le monde était graphiste (en gros). Aujourd'hui, les agences de communication se sont calquées sur le modèle des agences de publicité en hiérarchisant à maximum les professions liées à la création graphique. Ainsi, selon les agences, on trouve des infographistes, des éxés, des graphistes, des maquettistes, des directeurs artistiques et des directeurs de création. À force de hiérarchiser, dans le design numérique, on trouve même quelques excentricités comme les architectes de l'information et les ergonomes (deux compétences que sont sensés maitriser des designers dignes de ce nom). On ne sait plus trop qui fait quoi. Je trouve même assez troublant que les freelances se soient calqués sur cette hiérarchisation liées à l'organisation salariale et au management. Directeur (artistique) indépendant, c'est bizarre je trouve. Personnellement, j'essaie tant bien que mal (pas toujours car il faut quand même que les interlocuteurs puissent me comprendre !) d'appeler mon métier le design. La partie graphique du design pour ce qui me concerne (d'autant que je ne fais pas que du « print » mais aussi de la signalétique, du numérique et de la direction de projet parfois). « Graphic design », c'est d'ailleurs comme cela que les anglophones appellent le graphisme. J'aime bien ce terme universel qu'est le design, dommage qu'en France, il est trop souvent assimilé au design de produits uniquement.

Voila. Je termine en précisant que le but de ce billet n'est pas de casser l'initiative de CréaNum mais au contraire, de faire en sorte que la prochaine édition soit meilleure. Il en va de l'intérêt de beaucoup de professionnels.

Les bêtises que j'écris

J'écris trop vite et je lis trop vite. Je lis beaucoup mais je ne prends pas assez le temps. J'ai ce rapport là avec l'écriture et la lecture depuis toujours. Par exemple, j'ai toujours été incapable d'écrire lentement, c'est à dire de m'appliquer, avec un stylo plus de 10 minutes (pas la patience), ce qui fait que j'ai une écriture manuscrite illisible.
Malheureusement pour moi, cela ne s'arrête pas à la graphie manuscrite. La relecture de mes textes est également trop rapide et je ne vois une partie des fautes et maladresses, issues d'un premier jet déjà trop rapidement envoyé, qu'après publication. Pire, lorsque je lis les textes des autres, notamment sur les blogs, il m'arrive carrément de zapper des phrases entières sans y prêter attention. Je pense que je suis déjà en train de penser à ce que je vais répondre alors que je n'ai pas fini de lire et ma concentration, déjà entamée par mon côté speed, en prend un coup fatal. Parfois, le commentaire qui fait suite à cette mauvaise lecture est à côté de la plaque (et si on y ajoute les fautes, je peux facilement passer pour un benêt !).

Cela m'est encore arrivé ce weekend, chez Narvic, sur le billet intitulé Comment mesurer l'influence d'un blog. Un article qui fait référence à un autre article de François Guillot sur le blog Internet & opinion. Pour résumer, François à fait une petite étude expérimentale qui compare « l'opinion relative » des blogs et des sites de presse. Son expérimentation est basée sur un rapport nombre d'abonnés RSS/volume de publication. Du coup, je ramène ma fraise chez Narvic pour préciser les limites du nombre d'abonnés RSS (notons que contrairement à mes habitudes qui consistent à commenter la source, j'ai posté un commentaire chez Narvic plutôt que chez François car le billet de ce dernier date de 10 jours, donc un peu tard pour y réagir directement). Sauf que François avait déjà évoqué cette limite de la donnée RSS dans son billet d'origine, passage que j'avais vraisemblablement zappé… Résultat : commentaire à côté de la plaque ou je répète en plus long et en plus mal écrit ce qui est déjà écrit dans le billet auquel je fais référence.
Pour aller au bout, tout fiérot d'avoir écrit un commentaire long et argumenté sur un sujet qui m'intéresse, je relaie ce commentaires ici dans la colonne dédiée. Ridicule.

Ce genre d'incartade m'arrive assez régulièrement. Si j'ajoute à cela ma couche de connerie « naturelle » liée au manque de vérification des sources et tout simplement au manque de connaissance, je dois en être à une production annuelle de 10 % de billets et de commentaires débiles (+ les fautes !). Ce serait peut être un peu présomptueux de conclure en affirmant que je m'efforce constamment de réduire ce taux mais en tout cas, sachez qu'avec un peu de recul, je suis bien conscient de la plupart de mes dérapages.

Commentaire / Comment mesurer l’influence d’un blog ?

Chez Narvic :

1er commentaire :

Par rapport au billet de Internet et Opinion, le problème du nombre de suiveurs RSS, c’est que les outils de suivi RSS sont très majoritairement utilisés par les lecteurs familiers des outils informatiques. Par conséquent, cette donnée a un impact différent selon la thématique des supports, c’est à dire selon les différents types de lecteurs (pour interpréter les différents mesures d’un site net, il est à mon avis important d’identifier au préalable les grandes familles de lecteurs qui parcourent le net). Par exemple, un support orienté Hi-tech ou actu internet, lu en grande partie par des pros du net, des geeks et des informaticiens expérimentés, sera plus suivi par RSS qu’un blog de cuisine lu par des mères de familles peu familières des applis internet un peu bizarroïdes. Un témoignage très concret, qui tombe à pic : alors que ma compagne lit des dizaines de « blogs de nanas » assidûment depuis un an, elle ne s’est décidée à utiliser Google Reader que depuis… hier soir. Et ce n’est pourtant pas faute de lui avoir fait la pub de cet outil ! D’ailleurs, la grande majorité de mes amis qui lisent des blogs n’utilisent pas de lecteurs RSS.

De plus, je pense qu’il y a une différence entre les sites qu’on lit et les sites qu’on suit. Personnellement, il y a des sites dont je lis quasiment tous les articles, et sur lesquels je peux revenir plusieurs fois par jour pour suivre les commentaires (parfois au moins aussi intéressant que les billets) et puis des sites dont je survole le contenu presque exclusivement par RSS, pour être sûr de ne rien rater d’important. Et même à l’intérieur des flux RSS, il y a des sites sur lesquels il faut cliquer pour lire l’intégralité de l’article et d’autres ou tout est affiché, et qui ne nécessitent donc pas de visite, ce qui brouille le rapport visites/lecteurs, en terme de mesure. Rapport visites/lecteurs qui en prend déjà un sacré coup avec les techniques de référencement qui amènent un grand nombre de « pseudos lecteurs » arrivés directement sur des pages via des moteurs de recherche à cause d’un mot-clef qui dans 90 % des cas, n’a rien à voir avec la recherche, contrairement aux liens recommandés de sites à sites (mais les mesures de liens ont d’autres défauts, sinon ce serait trop facile ;-) – position du billet dans lequel est le lien sur la home du blog, position du lien dans le billet, lien déjà cliqué ailleurs ou non par les lecteurs, façon dont le lien est présenté, etc.)

Enfin, pour ce qui concerne la mesure d’audience des sites francophones, Médiamétrie publie une étude mensuelle, avec nombre de visites et durées moyennes des visites (Seuls les affiliés sont mesurés, mais ça donne déjà une bonne idée)


------
Réponse de Narvic :

tu as raison de souligner que finalement, la mesure de l’audience est une chose bien difficile sur internet, a fortiori la mesure de l’influence, et mes propres outils - imparfaits - me donnent tous des résultats très différents.
C’est pourtant un enjeu de fond, puisque la pub semble être pour le moment le seul mode de rémunération des contenus (bien entendu, je ne parle pas des blogs sans pub ;-) )


------
2e commetaire, qui complète le 1er :

Il faut différencier plusieurs types de publicités :

• Pour la publicité traditionnelle par bannières, le nombre visiteurs, de pages vues et les durées de consultation peuvent suffire (les régies ont les chiffres de leurs sites affiliés). Ensuite, on va au nombre de clics sur une bannière et on peut aller jusqu’au taux de transformation, c’est à dire les lecteurs qui ont cliqué sur la bannière et qui ont acheté un produit par ce lien.

• Pour la publicité par influence (opération marketing, billets sponsorisés, viral, événements RP, infiltration, etc.) c’est beaucoup plus compliqué en terme de mesures car les mécanismes de diffusion sont complexes et l’on ne peut se contenter des stats certifiées de chaque site affilié, aussi précises et complètes soit elles. Identifier les « nœuds » d’influence, les rapports thématiques, les flux de lecteurs (éviter qu’une « opé » soit publiée en même temps sur 50 sites lus par les mêmes lecteurs, alors que pour des bannières, c'est moins gênant), identifier et fidéliser les sites qui accèptent de servir le buzz et ceux qui le refusent (ne pas envoyer un communiqué chez Embruns par exemple ;-). Et ensuite, mesurer tant bien que mal les retombées pour les clients, en tirer les enseignements (valables au cas par cas, sinon, encore une fois, ce serait trop facile) et corriger la fois d’après pour faire mieux, si un cas de communication similaire se reproduit.
. . .
Hors publicité, et c’est en grande partie ce qui m’intéresse dans les diverses expérimentations de méthodes de mesures et de représentation que je rencontre sur le net, il y a l’aspect utile pour les lecteurs : aider les lecteurs à s’y retrouver sur les diverses communautés en ligne, les aider à trouver des portes d’entrée qui leur correspondent, à identifier les thématiques qui s’offrent à eux, leur montrer « là ou ça bouge », ce qui est nouveau, etc. Car le lecteur à ceci de particulier qu’il se moque généralement de l’audience ;-) À ce sujet, beaucoup (de blogueurs) voient dans le classement Wikio une mesure de bites mensuelle alors que moi j’y vois une classification thématique intéressante, avec un bonne chance d’y découvrir de nouveaux blogs chaque mois (même si l’algorithme de classement n’est pas – et ne peut pas être – parfait). Je ne dois pas être normal… ou au contraire, peut être que je suis justement un lecteur effrontément banal, va savoir ! ;-)


[NDLR : Pour mes quelques fidèles : désolé, j'ai déjà parlé de cela plusieurs fois sur ce blog, c'est plus fort que moi ;-) ]

Des cartes géographiques recyclées en articles de papeterie




Il y a quelques semaines, mon fils a reçu une lettre d'une de ses arrières grands mères maternelle. Une fois vide, le papa s'est jeté sur l'enveloppe, a poussé quelques râles d'étonnement, l'a plaqué contre une vitre éclairée, s'est assis avec un sourire en coin : l'enveloppe était fabriquée à partir d'une carte d'état major (au 25000e) allemande repliée et collée sur l'envers. L'amateur de cartographie que je suis est ravi par cette initiative de la marque Direktrecycling qui a conçu ces enveloppes.

Après les premiers émois (et surtout, une succession de charrettes côté boulot), je me suis décidé aujourd'hui à pister la marque sur le net et ai découvert toute une gamme de produits conçus sur ce même principe. Bloc notes, enveloppes à tous formats, sacs et même des boîtes, fabriquées entièrement à partir de cartes géographiques refaçonnées ! Un aperçu de quelques produits sur la boutique en ligne Un bureau sur la Terre. Notons que les prix sont largement accessible. Je viens de me commander pour près de 100 € de fournitures (comme un con, j'ai payé avec ma carte bancaire personnelle au lieu de payer avec la carte de mon compte pro, ce qui fait que je peux m'asseoir sur la TVA… grrr).

S'il y a des amateurs de carto qui passent par ici, je pense que ces produits pourraient les intéresser. Bien entendu, la démarche est on-ne-peut-plus respectueuse de l'environnement puisque le papier est utilisé en recyclage direct, sans aucun traitement autre que le façonnage : ce sont des vraies cartes qui sont pliées pour former des enveloppes.

Ci-dessous un bloc note et une boîte produits par Direktrecycling :


Le clip « Stress » du groupe Justice me rappelle « Auteuil Neuilly Passy » des Inconnus



Allez, je vais participer à un bon gros buzz bien gras comme on les aime, et écrire le 150e billet dédié au clip du Groupe Justice intitulé « Stress », réalisé par Romain Gavras. Un clip indiffusable à la télé, créé pour le buzz internet et qui fait donc… du buzz. Et vendre des disques, bien entendu.
À propos des banlieues, je ne vais pas réécrire ce que j'ai déjà écrit dans ce billet notamment, mais pour faire court et racoleur, ce clip me rappelle dans l'excès inverse celui des Inconnus intitulé « Auteuil Neuilly Passy ». Et oui, la banlieue vue par les « Versaillais », c'est finalement encore plus drôle que le 16e vu par les prolos. Merci messieurs les producteurs, vous qui êtes à peu près les seuls à vous faire encore du pognon sur le dos des banlieues à travers la musique, les films d'action et les séries à deux francs pendant que les assos locales galèrent à maximum sur le terrain pour réhabiliter l'image des jeunes qui vivent les discriminations au quotidien, précisément à cause de ce genre de clip. Une production « engagée » décidément bien plus efficace pour faire du chiffre d'affaire que pour défendre la cause.

Si vous avez encore un peu de temps à perdre, lire également le communiqué du groupe. Un communiqué tardif qui dénonce une odieuse « récupération » de ce clip. Personnellement, le clip et le FN, je m'en fout un peu. Ce qui me choque, c'est la récupération de toute une population pour promouvoir un simple groupe de musique. Dans ces conditions, ne pas s'étonner si le message confus et maladroit est interprété comme il se doit, c'est à dire n'importe comment.

PS : bon, sinon au niveau de la réalisation, de l'émotion et de la musique, je le trouve plutôt bien fait ce clip mais c'est le sens qui me dérange.

Le lieutenant Masson a posté un commentaire !



Bon, en fait, le lieutenant Masson est lieutenant-colonel, mais comme les fans le connaissent sous le nom « lieutenant Masson » (« Lieutenant c'est mon prénom, vous pouvez m'appeler par mon prénom » ;-), j'ai biaisé le titre.
Le lieutenant-colonel Masson est le personnage principal du fameux reportage sur la formation des CRS intitulé « Les combattants de l’ordre » dont j'ai « parlé » il y a quelques mois dans ce billet, avec quelques extraits audio et vidéo.

Et donc, lundi, le formateur CRS le plus célèbre de France a posté un sympathique commentaire sous le billet qui lui était en grande partie consacré.

Il faut savoir que lieutenant-colonel Masson est un mythe pour moi. Il y a dix ans, j'ai auto-produit en l'espace d'une nuit, un CD audio enregistré au dictaphone avec les meilleurs extraits du reportage, que je distribuait gratuitement dans mon école dès le lendemain matin. Je fais parti des quelques grands malades qui connaissent par cœur les meilleurs passages de ce film sur la formation des CRS, du « Ya un problème les gars » (en croquant dans une pomme au milieu des gaz lacrymo), jusqu'au « quand je vois une vieille dame se faire agresser, ça me fait quelque chose » (un jeune aspirant lors d'un entretien), en passant par le cultissime « Vous êtes là parce que c'est l'aventure les mecs. Ya pas de routine. Ya pas 'tiens, qu'est-ce que je vais manger ce soir, qu'est ce que la grosse elle va m'avoir préparé' ». Je suis également l'un des grands spécialistes mondiaux de l'imitation vocale du lieutenant-colonel — et par conséquent de Jean-Pierre Marielle puisque les voix sont proches. Bref, je suis un fan et la plupart de mes amis le sont aussi.
Et nous ne sommes visiblement pas seuls puisque « lieutenant Masson » fait parti des principales requêtes qui mènent les googlistes à ce blog. J'ai même reçu un mail d'un autre fan qui souhaitait ouvrir un groupe Facebook dédié à notre moustachu bien aimé.
Gloire à ce blog, donc, d'avoir pu recueillir ce commentaire, ou l'on apprend notamment que le lieutenant-colonel a démissionné :


---
Amusant de vous lire. Amusant de voir, 12 ans après le tournage (et oui... février-mars 1996) que mes outrances de l'époque font encore parler. Amusant de voir combien ont pris les choses au premier degré, combien au second, et si peu au nième.
Ne vous inquiétez pas, le politiquement correct veille depuis longtemps et les syndicats de police ont su mettre fin à ces errances (non mais quoi, c'est vrai : on peut faire les choses de la police -enfin bon, des C.R.S.- de tous les jours, mais on n'a pas le droit de les montrer) en me faisant muter au Service de Coopération Internationale de Police pour ... faire la même chose dans le monde entier en y vantant le "modèle français de maintien de l'ordre". Et croyez moi, du Royaume-Uni à la Russie en passant par le Japon, le Maroc, l'Afrique du Sud et d'autres, ça se vent bien.
Jusqu'au jour où j'en ai eu marre de bosser pour une administration qui devrait être au dessus de tout soupçon mais en est bien loin.
J'ai démissionné, je suis un mercenaire de la formation.

J'espère que la morale de l'histoire vous plait.

Prenez soin de vous

Au fait : Marielle était déjà mon surnom en école de police en 1985. Bien vu :o)

P.S. J'en veux un peu à Stéphane d'avoir tronqué les "bonus" du DVD, ce qui rend incompréhensible des cours de 2 heures sur la psychologie de la foule ou la nature du stress

P.P.S. Oui, je sais, faut des jeux et du pain pour nourrir les foules, mais quand même, où sont passés les 40 heures de cours théoriques. Ca passe mal à l'écran ? O.K. alors on s'en fout.

---

Merci monsieur Masson pour ce message ;-)